Mercredi 10 novembre 2010
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La France, la Francophonie contre la crise !
Introduction
Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision
globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou
partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan
militaire… De fait, la marge de manœuvre de la France demeure considérable !
Je propose donc un système de résorption de notre dette publique par adossement entre partenaires francophones, un rééquilibrage au profit de ceux-ci en Afrique (l’équivalent de 1500Md d'euros en
actifs !) et pour nous l'arrêt de l'hémorragie puis le retour à un niveau d’endettement proche de zéro (donc la supression des intérêts de la dette: autour de 40Md d’euros chaque année tout de
même). Nous pouvons traiter le problème de la dette publique dans ce cadre en moins de 10 ans, sans les problèmes provoqués par une politique traditionnelle de dévaluation massive...
Un parallèle entre la France et l'Afrique
le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 190 Md d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant
équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 270Md d'euros équivalent à treize fois les pertes
du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 4200 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il suffit en
fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation durant le mandat de N.Sarkozy qui n'avait pourtant pas fait la promesse électorale d'un appauvrissement quasi généralisé!
Ainsi, 90% de la population française perçoivent un revenu mensuel inférieur ou égal à environ 3500 euros...
En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1100 Md d’euros d’ intérêts, la dernière
émission de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant
une mise sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée!
En effet, dans le système financier actuel, le 2èm poste budgétaire de l'Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette, dit « charge de la dette », de même qu' on
constate souvent chez nos partenaires africains un service de la dette (dette principale et intérêts) écrasant! L'écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes
le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d'autres prouvant que « nos élites » réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l'immense majorité des Africains
...
Le «transfert» de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation
intensive des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA :
la reconnaissance réelle de ces monnaies suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle
n’a fondamentalement envisagé l'idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que l' Etat français ne possède plus aujourd’hui,
outils dont savent pourtant user toutes les puissances émergentes…
Il s'agit:
- d'anticiper le poids à venir de l’économie de toute l'Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique,
culturel...
-d'employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française
négociable à la fin décembre 2009 pesait 1148Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement
d'intérêts…
-de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce «transfert de la dette française», car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon
un principe de base de l’économie financière…
-de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français
contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d'ailleurs garantie de manière illimitée
par le Trésor public français, même s'il s'agirait d'abord de veiller à ce que ce soit l'esprit républicain qui anime nos gouvernants...
Au-delà de ce premier objectif de «transfert» de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…
la suppression de la dette publique française,
l'équivalent de 1500 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains
Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l'Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique
et qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent clairement sous-endetté au vu des montants qui sont les nôtres en valeur
absolue.
Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays
détiendraient ainsi à terme l’essentiel de la «dette» de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la
stabilisation de la dette française restructurée (emprunts d’Etat à «taux 0») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense
aérienne «mutualisée», protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT (obligations préplacées par exemple) émises par la France et des
emprunts de nos partenaires portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements, une création monétaire qui entrainerait systématiquement la
suppression d’ OAT françaises pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale (celle des protocoles financiers?), un principe qui revient à "monétiser" sur projet la dette française dans des pays
largement sous-endettés par rapport à nous …
En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après ou pendant le transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays
francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci???
La dette annulerait la dette!!!
Nos partenaires auraient donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, puisque la France y investirait plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon
des modalités à définir...
La dette française serait donc globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris
concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.
La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 400 Md d’euros pour chacune des zones Franc CFA et pour la zone Franc
congolais, le volume d'affaires pouvant être beaucoup plus important au final puisque les Etats ne sont pas des acteurs économiques de premier plan dans nombre de secteurs
d'activité. A noter que la masse monétaire du Franc CFA ou du Franc congolais est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités
monétaires à gérer par exemple par tranche équivalente à 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d'ailleurs ici que moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère,
pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...
Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser un système monétaire refondé des zones CFA dans un proche avenir après cette phase de
transition.
Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs
propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif!
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire
.
Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement
en porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone. Ainsi, la Francophonie est à
considérer au même niveau que l’Europe institutionnelle, la France est à penser dans un bloc non nécessairement « occidental » ou transatlantique...L'intérêt fondamental du peuple français est de rompre avec ce système inique de la dette, de l'abandon de souveraineté sur les questions
monétaires ; il converge avec celui des peuples africains notamment francophones à sortir du
sous-développement. Pour une plus grande souplesse d'action, la France doit donc parallèlement revenir au
Franc français, ne serait-ce que pour les investissements publiques, et conserver l'Euro comme monnaie commune...
Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier
international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…
S.Dezanneau (Tous
Droits Réservés- texte actualisé en janvier 2010)
Mercredi 10 novembre 2010
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la France
la Francophonie
contre la crise !!!
Introduction
A) Une approche globale en Afrique
1) premiers éléments d'appréciation
2) un partenariat stratégique avec l'Afrique
B) La dette annulera la dette
1) une initiative «PPTE» inepte
2) un parallèle entre la France et l'Afrique
3) le transfert de la «dette» française
4) la suppression de la dette publique pour la France et les Français,
l'équivalent de 1200 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains
C) Applications
1) sur l'hydroélectricité
2) sur l'agriculture
3) sur la recherche biologique
4) sur la politique maritime
Conclusion
Introduction
Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision
globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou
partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan
militaire… De fait, sur plusieurs points très précis que j’expose ici, la marge de manœuvre de la France demeure considérable !
Je propose en fait un système de résorption de notre dette publique par adossement entre partenaires francophones, un rééquilibrage au profit de ceux-ci en Afrique (l’équivalent de 1500Md d'euros
en actifs !) et pour nous l'arrêt de l'hémorragie puis le retour à un niveau d’endettement proche de zéro (donc la supression des intérêts de la dette: autour de 40Md d’euros chaque année tout de
même). Nous pouvons traiter le problème de la dette publique dans ce cadre en moins de 10 ans, sans les problèmes provoqués par une politique traditionnelle de dévaluation massive...
A) Une approche globale en Afrique
1) Premiers éléments d’appréciation
Dans l’absolu, la France en voulant éviter
des remous en Afrique risque à l’avenir d’être confrontée à des situations inextricables…De manière plus pragmatique, au-delà d’une vision strictement commerciale Nord-Sud et d’une vision
diplomatique trop traditionnelle, je démontre ici concrètement en quoi l’Afrique constitue une carte maîtresse pour la France…
a) le pic mondial d’expansion démographique
Avec le pic mondial d’expansion démographique à l’horizon 2050, nous entrons dans un siècle de transition avec des crises multiples sur les ressources en eau, alimentaires, minières etc… Ce point
est plutôt occulté alors qu’il est fondamental à prendre en compte. Il n’existe pas de secteur d’activité à négliger, pas de condescendance à avoir car nos points faibles servent les intérêts de
nos concurrents: nous perdons en effet du terrain malgré les taux de croissance économique qu’on trouve sur le continent …
b) L’effet multiplicateur pour l’investisseur averti est le plus élevé au départ car lié au différentiel initial de niveau de
développement, ce qui suppose de fait une coordination d’ensemble des investissements portant sur les (infra)structures des pays africains puis sur les filières de biens intermédiaires. Cet
effet se renforcera avec l’arrivée de nouveaux capitaux d’investissement (50Md d’aide à l’Afrique prévus en 2010) voire au retour de capitaux jusqu’alors détournés. Cette prise en compte
permettrait également de mieux répartir les risques économiques et financiers des entreprises françaises dans un contexte international tendu...
2) un partenariat stratégique avec l’Afrique
La culture de rente actuelle nous est aujourd’hui préjudiciable au niveau national comme dans nos échanges avec les PVD car cette culture est fonciérement archaïque, elle ne nous permet pas
d’être suffisamment lucides et réactifs.
a) un objectif double
Il s’agirait de créer un vaste pôle de développement et d’attractivité notamment au centre du continent africain, donc de favoriser au niveau international l’émergence de pays où les populations
sont en grande partie francophones, et en fin de compte pour la France de jouer pleinement sa partition en tant que puissance mondiale.
b) pourquoi ce choix de l’Afrique?
-La France est solidement ancrée comme puissance agricole et dotée de la plus longue expérience en matière d’hydroélectricité. Or l’Afrique dispose de ressources en eau importantes, propices
au développement de l’agriculture comme au développement de la filière hydroélectrique ; la filière « recherche biologique » est également à considérer.
-L’Afrique centrale possède aussi un atout capital, une belle marge de manoeuvre en terme de densité de population, de 5.1 hab/km2 pour le Gabon jusqu’à 36.5 hab/Km2 au maximum pour le
Cameroun. Les effets de levier des investissements sur le niveau de vie des populations y seront donc les plus forts !
-Les 77 pays ACP recevront de la CEE 21.966 milliards d’euros sur la période 2008-2013… Les IED en Afrique ont doublé de 2004 à 2006 pour atteindre 36Md avec le problème des faibles
retombées en terme d’emplois, et conflits sociaux liés au partage de la rente car ces investissements portent essentiellement sur les matières premières.
La France dispose des moyens pour changer cette situation là : il y a plus de 1000 sociétés qui ont investi en Chine et qui à terme pourraient tout aussi bien être présentes en Afrique
francophone notamment, avec à l’esprit que le continent pèsera probablement 2 milliards d’habitants à l’horizon 2050 et que le cadre de la Francophonie constitue aussi une garantie contre le
pillage de nos technologies !
Il y a une convergence d'intérêts réelle au sein du monde francophone, seuls l'aveuglement et la veulerie de certaines élites nuisent aux intérêts fondamentaux des peuples tant sur un plan
économique et culturel, que financier…
B) La dette annulera la dette !
1) une initiative «PPTE» inepte
A titre d'exemple significatif, suite au prêt contracté par la République Démocratique du Congo auprès de la Chine, Bercy avait envisagé des sanctions contre la RDC, encore à mi-route
de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) amenant à une annulation de 26Md de dollar de dette…l’Etat congolais ne pouvant normalement pas contracter d’autres prêts aux conditions du
marché. Début septembre 2007 , une centaine d’experts géologues chinois sont venus prospecter puisque les modalités de remboursement seront déterminées en fonction des actifs, une sorte de
troc...Les agences de coopération bilatérale occidentales sont complètement dépassées, prises à contre-pied, de même que le FMI et la banque mondiale…
2) Un parallèle entre la France et l'Afrique
le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 190 Md d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant
équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 270Md d'euros équivalent à treize fois les
pertes du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 4200 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il
suffit en fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation durant le mandat de N.Sarkozy qui n'avait pourtant pas fait la promesse électorale d'un appauvrissement quasi
généralisé! Ainsi, 90% de la population française perçoivent un revenu mensuel inférieur ou égal à environ 3500 euros...
En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1000 Md d’euros d’ intérêts, la dernière émission
de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant une mise
sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée!
En effet, dans le système financier actuel, le 2èm poste budgétaire de l'Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette,dit « charge de la dette », de même qu' on
constate souvent chez nos partenaires africains un service de la dette (dette principale et intérêts) écrasant! L'écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes le
rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d'autres prouvant que « nos élites » réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l'immense majorité des Africains ...
3) Le «transfert» de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation intensive
des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA : la reconnaissance réelle de ces monnaies
suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle n’a fondamentalement envisagé l'idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut
mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que l' Etat français ne possède plus pleinement aujourd’hui, outils dont savent pourtant user toutes les puissances émergentes…
Il s'agit:
- d'anticiper le poids à venir de l’économie de toute l'Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique,
culturel...
-d'employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française
négociable à la fin décembre 2009 pesait 1148 Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement
d'intérêts…
-de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce «transfert de la dette française», car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon
un principe de base de l’économie financière…
-de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français
contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d'ailleurs garantie de manière illimitée
par le Trésor public français, même s'il s'agirait d'abord de veiller à ce que ce soit l'esprit républicain qui anime nos gouvernants...
Au-delà de ce premier objectif de «transfert» de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…
4) la suppression de la dette publique française,
l'équivalent de 1500 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains
Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l'Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique et
qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent clairement sous-endetté au vu des montants qui sont les nôtres en valeur absolue...
Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays détiendraient
ainsi à terme l’essentiel de la «dette» de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la stabilisation de la dette
française restructurée (emprunts d’Etat à «taux 0») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense aérienne «mutualisée»,
protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT (obligations préplacées par exemple) émises par la France et des emprunts
de nos partenaires portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements auprès de nos entreprises, une création monétaire qui entrainerait
systématiquement la suppression d’ OAT françaises pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale (celle des protocoles financiers?), un principe qui revient à "monétiser" sur projet la dette française dans des pays largement
sous-endettés par rapport à nous …
En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après ou pendant le transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays
francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci???
La dette annulerait la dette!!!
Par exemple, la RDC aurait donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, son niveau d’endettement actuel étant de l’ordre de 26Md de dollars, puisque la France y investirait
plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon des modalités à définir...On imagine sans mal la croissance alors explosive de ce pays dont le budget de l’Etat a été porté
à seulement 3.4Md de dollars US en 2008…
La dette française serait donc globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris
concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.
La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 500 Md d’euros pour chacune des zones Franc CFA et pour la zone Franc
congolais, le volume d'affaires pouvant être beaucoup plus important au final puisque les Etats ne sont pas des acteurs économiques de premier plan dans nombre de secteurs
d'activité . A noter que la masse monétaire du Franc CFA ou du Franc congolais est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités
monétaires à gérer par exemple par tranche équivalente à 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d'ailleurs ici que moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer
la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...
Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser un système monétaire refondé des zones CFA dans un proche avenir, après cette phase de transition.
Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs
propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif!
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire .
Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement en
porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone. Ainsi, la Francophonie est à considérer au même niveau que l’Europe institutionnelle, la France est à penser
dans un bloc non nécessairement « occidental » ou transatlantique...L'intérêt fondamental du peuple français est
de rompre avec ce système inique de la dette, de l'abandon de souveraineté sur les questions monétaires ; il converge avec
celui des peuples africains notamment francophones à sortir du sous-développement. Pour une plus grande souplesse d'action, la
France doit donc parallèlement revenir au Franc français, ne serait-ce que pour les investissements publiques
et conserver l'Euro comme monnaie commune...
Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier
international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…
C) Applications
Il va de soi que la marge de manœuvre dégagée dans le cadre de la Francophonie grâce à cette politique monétaire avec nos partenaires africains permettra de relancer la croissance dès 2009,
grâce à l’édification de projets d’envergure qu'il s'agit évidemment d'aborder ici de manière très succinte.
Un des problèmes du sous-développement consiste bien en la dispersion des fonds tant sur de nombreux pays que sur les projets. Dans une logique de « campagne » et afin d’obtenir le
maximum d’effets, il faut une concentration de moyens sur un pays (ou zone), sur quelques projets coordonnés concernant notamment le secteur énergétique et l’agriculture dans un premier
temps…
1) Sur l’hydroélectricité
Il s’agit évidemment d’une condition «sine qua non» du développement économique, avec les infrastructures.L’hydroélectricité a un potentiel au niveau mondial de 15000TW contre 2300TW équipés
à l’heure actuelle...
a) l’Afrique centrale est un « verrou énergétique »
Le potentiel hydroélectrique est de 100000MW rien que pour la RDC. L’hydroélectricité est de fait un atout majeur pour intégrer la population à notre projet de coopération stratégique, en plus
des investissements dans la filière agricole, et ce de manière très symbolique ! C’est ainsi la certitude de s’ancrer dans une vision de moyen-long terme.
Il serait indispensable de développer des micro-usines de production hydroélectrique en même temps que les projets d’envergure, pour des retombées à court terme pour la population. En matière
d’hydroélectricité, la Chine a développé sur son territoire un réseau de petites centrales de 1984 à 1992 (43Tw) permettant de toucher 90 millions d’habitants…L’exemple est suffisamment
significatif sur la durée plutôt courte de la mise en place du dispositif, sur l’ampleur des populations concernées pour que je le mentionne ! Nous avons moins de 75 millions d’habitants sur
les trois pays RDC, Congo-brazza et République centrafricaine, moins de 15 hors la RDC ...
b) EDF pourrait y jouer un rôle primordial
Ce marché est évalué à 200Md de dollars minimum à investir d’ici 2030 pour avoir un taux d’électrification de 56% en Afrique (environ 350Md pour un taux de 100%) sans parler des autres retombées
industrielles, développement d’une filière agro-alimentaire etc…
Comme cela a été envisagé, les interconnexions régionales du réseau d’Afrique centrale pourraient amener à fournir de l’électricité dans les pays limitrophes voire bien au-delà. A terme et dans
la continuité, un pôle très important de production d’hydrogène liquide pourrait être bâti dans le bassin du Congo, sur le site du «grand Inga». Par ailleurs, d’autres sites hydroélectriques
importants pourraient être bâtis en Guinée (Fouta Djalon), au Cameroun (Sanaga), à Madagascar et au Mozambique…
2) Sur l’agriculture
En septembre 2000, 192 chefs d'Etat et de gouvernement ont fixé les objectifs du Millénium, contre la sous-alimentation, la faim, les épidémies, la misère de 2.2Md d'habitants... Pourtant le FMI
a refusé par exemple le refinancement de la dette pour nombre de pays pour obtenir des concessions sur les entraves à la libre circulation des marchandises et à la concurrence, impose
régulièrement des plans d'ajustement structurel, les cultures d'exportation pouvant alors permettre la rentrée de devises pour un pays débiteur car, point capital et très révélateur, ni les
intérêts ni l'amortissement de la dette extérieure ne sauraient jusqu'alors être financés en monnaie locale...
Le dumping agricole «occidental» a ainsi contribué à détruire nombre de cultures vivrières, et comme le disait Pascal Lamy:«l'OMC n'est pas une agence de développement»... La question du rôle
très important concédé à certaines structures supranationales reste donc posée...de l'OMC au FMI en passant par la Banque mondiale ou certaines transnationales privées... Fondamentalement
le secteur primaire est donc à considérer autrement puisque nous sommes une puissance agricole avec des industries agro-alimentaire et de la chimie performantes (la moitié de la population
mondiale est composée de paysans).
A titre d'exemple, l’Afrique centrale au vu de ses ressources mal exploitées et de faibles densités de population constitue de ce point de vue un enjeu considérable! Elle dispose en effet
de plus d’une centaine de millions d’hectares soit trois fois la surface agricole utile (Sau) française donc un formidable relais de croissance pour nos entreprises. Rappelons qu’en 2006 en
France, l’agriculture et la filière agroalimentaire pèsent plus de 100Md d’euros par an. Les effets de levier peuvent donc être considérables à moyen terme, ceci hors parts de marché
concernant le secteur de l’industrie chimique pourtant le deuxième pôle industriel français…
On pourrait viser l’implication d’entreprises pme-pmi au côté des multinationales qui amènerait à un renforcement du tissu économique en France comme dans les pays francophones. La France
apporterait aussi un soutien logistique si nécessaire. A noter par exemple que le CIRAD, organisme qui soutient l’agriculture tropicale, voit sa viabilité aujourd’hui malmenée par le
Ministère de la Recherche…
De fait, nous avons vraiment intérêt à considérer la RDC comme un très grand pays en devenir, le pendant africain du Brésil… De manière plus globale, il m’apparaît évident que le «visage»
de l’Afrique au 21em siècle se dessinera notamment en Afrique centrale francophone au vu de ses potentialités énormes.
3) sur la Recherche biologique
Il s’agirait d’acquérir une position au premier rang mondial sur la recherche biologique en milieu forestier tropical dans le
cadre de la francophonie. Si le secteur de la pharmacie est devenu le premier secteur d’investissement en recherche au plan mondial, aucune entreprise française, sur un plan capitalistique, ne
fait partie des dix premières entreprises mondiales. La pharmacopée apparaît en effet comme un premier pôle de développement évident aux vu des besoins sanitaires, mais ces recherches en biologie
moléculaire peuvent déboucher sur d’autres applications industrielles…
Avec les autres pays francophones d’Afrique centrale, sans même parler des autres territoires d’Outremer, nous pourrions constituer un vaste pôle mondial. Par ailleurs à elle seule, la France
gère déjà cinq «points chauds» terrestres (sur 25) et aussi deux «points chauds» maritimes (sur 10). Ainsi on trouve 220 millions d’hectares de forêt tropicale dans le bassin du Congo, mais la
RDC pourrait perdre 40% de sa forêt d’ici 2050 (63% de la forêt d’afrique centrale). Rappelons également qu’à contrario en Asie, la disparition pure et simple des forêts primaires est largement
engagée, nous laissant dans le cadre de la Francophonie avec un avantage comparatif indéniable.
En outre en biochimie, on imagine sans mal le potentiel de ces pays à exploiter une biomasse abondante pour produire des substituts au pétrole, des carburants de dernière génération ou même des
compléments alimentaires. Pour la France, les enjeux sont là encore à considérer de manière globale.
On pourrait donc bâtir rapidement un vaste complexe de pôles d’excellence sur le continent africain.
4) sur la politique maritime
a) Une ambition
On tient ici compte de l’importance de notre ZEE de 11 millions de km2 au 2em rang mondial, de l’exemple notable du monde anglo-saxon pour lequel la politique maritime joue un rôle
prépondérant. En effet, la France ne peut guère se contenter d’un Secrétariat Général de la Mer disposant de moyens restreints dans le cadre de la politique maritime intégrée de l’Union
européenne, alors qu’elle pourrait légitimement aspirer à devenir la première puissance maritime européenne, avec ses propres capacités de projection, d’où cette proposition de création d’un
Ministère régalien dédié!
-un Ministère d’Etat en charge de la Politique Maritime , avec un collège de représentants, au moins un pour chaque espace maritime.
-un Secrétariat d’Etat à l’Outremer (collectivités territoriales ultra-marines), ne dépendant donc plus du Ministère de l'Intérieur...
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Pêche et des Affaires Maritimes (étude, préservation, exploitation des ressources en milieu marin, et
commerce maritime).
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Coopération et de la Francophonie .
b) Quelques objectifs
Certes on n’occultera pas la nécessité à élaborer en amont une doctrine globale pour notre
politique maritime…
Même si les enjeux sont multiples, à court terme celui des algocarburants justifierait à lui seul que la
France monte en puissance par rapport à la mise en valeur de ses territoires ultra-marins et espaces maritimes, pour occuper une des premières places au niveau mondial en tant que
productrice(projet Shamash etc…). Leur rendement apparaît en effet bien plus prometteur que les agro-carburants. On peut aussi considérer l’intérêt de coopérations sur ces énergies nouvelles et
autres domaines de recherche dans le cadre de la Francophonie.
Redéfinir le RIF registre international français ou créer un RIFrancophone plus ambitieux car débouchant sur une gestion concertée et la création
de synergies donc proposer un projet global à nos partenaires francophones.Il s'agit bien de bâtir une flotte commerciale dont l’importance correspondrait à notre rang-ZEE au sein de l’espace
maritime mondial, donc viser une place dans les 5-10 premiers au minimum, et d'affermir le poids économique de tout le secteur maritime: un CA de 45Md euros pour 440000 emplois directs.
Dans ce cadre francophone plus vaste, on pourrait déterminer la «retranscription monétaire» des actifs non-monétaires incessibles dans le budget de l’Etat et innover par le biais de la création
d’«obligations incessibles de projet écologique» pour l’évaluation de nos forêts primaires et de nos espaces maritimes, à comptabiliser comme
actifs dans le budget de l'Etat. Il s’agirait somme toute de mettre en avant une spécificité réelle du monde francophone nécessitant des investissements plus lourds que pour nos autres
partenaires!
Par ailleurs au titre d'une politique d'investissement contracyclique et de gestion rationnelle des ressources halieutiques, on peut considérer l’intérêt de projets comme la constitution de
réserves intégrales, l’immersion de récifs artificiels (plus de 20 ans de retard sur le
Japon!), le système islandais de quotas de pêche .
En guise de conclusion…
Ainsi la France peut jouer nombre de cartes inédites sur la scène internationale…Nous avons aussi nos intérêts et potentialités propres à défendre, un influx nerveux propre à notre pays à
préserver et à cultiver: l’alignement systématique sur d’autres pays (européens) tendrait à nous affaiblir car dans un cadre stratégique, il est nécessaire d’ avoir un ou plusieurs coups
d’avance, de savoir jongler très rapidement à différents niveaux d’échelles spatiale, temporelle, et sectorielle, selon l’importance hiérarchique des différents acteurs économiques.
La France est tout de même forte de certains atouts (force de dissuasion, vaste ZEE, Outremer, Francophonie) qui sont bien ceux d’une grande puissance, dès lors qu’on les exploite
véritablement comme on l’a vu auparavant: la Francophonie est bien à considérer au même niveau que la construction européenne!!! La France prend en effet un risque inouï à lier son destin à ses
seuls partenaires européens au sein d'un système institutionnel monolithique, sans parler de l’affaiblissement démographique prononcé que connaitra l'Europe continentale dans les
années à venir...
Ainsi, j’ai souhaité simplement faire preuve d’inventivité en amont pour contribuer à bâtir une nouvelle culture de puissance pour la France et d’un esprit volontariste et audacieux en aval
pour aller bien au-delà des dispositifs techniques, souvent conventionnels, adoptés pour résoudre les problèmes auxquels nous faisons face…
Une vision stratégique permet d’envisager l’utilisation combinée de moyens orthodoxes ou hétérodoxes avec l’efficacité pour règle d’or. Elle peut d’ailleurs s’étendre au traitement d’autres
types de problèmes que je n’aborde pas ici… Elle amène aussi nécessairement à hausser le degré d’exigence que nous avons par rapport à nous-mêmes, comme par rapport à nombre d' élus de la
République qui n'assument pas les devoirs de leur charge.
Samuel Dezanneau, le 3 janvier
2009
(Tous Droits Réservés-texte actualisé en janvier 2010)
Mercredi 13 octobre 2010
3
13
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/2010
08:11
Le Prix Nobel d'économie Maurice Allais, décédé samedi à 99 ans, était "attentif aux grandes
questions de son temps" et "s'était en particulier intéressé à l'Europe et à la mondialisation", a déclaré le Premier ministre, François
Fillon...
L' "hommage" rendu par
Fillon n'est que la marque d' un cynisme crasse d'individus pitoyables qui eux ont échoué à défendre les intérêts supérieurs de notre pays avec la complicité du monde des
médias...
Citations
"Pour ma part, je n'étais pas convié sur les plateaux
de télévision quand j'annonçais, et j'écrivais, il y a plus de dix ans, qu'une crise majeure accompagnée d'un chômage incontrôlé allait bientôt se produire. "
"Je fais partie de ceux qui n'ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu'ils ont été
dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers."
Tout est dit...
Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante:
je suis un téléspectateur.
"Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l'intelligence, par le fait
d'intérêts particuliers souvent liés à l'argent. Des intérêts qui souhaitent que l'ordre économique actuel, qui fonctionne à leur
avantage, perdure tel qu'il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d'un mécanisme
économique qui les enrichit, tandis qu'il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale."
le 13 octobre
2010,
S.Dezanneau