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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:31

Suite aux exactions commises sur Paris envers des touristes, puis à Bretigny et à Trappes, je remonte ce texte publié il y a deux ans et demi...  avant la dégradation lente mais pour l'instant inéluctable  de l'image de notre pays hors de nos frontières et l'altération de nos capacités à organiser un sursaut, compte-tenu de la politique appliqué globalement. Rien de nouveau depuis le passage de témoin entre Sarkozy et Hollande...

 

Car comme dans une course d'orientation, l'angle choisi au départ est déterminantHollande n'est pas un stratège au service du pays, ceci on peut l'affirmer au bout d'un an de mandat!

 

Idem... Je remonte le texte après l'attentat commis contre la rédaction de Charlie-hebdo. Ma compassion aux victimes, mon plus profond mépris à l'encontre des membres des partis dits de gouvernement. Je vous invite à lire tous les textes publiés sur les questions de sécurité.

 

 

Emeutes de 2005-décryptage!

 

En 2005, après les émeutes de Clichy-sous-Bois, il était flagrant que toute la politique de sécurité menée par Sarkozy en tant que Ministre de l'Intérieur ne déboucherait que sur un chaos généralisé.

 

1-Il y a eu des morts, contrairement aux dénégations de N.Sarkozy.

2-Il y a eu des blessés, plus de cent parmi les forces de l’ordre.

3-Des Français se sont constitués en milices pour protéger leurs biens, ce qui montrait la gravité de la situation. Les jeunes émeutiers ne sont heureusement pas allés au contact, car dans le cas contraire il y aurait eu déclenchement d' une guerre civile clairement à leur détriment.

4-Lorqu'on comparait ces émeutes avec celles de Los Angeles, les Américains possèdant deux à trois armes par foyer, on mesure bien tout en raisonnant à rebours que ce n’est plus le traitement social qui assure la paix sociale en France mais le recours au «système D» et la législation plus restrictive sur les ventes d’armes!

5-Le propre d’un adulte, à fortiori d’un responsable politique ne consistait certainement pas à laisser les jeunes commettre des actes qui les laissaient justiciables derrière... dans la continuité, le propre d'un homme d'Etat, c' était de mesurer la nécessité d' une intervention rapide et efficace des forces de l'ordre sur une courte période. Cette faillite des gouvernants français a bien été relevée à l’étranger…

6-En amont du déclenchement des émeutes, Sarkosy aurait pu choisir de communiquer plus posément avec la population du quartier où s’était déroulé le 1er drame pour en circonscrire les effets. Il ne l'a pas fait loin de là, pour après coup s'inquiéter de l'entrée en scène possible et simultanée de lycéens ou d' étudiants! A relever que la multiplication des intervenants dans ces quartiers comme l'importance des moyens financiers alloués n'est pas un gage de traitement des problèmes qui s'y posent...

7-La gauche présentait ces émeutes comme n’ayant qu’un caractère surtout socio-économique, comme s'il pouvait y avoir accoutumance face à une hausse du degré de violence, face à la dégradation d'un patrimoine privé ou collectif, en insultant au passage les millions de Français en bas de l’échelle sociale qui n’ont jamais agressé qui que ce soit, jamais dégradé le bien d’autrui, sans parler de ceux qui vivent dans des départements (Cantal, Creuse) plus pauvres encore! Cela en dit long sur la faillite intellectuelle de la gauche…Les plus démunis ne font même plus partie de sa grille de lecture, il est vrai qu’ils l’ont quittée et pour cause... trop de balles dans le dos finissent par tuer!

8-Ces émeutes se sont révélées inédites dans tout le monde développé par leur ampleur, leur durée, leur extension territoriale, leur violence, leur coût économique et leur impact politique, national et international. Elles représentent au final une véritable déroute pour la classe politique française!  A fortiori puisque plusieurs spécialistes ont confirmé la possibilité de traiter la majeure partie des problèmes des banlieues sur un plan purement sécuritaire, en 6 mois...

 

Fondamentalement, l'IRC pense la France en tant que puissance, car sur un plan stratégique un pays qui n'est pas fort sur son propre territoire ne dispose guère plus de «capacité de projection»... Il en va de la crédibilité la plus élémentaire des gouvernants et la première exigence d'une communauté politique quelle qu'elle soit est bien celle de la protection (dans tous les domaines), sans laquelle les citoyens ont toute légitimité pour réclamer des comptes à leurs élites. Plus globalement, la légitimité d'un pouvoir politique repose d'abord sur sa capacité à mener un projet pour la France, la République, les Français! Une bonne gouvernance suppose donc une maitrise de la complexité, de plusieurs échiquiers nationaux puis transnationaux... Or, face à ce qui s'apparente désormais à un conflit de basse intensité, le pouvoir en place ne doit surtout jamais laisser pourrir la situation, l'invers de ce qu'ont fait nos gouvernants sur plusieurs décennies. L 'Etat doit maintenir l'ordre et s'en donner les moyens car s'il perd son monopole sur la violence armée, alors s'ensuivra un chaos généralisé dont on perçoit aujourd'hui plus que les prémices.

 

Là encore (cf-dossier sur la Défense), quels sont les buts effectivement poursuivis? Quelle est la cohérence dans la politique suivie? Quelle est la continuité dans l'action? Face à cette fuite en avant de la «représentation nationale», l'IRC constate simplement que son renouvellement est indispensable, que d'autres personnalités politiques doivent être élues pour assumer derrière les conséquences de leurs choix. Ainsi, ce petit rappel sur N.Sarkozy permettra de lever les dernières illusions chez certains...

 

N.Sarkozy, «pourfendeur de la criminalité»...

-Président de la République française, il passe régulièrement ses vacances au Maroc, une plate-forme avérée de production de cannabis, du commerce de la drogue et de l'immigration illégale.

-Il a été un des premiers hommes d'Etat européens à reconnaître l'indépendance du Kosovo, une plate-forme avérée du commerce des armes (de guerre) et de la drogue.  Depuis, a été reconnue l'implication du 1er ministre kosovar Hashim Thaçi dans un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers...

-Il a renforcé la présence de nos forces armées en Afghanistan, plate-forme de production d'héroïne, du commerce de la drogue et des armes, sans qu'il y ait lutte effective contre ces filières puisque le pouvoir afghan y est impliqué.... En matière de politique extérieure (cf-dossier sur la défense), l'IRC note d'ailleurs une droite continuité puisque Sarkozy organiserait encore la poursuite des ventes d'armes au Pakistan, même après l'attentat de Karachi, alors que ce pays détenteur d'armes nucléaires destabilise la région et sert de base arrière aux Talibans qui affrontent nos soldats en Afghanistan...

 

Son bilan pour la France est donc clairement à l'image des émeutes de Clichy-sous-Bois en 2005... mais il est aussi fondamentalement à l'image d'une classe politique qui se nourrit volontiers du chaos! Là est l'origine du malaise qui se développe de manière aussi importante au sein des forces de sécurité, désarmées sur le terrain par la classe politique puis parfois par leur hiérarchie. Pour l'IRC, quand la vision des gouvernants est républicaine, les réponses et les moyens à mettre en adéquation apparaissent évidents! Dans le cas contraire, les élites restent sur des enjeux de fric et de pouvoir en exploitant les tensions sociales jusqu' à l'extrême, au détriment des personnels appartenant à nos forces républicaines, au détriment de la République... Pourtant aucune lutte de pouvoir ne justifie des gouvernants qu'ils bafouent des principes élémentaires en matière de stratégie, que l'économie du pays coure à la ruine, que la classe moyenne soit laminée!

 

 

 

Le choix de la guerre civile!

 

Quand on privilégie une approche globale ainsi que le fait l'IRC, l'abolition des frontières, la perte de souveraineté organisée dans nombre de domaines, le pouvoir exhorbitant concédé aux multinationales et à la finance ravalent de fait les membres de notre représentation nationale au statut de simples exécutants et non pas de personnes décisionnaires. La France n'est plus gouvernée en tant qu'Etat républicain, voici la première grande escroquerie intellectuelle dans notre démocratie vacillante!

 

Au-delà des missions de sécurité consistant à protéger les biens et les personnes ou défendre le territoire français, il existe d'ailleurs une dimension plutôt occultée à tort: la protection des institutions de la République, y compris de la représentation nationale quand celle-ci faillit! Seul le peuple est souverain dans la République française, prudence d'ailleurs élémentaire du législateur d' il y a quelques décennies puisque le peuple pèse pour une majorité écrasante par rapport à ses «élites»...

 

Or, le passage en force sur le Traité de Lisbonne, au mépris du vote souverain des Français en 2005, laisse ceux-ci sans aucune garantie par rapport à leur sécurité en tant que citoyens... De fait, cet acte gravissime comme premier facteur d'insécurité, nous sort de plus de 2000 ans de civilisation du droit écrit, ruine notre culture du vivre-ensemble à l'instar de la Révocation de l'Edit de Nantes, et même pire encore (cf texte sur le traité de Maastricht)... Contrairement aux Protestants, les Français «nonistes» opposés à cette Union européenne sont majoritaires! On comprend alors pourquoi certains spécialistes de droit constitutionnel ont considéré cette manoeuvre politique comme un coup d'Etat! 

 

Autre point peut-être désolant à admettre, mais en l'absence réelle de progressivité significative des sanctions, l'abolition de la peine capitale ne profite réellement qu'aux élites tant elle ruine l'esprit de responsabilité chez celles-ci, une sorte de blanc-seing qui les amène à organiser leur impunité totale! De fait la vertu se prouve d'abord par les actes, plus qu'elle ne se proclame...

 

La situation chaotique déborde donc du cadre purement sécuritaire et touche tous les domaines... Ainsi, quand on fait basculer la société française par pans entiers vers une économie de survie, il est évident que l'instinct de survie finit par prendre le dessus et que les tensions ne peuvent que devenir extrêmes! Aussi, l'esprit de contestation qui gagne du terrain au sein de nos forces de sécurité est bien d' abord le signe d' un pouvoir bientôt aux abois. En effet, quels dirigeants, quels stratèges commettraient de telles fautes sur la durée vis-à-vis de la nation puis vis-à-vis de ces personnels qui veulent juste assurer pleinement les missions qui leur incombent dans un cadre républicain, sans qu'on joue avec leurs nerfs ou même leurs vies?

 

Seuls ceux qui par esprit maladif tiennent à se maintenir «au pouvoir» par les moyens les plus pervers, et organisent, sur une phase ultime qui absoudrait nombre d'entre eux de leurs fautes voire de leur trahison, le plus grand exutoire qui puisse être offert à la population: la guerre civile!

 

 

 

La mise à bas de la République!

 

Ils poursuivent cet objectif-là en allant encore bien plus loin avec la «politique du chiffre» qui consiste en «quotas démentiels d’interpellations et de contraventions, culture puérile du résultat, sacralisation quasi-mystique du chiffre, objectifs irréalisables à remplir et, lorsqu’ils ne sont pas atteints, baisse de la notation»…en fait un outil d'évaluation parmi bien d'autres, certainement pas l'alpha et l'omega d'une politique de sécurité, cette dernière étant d'abord un concept global!

 

Selon l'IRC autour de cette politique du chiffre, il s'agit de faire en sorte que les personnels de nos forces de sécurité apportent en fait leur contribution à un vaste mouvement d'ensemble, plus précisément qu'ils se crèvent l'échine à bâtir par eux-mêmes tout un système de paravent::

1-pour que celui-ci provoque certes de l'enfumage sur un plan médiatique (enjeu électoral),

2-masque le désengagement partiel de l'Etat sur ses missions régaliennes (enjeu lucratif),

3-entretienne la confusion (budget trop restreint pour la Justice) et une stratégie de tension permanente pour les personnels jusqu'à leur surexposition aux risques (cf-conclusion du dossier sur la Défense), et pour la population (enjeu de coercition), mais...

pour qu'avant tout celui-ci dissimule aux Français le véritable objectif sous-jacent poursuivi sans relâche par nos «élites» ces dernières décennies... la mise à bas de la République!!!  Il s'agit là d' un enjeu géostratégique touchant une large part du monde "occidental", directement lié à la construction de l'Union européenne! Très très fort... et totalement pervers! 

 

Toutefois, les policiers et gendarmes instrumentalisés au détriment de la France, de la République et des Français peuvent (encore) adhérer librement à l'IRC pour peser de manière décisive dans la balance...

 

Guerre civile plus ou moins larvée, République de façade, il s'agit bien là de deux grandes orientations choisies délibérément par la classe politique au niveau «national», en corrélation directe avec les projets néo-impérialistes de l'Union européenne (incapable de présenter des comptes certifiés!) et de sa fusion dans un vaste marché transatlantique programmé pour 2015, avec l'Otan comme fondement de notre politique étrangère ... Le passage en force sur le Traité de Lisbonne, lié à un agenda qui n'a jamais été présenté aux populations, n'avait pas d'autre finalité.

 

Ainsi, il est faux d'imaginer que nos gouvernants n'ont pratiquement pas de stratégie en matière de sécurité, simplement sur la durée celle-ci sert exclusivement les intérêts d'un patriciat face à la plèbe...

 

L'incapacité à obtenir des résultats suffisamment saillants en moins de 6 mois, dans tous les domaines (cf- Partie 1), traduit avant tout chez nos gouvernants l'absence de projet véritablement républicain pour la France et les Français. Pour l'IRC, il s'agit bien là d'une réalité totalement sordide...

 

 

Ainsi, très succinctement, un système néo-impérialiste, où servir la France et l'Etat républicain ne signifie plus rien, où le mercantilisme constitue la principale ligne d' horizon, voue fatalement des territoires entiers à la désagrégation (banlieues) ou à l'abandon (campagnes) voire même à l'inexploitation (Guyane) tout en veillant à les maintenir sous contrôle, tandis qu'il privilégie les enclaves les plus riches (statut spécial pour les métropoles et Paris; quelques eurorégions) et densément peuplées (tant qu'il y a des élections), tout en provoquant de fait une paupérisation massive de la société (abolition des barrières douanières, immigration) pour une répartition très inégalitaire des profits. Tout a été mis en oeuvre pour que les Français se retrouvent désarmés! Quant aux policiers et gendarmes, appartenant à des forces républicaines et sur la base de leurs statuts et missions actuels, il est logique que leur sort soit scellé à terme... Un pouvoir qui a muté, s'appuyant surtout sur les banques centrales ou d'affaires et leurs pratiques massives de blanchiment d'argent sâle, les multinationales, les acteurs de la finance, les grands groupes de médias, le contrôle d'internet, à terme sur les sociétés privées de sécurité, ce pouvoir-là ne peut plus leur réserver une place qu'en tant que forces supplétives et dévoyées... Policiers et gendarmes en ont tous les signes avant-coureurs devant les yeux!

 

le 29 Novembre 2010                                            (Tous Droits Réservés)

S.Dezanneau

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