Nous n'avons tous aucun intérêt à nous morfondre dans l'opposition pendant 5 ans, les quelques élections intermédiaires étant d'une portée beaucoup plus négligeable que les législatives, d’où cet objectif qui passe de fait par une conquête du centre de l’échiquier politique ! Ce dernier symbolise aussi le cœur de la cible, c’est-à-dire le traitement des problèmes qui se posent au pays…
Dès le passage en force sur le Traité de lisbonne en 2008, nos parlementaires nous ont certes précipité vers la fin de la démocratie représentative. Toutefois il nous reste ces législatives pour signifier à F.Hollande qu’il s’est bel et bien placé dans les pas d’un usurpateur !
Là où DLR n’est pas représenté, l’IRC affichera un soutien aux candidats au moins favorables à la défense de notre souveraineté monétaire, au retour au Franc puisqu’il s’agit d’une base !
Tous les suffrages comme tous les liens que nous pouvons tisser entre nous sont donc extrêmement précieux pour l’organisation de notre combat politique.
Car constatons tout de même que notre adversaire F.Hollande a mis sur la table de l’Union européenne :
-la recapitalisation de la Banque européenne d’Investissement (BEI), supposant un refinancement de 1.6Md par la France, dans un total de 10Md pour le financement de 60Md d’investissements ; or, sur cette somme, à l’instar de l’année 2011, la France n’en percevrait que 5Md, moins que sa contribution nette annuelle de 7Md !
-le redéploiement de fonds structurels non dépensés, d’un montant de 80Md d’ici 2014, ce qui traduit avant tout l’irrationnalité des dispositifs de l’UE, sans parler des destinataires mis en avant par Hollande, les PME, que nous pourrions soutenir dans un cadre national, la formation des jeunes quand l’Education nationale est le premier poste budgétaire et quand les dispositifs pour l’emploi nous coûtent une fortune pour des résultats aléatoires. Le clientélisme, toujours le clientélisme et rien que le clientélisme !
-les « projects bonds », un terme anglophone masquant sous couvert de "progressisme" un financement des infrastructures, sous la fourche caudine des marchés. Le montant en jeu ? 230 millions… Pathétique !
-les taxes sur les transactions financières, à 0.1% pour les actions et obligations, 0.01% pour les produits dérivés alors que ces derniers devraient simplement être éradiqués compte tenu des dégâts qu’ils occasionnent, 90% d’entre eux faisant le jeu de la spéculation pure ! Que sont les 50Md attendus à l’échelle de l’UE quand nos économies sont destabilisées ? On le mesure depuis 2008…
En 2012, pour investir sur notre propre territoire, nous avons surtout pour l'instant des comptes à rendre à nos "partenaires"...
Quant à la mutualisation des dettes publiques grâce aux "eurobonds" mise en avant par le PS, elle exposerait la France à tous les risques de ses partenaires les plus affaiblis, dont l'Espagne et l'Italie... Dans la foulée, les engagements du MES, dispositif approuvé sans opposition réelle du PS portent sur 142Md versés par la France sur 5 ans, ce qui signifie qu’en prenant l’impôt sur le revenu comme unité de base, en considérant que ceux qui le paient aujourd’hui seront évidemment en première ligne, en considérant l’absence d’équilibre budgétaire et l’absence de croissance forte, conditions nécessaires à une stagnation des prélèvements de l'Etat sur les Français, ces contribuables paieront leur impôt sur le revenu 8 fois sur 5 ans !
Quant à la facture que provoquerait un défaut de paiement de la grèce, le coût serait de plus de 62Md pour la France, dont 20Md pour le seul Crédit agricole. Or nos grandes banques sont pour le coup surtout françaises, ce que nos compatriotes ne mesurent pas encore, même s'il reste néanmoins que le bénéfice de cette banque est de 4Md par an en France. Selon nous, ces banques doivent d'emblée être mises sous contrôle, le risque systémique qu'elles représentent annihilé, ce qui signifie bien sûr revenir sur toutes les impulsions données par le PS en matière de dérégulation depuis au moins 1984 (Loi Delors)!
Ainsi, la fuite en avant de nos « élites » risque de se poursuivre grâce à une propagande outrancière somme toute digne de la majorité précédente, sauf si lors de ces législatives un coup d’arrêt leur est porté ! En amont, nous aurions apprécié à l'IRC un grand discours de politique monétaire, économique et fiscale de Nicolas Dupont-Aignan car celui-ci aurait pris tout son sens au vu du contexte...
Le 23 mai 2012,
S .Dezanneau, Président de l’IRC
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