Mardi 29 octobre 2 29 /10 /Oct 15:23

Note du 29 octobre 2013: je remonte en première page cet article puisque ce gouvernement commence à paniquer face à la vindicte populaire...

 

 

Pour l' IRC, il est pourtant simple de bâtir un système fiscal rééquilibré si l'approche des gouvernants est républicaine, à l'exemple de nombre de pays de l'Est l'ayant fait efficacement après la chute de l'Union soviétique ou à celui de la Norvège alors que nos "élites" organisent plutôt l'insolvabilité de l'Etat par leurs pratiques de collusion d'intérêts et de sabordage en règle. De nos jours l'essentiel des ressources de l'Etat français repose encore sur la TVA qui pèse le plus lourd dans la balance (126Md en 2010), l' impôt sur le revenu (48Md), l' impôt sur les sociétés (34Md), la TIPP (14Md)...

 

Dans un système classique, rien que pour stabiliser la dette publique à un niveau élevé de 80% du PIB, il faudrait d'ores et déjà augmenter de 1,5 point le taux de prélèvement obligatoire. Pour la réduire, il faudrait augmenter la pression fiscale d'au moins 4 points... Bien sûr, si le gouvernement parvenait à faire passer la croissance de 2 à 2,5% voire 3%, ce seraient 15 à 20Md de recettes supplémentaires, mais il s'agirait d'une performance en elle-même difficile à atteindre (à -0,1% de PIB correspond une perte de 1,8Md de recettes), qui plus est certainement insuffisante compte-tenu du volume de la dette publique!

 

A l'invers, ayant anticipé depuis des années entre autres la dégradation de la note de la France, donc la perte de son triple A, l'IRC propose l'emploi d'un système de monétisation de notre dette publique sur projets francophones pour sa résorption totale, un système d'autant plus efficace qu'il serait lié à la sortie de l'UE et au retour au Franc (cf Partie 1). De fait, la sortie du surendettement doit être une priorité absolue puisque la croissance économique ne sera plus jamais comparable à celle des trente glorieuses.Le taux de prélèvement par l'Etat devrait aussi être ramené aux alentours de 35% du PIB sur 10 ans, ce taux correspondant en effet à la dernière période de prospérité de notre pays...

 

 

1- La première mesure fiscale consiste donc à recouvrer notre souveraineté, à sortir de l'UE, et à récupérer notre monnaie le Franc! Plus globalement, il s'agit de retrouver une marge de manoeuvre, un élément capital pour l'abaissement du niveau de prélèvements en France... Cette mesure est en corrélation directe avec l'application du système de monétisation de la dette publique française sur projets francophones défendu par l'IRC.

 

 

2- Dans la foulée, en luttant contre le jeu des intérêts cumulés (sur la dette publique), l'IRC envisage purement et simplement de rendre aux Français leur impôt sur le revenu, hors les cotisations sociales et patronale!

 

En effet, quand les Français (19 millions, autant d'électeurs!) paient leur impôt sur le revenu pour rembourser au final les seuls intérêts de la dette publique, ils ne font que cautionner un système de spoliation pure et simple, tout accroissement de la dette publique générant (près de 15 points de PIB entre fin 2007 et fin 2009) des charges d’intérêts supplémentaires (en l'occurence de 10 milliards d’euros)... Le coût annuel des seuls intérêts versés sur les emprunts lancés chaque semaine de Bercy s’élève en effet à 45,4Md d’euros et sera de 56Md en 2013. Comme le retour à la souveraineté monétaire permet largement de mettre un terme à cette situation, alors que ces montants sont comparables à ceux de l'impôt sur le revenu (48Md), la conclusion apparaît logique! De plus 50% des Français ne payent déjà pas cet impôt...

 

 

3- La progressivité (de l'impôt sur le revenu) que nous défendions auparavant pourrait donc ne concerner que les actifs financiers, le patrimoine foncier et immobilier, après une refonte totale, Car la situation actuelle pose fondamentalement problème, sans parler des fraudes et de l'évasion fiscale.

 

Celui-ci serait d'ailleurs en cohérence avec la réforme territoriale que nous envisageons, les collectivités locales ne disposant guère plus que d'un levier fiscal sur ce patrimoine foncier.

 

-Les 50% des Français les plus modestes, gagnent 1 000 à 2200 euros de revenu brut par mois, pour un taux effectif d’imposition s’étageant entre 41% et 48%, avec une moyenne de 45%.

-Les 40% suivants dans la pyramide des revenus, gagnent entre 2 300 et 5 100 euros par mois, pour un taux d'imposition de 48% à 50% .

-Les 5% des revenus les plus élevés (gagnant plus de 6 900 euros) et surtout du 1% le plus riche (gagnant plus de 14 000 euros), connaissent un taux effectif d’imposition ne dépassant guère les 35%.

-Pour le 0,1% des Français les plus aisés (50 000 personnes sur 50 millions), le taux d’imposition est en moyenne de 25 % .

 

On a de fait offert une véritable prime à l'actionnariat car moins de 15% des revenus financiers réels se retrouvent dans la base d’impositionSur les quelque 170 milliards d’euros d’intérêts et de dividendes reçus chaque année par les ménages (40 milliards d’intérêts, 70 milliards de dividendes, 50 milliards de produits financiers crédités et recapitalisés sur les contrats d’assurance-vie), moins de 20 milliards se retrouvent dans les déclarations de revenus!

 

 

4- En conséquence, le fonctionnement de l'administration fiscale serait modifié.

En effet, la faible efficacité du contrôle des agents du fisc est avèrée pour partie parce que les effectifs cumulés des services des impôts et du trésor, après leur fusion en 2007, ont diminué de 14% en neuf ans. Est en cause également le code des impôts qui exige des échanges de courrier avec les contribuables concernés, par exemple avant d'évaluer les biens immobiliers, ce qui ralentit les procédures. Avec les premières mesures proposées, on déduit globalement qu'il faut affecter l'ensemble des personnels au seul contrôle fiscal portant sur les revenus financiers, les revenus du patrimoine comme sur les entreprises. En parallèle, la lutte contre la fraude doit être renforcée et ne pas déboucher sur une amnistie de fait en l'absence de poursuites pénales après transmission des dossiers à la Commission des infractions fiscales  , comme on l'a connue sur le dossier « suisse » (3000 dossiers).

 

Le prélèvement à la source sera systématiquement privilégié.

 

 

5- Nous préciserions l'affectation des ressources dans le budget de l'Etat

 

Il nous apparaît comme foncièrement malsain d'organiser un système d'imposition des Français sans lisibilité quant à l'utilisation finale des ressources perçues. Cette situation concerne notamment la gestion de la protection sociale. De plus, la présentation du budget de l'Etat aux Français ne comportera plus de poste budgétaire aux contours mal définis... (addenda: la TIPP-TVA rapporte 25Md par an qui auraient pu être affectés à la transition énergétique)

 

 

6- Nous organiserions une hausse de la TVA pour accélérer le rythme de désendettement de la France et des collectivités locales, sur trois taux différenciés:

-7% ce taux minimal concernerait les productions alimentaires purement françaises comme les biens culturels (livres, disques... les services n'étant pas concernés).

-14% ce taux intermédiaire concernerait le secteur du bâtiment, l'achat des matériaux, y compris pour les professionnels, l'importance du travail an noir amputant par trop les ressources publiques. Une compensation directe serait liée à l'importance des investissements menés par l'Etat, directs (logement social) ou indirects (travaux d'isolation du bâti préexistant).

-21% ce taux maximal serait appliqué à tous les autres secteurs d'activité.

 

La lisibilité et le caractère inclusif (pesant sur l'ensemble de la population) sont ainsi des critères républicains rarement mis en avant par nos « élites », aussi la TVA n'est-elle pas si injuste que cela... Et même si les plus démunis voit une large part de leurs revenus amputés par ce système, le taux des dépenses contraintes étant passé de 50 à 75% depuis 2001, bien d'autres critères entrent en fait en ligne de compte, comme le mode de consommation mais surtout l'ouverture de perspectives de croissance (cf dossier guyanais)! Ainsi, une réponse spécifique peut toutefois être trouvée concernant les besoins fondamentaux de chacun comme on le mesure avec l'application du taux minimal de TVA sur les dépenses alimentaires, un programme ambitieux de construction de logements sociaux, la politique énergétique etc... Il faut aussi relever que le taux maximal au Danemark est à 25%, donc que ce système pourrait très bien être aligné dessus avec des taux de 8, 16 et 24% si nécessaire!

 

 

6'- une fiscalité énergétique

La TISRE (taxe intérieure sur les ressources énergétiques) est cruciale pour le traitement d'une problématique spécifique car elle doit permettre pour la France les anticipations et les investissements les plus lourds face à la pénurie de ressources notamment pétrolières, tout en produisant un effet de lissage dans le temps par rapport à une hausse inéluctable du prix du pétrole, du fioul et des carburants, tout en ne déstabilisant pas plus les entreprises dont souvent le modèle économique est vacillant aujourd'hui... C'est un élément déterminant de notre stratégie de sortie de l'économie pétrolière abordée en Partie 2 (avec un prix plafond pour le carburant à 1.50€/L). Ce type d' impôt étant décrit par E.Schueller comme «le plus juste de tous»...

 

D'autres problématiques à caractère social pourraient faire l'objet de mesures fiscales spécifiques, de type CSG. Ces taxes seraient augmentées en parallèle de la rationnalisation des systèmes redistributifs (Sécurité sociale...) jusqu'à leur équilibre budgétaire, la mise en oeuvre de la monétisation de notre dette publique sur projets francophones, le retour à notre souveraineté monétaire.... Il ne s'agit que d'un système de taxes somme toute annexe à la hausse de la TVA.

 

 

7- Un système combinant quotas d'importations et TVA compensatoire (ex "sociale")  serait mis en oeuvre

 

Une ouverture sans limites de nos frontières provoque trop de dégâts pour notre tissu économique et nos équilibres budgétaires et commerciaux. Ainsi, au-delà du taux maximal de TVA, le système de quotas d'importation et la TVA compensatoire (4ème taux) frapperaient les produits de l'UE puis extérieure à l'Europe, tout en tenant compte des pays qui sont nos voisins hors l'UE, comme de nos partenaires francophones!

 

Théoriquement faute de barrières douanières, l'Union européenne n'ayant même plus de marché commun, notre système tiendrait compte du différentiel de niveau de développement, du niveau de protection sociale des diverses zones d'échanges économiques comme de leur coût salarial en rapport avec les gains de productivité obtenus grâce à la robotisation y compris dans le monde développé (Japon)Cependant comme analysé plus haut, l' IRC considère la sortie de l'Union européenne, ouverte à tous les vents mauvais, comme une des premières mesures à prendre pour la défense de nos intérêts vitaux...

 

Relevons d'ailleurs que si le différentiel de coût salarial entre grandes zones économiques est par trop important, quand on mentionne seulement la concurrence de l'Asie (15 à 20 moins chère), on occulte généralement le continent africain (50 fois moins chère...), la dernière zone au monde de pression à la baisse sur les salaires. L'IRC ne commet pas cette faute, le système actuel européiste étant foncièrement nocif pour bien plus d'une génération de jeunes Français! De fait pour l'IRC, poser la question du développement de l'Afrique, c'est à l'échelle de la planète couper plus rapidement la trajectoire aux adeptes du moins-disant salarial: la justice sociale qu'on peut rendre aux Français sur plusieurs générations passe ainsi par un débordement du cadre national pour trouver des solutions viables, l'Afrique représentant pour la France et les Français une opportunité majeure à plus d'un titre comme nous l'avons démontré en Partie 1 avec notre projet francophone. Il s'agirait donc d'un système fiscal complexe (de compensations commerciales) à l'image des relations que noue directement la France à l'échelle de la planète, supposant une renégociation de la France à l'OMC pour des échanges commerciaux plus justes.

 

Les négociations internationales devront également concerner le dispositif du « bénéfice mondial » qui voit les grands groupes (français?) échapper largement au fisc français: Total a ainsi versé récemment 1,2Md au fisc, soit moins de 10% de son bénéfice!

 

Evidemment à une autre échelle, celle qui concerne l'impôt sur les sociétés, nous tiendrions compte du fait que la réalité de l’imposition est différente de celle affichée par les taux nominaux (taux du barème de l’impôt sur le revenu, taux de l’impôt sur les sociétés).

-taux implicite de 28% pour les très petites entreprises (sans salarié)

-taux implicite à 13 % pour les grandes entreprises (plus de 2 000 salariés),

-taux implicite à 8 % en moyenne pour les sociétés du CAC 40.

En clair, nos gouvernants ont offert à certains acteurs ultra-minoritaires la possibilité de se ménager de véritables rentes de situation au détriment du bien commun! Un système fiscal républicain ne peut s'accomoder de telles divergences de traitement et doit viser une certaine convergence, probablement à un taux implicite entre 20 et 25%.

 

Toute la politique d'allègements fiscaux doit donc être révisée de fond en comble, sur le fond et la forme21Md d'allégements de charge dont bénéficient les entreprises sur les bas salaires et jusqu'à 172Md par an pour l'ensemble des dispositifs de soutien économique représentent un coût non négligeable pour les finances publiques, jusqu'à la destabilisation de l'Etat français, surtout quand leurs effets économiques ne sont même pas évalués. De plus, si l'on considère avec l'IRC que l'Etat central ne doit intervenir qu'à bon escient sur un plan économique (Etat stratège), une telle manière de procéder n'aura plus lieu d'être! En ce sens, réduire la partie patronale des cotisations sociales pour en faire (de manière marginale) profiter les salariés via une hausse de TVA sur l'ensemble des taux n'a aucun sens vu l'ensemble des propositions fiscales de l'IRC...

 

On sait aussi que les grands groupes ont mis au point un dispositif d'évasion fiscale, le système de prix de transfert, qui pèse 60% du commerce mondial... On mesure alors encore plus l'inanité d'un projet institutionnel européen (UE) bâti sur les directives de la Table ronde des industriels européens, sans rapport avec les intérêts de l'immense majorité des acteurs économiques de notre pays. Le monde diplomatique vient ainsi d'avancer le chiffre d'un salarié sur quatorze en France travaillant pour l'économie d'exportation! De fait, la publication du chiffre d'affaires des grandes firmes, de leur profit  et du montant des impôts pour chaque pays, comme un embargo sur les paradis fiscaux permettraient rapidement de mettre un terme à ces dérives.

 

 

Notre système fiscal vise une autre forme d'équilibre d'essence républicaine, d'abord au niveau macro-économique. Il en est d'emblée beaucoup plus simple et cohérent!

 

 

Sur un plan plus général, alors que nous clôturons par la-même une série de publications programmatiques, l'IRC souhaite que les Français prennent conscience que le pacte républicain est depuis trop longtemps menacé, qu'ils se constituent alors en forces politiques pour être en mesure de contraindre les futurs gouvernants à apporter les changements politiques profonds et durables au bénéfice de notre pays, par le renouvellement d'une partie importante du personnel politique et technocratique en place actuellement, à défaut par une présence permanente sur l'échiquier politique en assumant leur rôle de citoyens par un contrôle en temps réel.

 

Ils n'obtiendront rien sans rien...

 

 

Le 16 janvier 2012,

Le Conseil National de l'IRC

 

Courriel de l'IRC: samuel.dezanneau@laposte.net

Portable 06-71-55-63-78

 

Publié dans : 1-Contre la crise économique!
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Vendredi 19 juillet 5 19 /07 /Juil 20:31

Suite aux exactions commises sur Paris envers des touristes, puis à Bretigny et à Trappes, je remonte ce texte publié il y a deux ans et demi...  avant la dégradation lente mais pour l'instant inéluctable  de l'image de notre pays hors de nos frontières et l'altération de nos capacités à organiser un sursaut, compte-tenu de la politique appliqué globalement. Rien de nouveau depuis le passage de témoin entre Sarkozy et Hollande...

 

Car comme dans une course d'orientation, l'angle choisi au départ est déterminantHollande n'est pas un stratège au service du pays, ceci on peut l'affirmer au bout d'un an de mandat!

 

 

Emeutes de 2005-décryptage!

 

En 2005, après les émeutes de Clichy-sous-Bois, il était flagrant que toute la politique de sécurité menée par Sarkozy en tant que Ministre de l'Intérieur ne déboucherait que sur un chaos généralisé.

 

1-Il y a eu des morts, contrairement aux dénégations de N.Sarkozy.

2-Il y a eu des blessés, plus de cent parmi les forces de l’ordre.

3-Des Français se sont constitués en milices pour protéger leurs biens, ce qui montrait la gravité de la situation. Les jeunes émeutiers ne sont heureusement pas allés au contact, car dans le cas contraire il y aurait eu déclenchement d' une guerre civile clairement à leur détriment.

4-Lorqu'on comparait ces émeutes avec celles de Los Angeles, les Américains possèdant deux à trois armes par foyer, on mesure bien tout en raisonnant à rebours que ce n’est plus le traitement social qui assure la paix sociale en France mais le recours au «système D» et la législation plus restrictive sur les ventes d’armes!

5-Le propre d’un adulte, à fortiori d’un responsable politique ne consistait certainement pas à laisser les jeunes commettre des actes qui les laissaient justiciables derrière... dans la continuité, le propre d'un homme d'Etat, c' était de mesurer la nécessité d' une intervention rapide et efficace des forces de l'ordre sur une courte période. Cette faillite des gouvernants français a bien été relevée à l’étranger…

6-En amont du déclenchement des émeutes, Sarkosy aurait pu choisir de communiquer plus posément avec la population du quartier où s’était déroulé le 1er drame pour en circonscrire les effets. Il ne l'a pas fait loin de là, pour après coup s'inquiéter de l'entrée en scène possible et simultanée de lycéens ou d' étudiants! A relever que la multiplication des intervenants dans ces quartiers comme l'importance des moyens financiers alloués n'est pas un gage de traitement des problèmes qui s'y posent...

7-La gauche présentait ces émeutes comme n’ayant qu’un caractère surtout socio-économique, comme s'il pouvait y avoir accoutumance face à une hausse du degré de violence, face à la dégradation d'un patrimoine privé ou collectif, en insultant au passage les millions de Français en bas de l’échelle sociale qui n’ont jamais agressé qui que ce soit, jamais dégradé le bien d’autrui, sans parler de ceux qui vivent dans des départements (Cantal, Creuse) plus pauvres encore! Cela en dit long sur la faillite intellectuelle de la gauche…Les plus démunis ne font même plus partie de sa grille de lecture, il est vrai qu’ils l’ont quittée et pour cause... trop de balles dans le dos finissent par tuer!

8-Ces émeutes se sont révélées inédites dans tout le monde développé par leur ampleur, leur durée, leur extension territoriale, leur violence, leur coût économique et leur impact politique, national et international. Elles représentent au final une véritable déroute pour la classe politique française!  A fortiori puisque plusieurs spécialistes ont confirmé la possibilité de traiter la majeure partie des problèmes des banlieues sur un plan purement sécuritaire, en 6 mois...

 

Fondamentalement, l'IRC pense la France en tant que puissance, car sur un plan stratégique un pays qui n'est pas fort sur son propre territoire ne dispose guère plus de «capacité de projection»... Il en va de la crédibilité la plus élémentaire des gouvernants et la première exigence d'une communauté politique quelle qu'elle soit est bien celle de la protection (dans tous les domaines), sans laquelle les citoyens ont toute légitimité pour réclamer des comptes à leurs élites. Plus globalement, la légitimité d'un pouvoir politique repose d'abord sur sa capacité à mener un projet pour la France, la République, les Français! Une bonne gouvernance suppose donc une maitrise de la complexité, de plusieurs échiquiers nationaux puis transnationaux... Or, face à ce qui s'apparente désormais à un conflit de basse intensité, le pouvoir en place ne doit surtout jamais laisser pourrir la situation, l'invers de ce qu'ont fait nos gouvernants sur plusieurs décennies. L 'Etat doit maintenir l'ordre et s'en donner les moyens car s'il perd son monopole sur la violence armée, alors s'ensuivra un chaos généralisé dont on perçoit aujourd'hui plus que les prémices.

 

Là encore (cf-dossier sur la Défense), quels sont les buts effectivement poursuivis? Quelle est la cohérence dans la politique suivie? Quelle est la continuité dans l'action? Face à cette fuite en avant de la «représentation nationale», l'IRC constate simplement que son renouvellement est indispensable, que d'autres personnalités politiques doivent être élues pour assumer derrière les conséquences de leurs choix. Ainsi, ce petit rappel sur N.Sarkozy permettra de lever les dernières illusions chez certains...

 

N.Sarkozy, «pourfendeur de la criminalité»...

-Président de la République française, il passe régulièrement ses vacances au Maroc, une plate-forme avérée de production de cannabis, du commerce de la drogue et de l'immigration illégale.

-Il a été un des premiers hommes d'Etat européens à reconnaître l'indépendance du Kosovo, une plate-forme avérée du commerce des armes (de guerre) et de la drogue.  Depuis, a été reconnue l'implication du 1er ministre kosovar Hashim Thaçi dans un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers...

-Il a renforcé la présence de nos forces armées en Afghanistan, plate-forme de production d'héroïne, du commerce de la drogue et des armes, sans qu'il y ait lutte effective contre ces filières puisque le pouvoir afghan y est impliqué.... En matière de politique extérieure (cf-dossier sur la défense), l'IRC note d'ailleurs une droite continuité puisque Sarkozy organiserait encore la poursuite des ventes d'armes au Pakistan, même après l'attentat de Karachi, alors que ce pays détenteur d'armes nucléaires destabilise la région et sert de base arrière aux Talibans qui affrontent nos soldats en Afghanistan...

 

Son bilan pour la France est donc clairement à l'image des émeutes de Clichy-sous-Bois en 2005... mais il est aussi fondamentalement à l'image d'une classe politique qui se nourrit volontiers du chaos! Là est l'origine du malaise qui se développe de manière aussi importante au sein des forces de sécurité, désarmées sur le terrain par la classe politique puis parfois par leur hiérarchie. Pour l'IRC, quand la vision des gouvernants est républicaine, les réponses et les moyens à mettre en adéquation apparaissent évidents! Dans le cas contraire, les élites restent sur des enjeux de fric et de pouvoir en exploitant les tensions sociales jusqu' à l'extrême, au détriment des personnels appartenant à nos forces républicaines, au détriment de la République... Pourtant aucune lutte de pouvoir ne justifie des gouvernants qu'ils bafouent des principes élémentaires en matière de stratégie, que l'économie du pays coure à la ruine, que la classe moyenne soit laminée!

 

 

 

Le choix de la guerre civile!

 

Quand on privilégie une approche globale ainsi que le fait l'IRC, l'abolition des frontières, la perte de souveraineté organisée dans nombre de domaines, le pouvoir exhorbitant concédé aux multinationales et à la finance ravalent de fait les membres de notre représentation nationale au statut de simples exécutants et non pas de personnes décisionnaires. La France n'est plus gouvernée en tant qu'Etat républicain, voici la première grande escroquerie intellectuelle dans notre démocratie vacillante!

 

Au-delà des missions de sécurité consistant à protéger les biens et les personnes ou défendre le territoire français, il existe d'ailleurs une dimension plutôt occultée à tort: la protection des institutions de la République, y compris de la représentation nationale quand celle-ci faillit! Seul le peuple est souverain dans la République française, prudence d'ailleurs élémentaire du législateur d' il y a quelques décennies puisque le peuple pèse pour une majorité écrasante par rapport à ses «élites»...

 

Or, le passage en force sur le Traité de Lisbonne, au mépris du vote souverain des Français en 2005, laisse ceux-ci sans aucune garantie par rapport à leur sécurité en tant que citoyens... De fait, cet acte gravissime comme premier facteur d'insécurité, nous sort de plus de 2000 ans de civilisation du droit écrit, ruine notre culture du vivre-ensemble à l'instar de la Révocation de l'Edit de Nantes, et même pire encore (cf texte sur le traité de Maastricht)... Contrairement aux Protestants, les Français «nonistes» opposés à cette Union européenne sont majoritaires! On comprend alors pourquoi certains spécialistes de droit constitutionnel ont considéré cette manoeuvre politique comme un coup d'Etat! 

 

Autre point peut-être désolant à admettre, mais en l'absence réelle de progressivité significative des sanctions, l'abolition de la peine capitale ne profite réellement qu'aux élites tant elle ruine l'esprit de responsabilité chez celles-ci, une sorte de blanc-seing qui les amène à organiser leur impunité totale! De fait la vertu se prouve d'abord par les actes, plus qu'elle ne se proclame...

 

La situation chaotique déborde donc du cadre purement sécuritaire et touche tous les domaines... Ainsi, quand on fait basculer la société française par pans entiers vers une économie de survie, il est évident que l'instinct de survie finit par prendre le dessus et que les tensions ne peuvent que devenir extrêmes! Aussi, l'esprit de contestation qui gagne du terrain au sein de nos forces de sécurité est bien d' abord le signe d' un pouvoir bientôt aux abois. En effet, quels dirigeants, quels stratèges commettraient de telles fautes sur la durée vis-à-vis de la nation puis vis-à-vis de ces personnels qui veulent juste assurer pleinement les missions qui leur incombent dans un cadre républicain, sans qu'on joue avec leurs nerfs ou même leurs vies?

 

Seuls ceux qui par esprit maladif tiennent à se maintenir «au pouvoir» par les moyens les plus pervers, et organisent, sur une phase ultime qui absoudrait nombre d'entre eux de leurs fautes voire de leur trahison, le plus grand exutoire qui puisse être offert à la population: la guerre civile!

 

 

 

La mise à bas de la République!

 

Ils poursuivent cet objectif-là en allant encore bien plus loin avec la «politique du chiffre» qui consiste en «quotas démentiels d’interpellations et de contraventions, culture puérile du résultat, sacralisation quasi-mystique du chiffre, objectifs irréalisables à remplir et, lorsqu’ils ne sont pas atteints, baisse de la notation»…en fait un outil d'évaluation parmi bien d'autres, certainement pas l'alpha et l'omega d'une politique de sécurité, cette dernière étant d'abord un concept global!

 

Selon l'IRC autour de cette politique du chiffre, il s'agit de faire en sorte que les personnels de nos forces de sécurité apportent en fait leur contribution à un vaste mouvement d'ensemble, plus précisément qu'ils se crèvent l'échine à bâtir par eux-mêmes tout un système de paravent::

1-pour que celui-ci provoque certes de l'enfumage sur un plan médiatique (enjeu électoral),

2-masque le désengagement partiel de l'Etat sur ses missions régaliennes (enjeu lucratif),

3-entretienne la confusion (budget trop restreint pour la Justice) et une stratégie de tension permanente pour les personnels jusqu'à leur surexposition aux risques (cf-conclusion du dossier sur la Défense), et pour la population (enjeu de coercition), mais...

pour qu'avant tout celui-ci dissimule aux Français le véritable objectif sous-jacent poursuivi sans relâche par nos «élites» ces dernières décennies... la mise à bas de la République!!!  Il s'agit là d' un enjeu géostratégique touchant une large part du monde "occidental", directement lié à la construction de l'Union européenne! Très très fort... et totalement pervers! 

 

Toutefois, les policiers et gendarmes instrumentalisés au détriment de la France, de la République et des Français peuvent (encore) adhérer librement à l'IRC pour peser de manière décisive dans la balance...

 

Guerre civile plus ou moins larvée, République de façade, il s'agit bien là de deux grandes orientations choisies délibérément par la classe politique au niveau «national», en corrélation directe avec les projets néo-impérialistes de l'Union européenne (incapable de présenter des comptes certifiés!) et de sa fusion dans un vaste marché transatlantique programmé pour 2015, avec l'Otan comme fondement de notre politique étrangère ... Le passage en force sur le Traité de Lisbonne, lié à un agenda qui n'a jamais été présenté aux populations, n'avait pas d'autre finalité.

 

Ainsi, il est faux d'imaginer que nos gouvernants n'ont pratiquement pas de stratégie en matière de sécurité, simplement sur la durée celle-ci sert exclusivement les intérêts d'un patriciat face à la plèbe...

 

L'incapacité à obtenir des résultats suffisamment saillants en moins de 6 mois, dans tous les domaines (cf- Partie 1), traduit avant tout chez nos gouvernants l'absence de projet véritablement républicain pour la France et les Français. Pour l'IRC, il s'agit bien là d'une réalité totalement sordide...

 


Ainsi, très succinctement, un système néo-impérialiste, où servir la France et l'Etat républicain ne signifie plus rien, où le mercantilisme constitue la principale ligne d' horizon, voue fatalement des territoires entiers à la désagrégation (banlieues) ou à l'abandon (campagnes) voire même à l'inexploitation (Guyane) tout en veillant à les maintenir sous contrôle, tandis qu'il privilégie les enclaves les plus riches (statut spécial pour les métropoles et Paris; quelques eurorégions) et densément peuplées (tant qu'il y a des élections), tout en provoquant de fait une paupérisation massive de la société (abolition des barrières douanières, immigration) pour une répartition très inégalitaire des profits. Tout a été mis en oeuvre pour que les Français se retrouvent désarmés! Quant aux policiers et gendarmes, appartenant à des forces républicaines et sur la base de leurs statuts et missions actuels, il est logique que leur sort soit scellé à terme... Un pouvoir qui a muté, s'appuyant surtout sur les banques centrales ou d'affaires et leurs pratiques massives de blanchiment d'argent sâle, les multinationales, les acteurs de la finance, les grands groupes de médias, le contrôle d'internet, à terme sur les sociétés privées de sécurité, ce pouvoir-là ne peut plus leur réserver une place qu'en tant que forces supplétives et dévoyées... Policiers et gendarmes en ont tous les signes avant-coureurs devant les yeux!

 

le 29 Novembre 2010                                            (Tous Droits Réservés)

S.Dezanneau

Publié dans : 3-Sécurité intérieure-Défense
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Jeudi 20 juin 4 20 /06 /Juin 10:34

 

Inouï! La qualité de service de pôle-emploi sur internet est quasi-inexistante depuis le samedi 15 juin à cause d'une opération de maintenance (de sauvetage?) qui se poursuit cinq jours plus tard... 

 

Le pôle-emploi n'est pas seulement une base de données mais aussi un service d'intermédiation (filtrage) sur nombre d'offres d'emplois, les coordonnées des employeurs étant inaccessibles au prime abord.

 

Nulle mention dans la presse, peut-être par ce que cela nuirait aux opérations médiatiques de ce gouvernement de bras cassés et/ou de néo-impérialistes apatrides.

 

-Sont-ce les serveurs saturés? de demandes, ou d'offres financées sur fonds publics (mais le tout sans souveraineté monétaire)?

-Sont-ce les serveurs noyés?

-Sont-ce les personnels déjà en congés?

-Sont-ce les fonds publics mal employés?

... etc...

 

Toute la politique de ce gouvernement "en faveur du retour à la croissance" me semble résumée dans cette opération de maintenance-sauvetage-naufrage: pour les chômeurs, à peine parvenus au solstice d'été, il fait en quelque sorte déjà nuit sur l'écran...

 

 

 

 

le 20 juin 2013,

 

S.Dezanneau, Président de l'IRC

 

Addenda:

-On notera après le retour à "la normale" l'impossibilité de faire mention de sa commune d'origine dans sa recherche d'emploi, ceci sans doute pour rendre service à tous ceux dont les coûts de transport (malgré les taxes à x centaines de % du prix de base des carburants) sont totalement inexistants...

-Vendredi 21: le retour à "la normale" fut de courte durée... le pôle-emploi encore en rade pour un temps...

Publié dans : 6-Actualités
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