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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:07

 

 

Pour ce qui concerne le système de retraites par répartition, nous poserons en préalable les principes théoriques suivants:

-la collectivité n'a pas à payer pour un service qu'on ne lui rend plus.

-les pensions de retraite sont d'abord perçues au titre de la solidarité entre générations, des actifs vers les inactifs.

 

Il y a ainsi dissociation entre le fait de s'ouvrir des droits à la retraite par ses cotisations, et celui de percevoir à terme en contre-partie un montant de retraite notamment non-plafonnée. En conséquence, un système redistributif doit rester par essence un système de base, ce qui conduit dans ce cas précis à la définition d'un seuil en-deça duquel on ne descend pas, et à la définition d'un plafond qu'on n'excède pas. Dans le cas contraire, on ouvre la porte à toutes sortes de pratiques clientélistes conduisant à un système déséquilibré sur le long terme (cas des régimes spéciaux non réformés par Sarkozy).

 

Quant à la durée de cotisations, elle est largement tributaire de notre capacité à retrouver la croissance pour notre économie, mais surtout au préalable à nous désengager de l'UE qui n'a jamais eu comme objectif de préserver les dispositifs de protection sociale. Elle dépend également du facteur de la pénibilité pour l'heure guère pris en compte, de l'accès au travail pour les personnes en fin de carrière professionnelle, et comme nous l'avons vu, suivant l'évolution démographique dans notre pays et la répartition des gains de productivité. Nous intégrons le critère d'espérance de vie, celle-ci se dégradant rapidement entre 60 et 65 ans quand la personne travaille encore. Le départ à la retraite pourrait se faire à 62 ans, sur la base (indépendante le cas échéant) de 42 années de cotisation pour une pension à taux plein.

 

Ce qui donnerait une retraite de 800 à 1600 euros, pour un rapport de 1 à 2 ! De quoi circonscrire les débats passionnés sur la question.Une personne disposant d'un haut niveau de revenu aurait de toute façon toute latitude pour se bâtir un patrimoine en rapport...

 

Notez que le revenu médian est légèrement au-dessus du niveau de la retraite maximale, ce qui nous permettrait d'aller chercher une majorité de Français sur ce dispositif, tandis que nos parlementaires sont largement au-delà ce qui les laisserait en situation de porte-à-faux! On peut d'ailleurs envisager un dispositif de transition rapide sur 3 à 5 ans, par allègement fiscaux de compensation (ou monétisation pure!).

 

On peut également considérer que les personnes touchant une retraite basse seraient prioritaires pour l'accès au logement social, de même qu'on anticiperait sur ces cas critiques pour que justement peu de personnes se retrouvent sans patrimoine immobilier à la fin de leur vie... On ouvre ici la porte à des considérations apparemment en marge du problème spécifique des retraites mais qui ont une incidence pourtant non négligeable sur le train de vie des retraités.

 

 

Ainsi, sans vision globale et sens élémentaire de la Justice, on ne peut traiter les problèmes qui se posent au pays, cette question du système de retraite par répartition étant à la croisée des évolutions démographiques de notre pays, de la productivité des entreprises, de la répartition des gains de productivité, du retour de la croissance, du système de soins et autres problématiques... Ce texte qui définit les grandes lignes d'un cadre général sera mis à jour et abondé régulièrement.

 

Le 20 décembre 2011,

le Conseil National de l'IRC

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