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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:06

EDF

EDF, notre patrimoine national !



J' aborde ici cette question que le gouvernement veut occulter à l'approche des Régionales... A l'heure où chacun devra se focaliser à réduire sa consommation énergétique, notamment en se basant sur les ressources énergétiques locales, il importe toutefois de défendre ce qui reste de notre patrimoine collectif bâti par des générations de Français!

Nos gouvernants ont prévu qu' EDF cède une partie non négligeable de sa production d'origine nucléaire, environ 30%, sur injonction de la Commission européenne: un démantèlement sensé simuler la concurrence dans un secteur d'activité stratégique, nécessitant pourtant des investissements lourds (24Md pour assurer la continuité du parc sur 40 ans au lieu de 30)...Pour EDF, le coût réel du nucléaire est environ de 46 euros le megawattheure, là où les autres opérateurs considèrent qu'au-delà de 33 euros, il n'y aurait pas de concurrence...De plus pour sortir de l'économie pétrolière, de manière globale il faudrait aussi investir massivement dans nombre de filières ...A cet effet, comment justifier alors une hausse indispensable des tarifs de l'énergie auprès de l'opinion si l'on organise par ailleurs une vaste braderie, qui plus est probablement au détriment de notre sécurité?

 

Ainsi une nouvelle fois la preuve est faite! La Commission européenne n'est définitivement pas un actif stratégique...

 

Tout homme ou femme d'Etat véritable en aurait tiré les conclusions qui s'imposent...mais la veulerie, sans parler de la cupidité,  est aujourd'hui la caractéristique la mieux partagée dans le paysage politique français alors...

 

Républicains et gaullistes face aux mercantilistes de l'Ump, nous savons pourquoi nous luttons, nous ne lâcherons rien!

 

Le 27 janvier 2010

S.Dezanneau (Tous Droits réservés)

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:04

     La France, la Francophonie contre la crise !

 

 

Introduction

Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan militaire… De fait, la marge de manœuvre de la France demeure considérable ! 

Je propose donc un système de résorption de notre dette publique par adossement entre partenaires francophones, un rééquilibrage au profit de ceux-ci en Afrique (l’équivalent de 1500Md d'euros en actifs !) et pour nous l'arrêt de l'hémorragie puis le retour à un niveau d’endettement proche de zéro (donc la supression des intérêts de la dette: autour de 40Md d’euros chaque année tout de même). Nous pouvons traiter le problème de la dette publique dans ce cadre en moins de 10 ans, sans les problèmes provoqués par une politique traditionnelle de dévaluation massive...



 Un parallèle entre la France et l'Afrique

 

le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 190 Md d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 270Md d'euros équivalent à treize fois les pertes du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 4200 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il suffit en fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation  durant le mandat de N.Sarkozy qui n'avait pourtant pas fait la promesse électorale d'un appauvrissement quasi généralisé! Ainsi, 90% de la population française perçoivent un revenu mensuel inférieur ou égal à environ 3500 euros...
En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1100 Md d’euros d’ intérêts, la dernière émission de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant une mise sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée!
En effet, dans le système financier actuel, le 2èm poste budgétaire de l'Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette, dit « charge de la dette », de même qu' on constate souvent chez nos partenaires africains un service de la dette (dette principale et intérêts) écrasant! L'écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d'autres prouvant que « nos élites »  réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l'immense majorité des Africains ...

 
Le «transfert» de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation intensive des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA : la reconnaissance réelle de ces monnaies suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle n’a fondamentalement envisagé l'idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que l' Etat français ne possède plus aujourd’hui, outils dont savent pourtant user toutes les puissances émergentes…

Il s'agit:
- d'anticiper le poids à venir de l’économie de toute l'Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique, culturel...
-d'employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française négociable à la fin décembre 2009 pesait 1148Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement d'intérêts
-de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce «transfert de la dette française», car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon un principe de base de l’économie financière…
-de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d'ailleurs garantie de manière illimitée par le Trésor public français,
même s'il s'agirait d'abord de veiller à ce que ce soit l'esprit républicain qui anime nos gouvernants...

Au-delà de ce premier objectif de «transfert» de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…

 
la suppression de la dette publique française,
l'équivalent de 1500 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains
Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l'Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique et qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent clairement sous-endetté au vu des montants qui sont les nôtres en valeur absolue.
Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays détiendraient ainsi  à terme l’essentiel de la «dette» de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la stabilisation de la dette française restructurée (emprunts d’Etat à «taux 0») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense aérienne «mutualisée», protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
 
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT  (obligations préplacées par exemple) émises par la
France et des emprunts de nos partenaires  portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements, une création monétaire qui entrainerait systématiquement la suppression d’ OAT françaises  pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale (celle des protocoles financiers?), un principe qui revient à "monétiser" sur projet la dette française dans des pays largement sous-endettés par rapport à nous
En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après ou pendant le transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci???
La dette annulerait la dette!!!
Nos partenaires auraient donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, puisque la France y investirait plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon des modalités à définir...

La dette française serait donc  globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.
La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 400 Md d’euros pour chacune des zones Franc CFA et pour la zone Franc congolais, le volume d'affaires pouvant être beaucoup plus important au final puisque les Etats ne sont pas des acteurs économiques de premier plan dans nombre de secteurs d'activité. A noter que la masse monétaire du Franc CFA ou du Franc congolais est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités monétaires à gérer par exemple par tranche équivalente à 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d'ailleurs ici que moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...
Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser un système monétaire refondé des zones CFA dans un proche avenir après cette phase de transition.
Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif!
 
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue  de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire .
Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement en porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone.  Ainsi, la Francophonie est à considérer au même niveau que l’Europe institutionnelle, la France est à penser dans un bloc non nécessairement « occidental » ou transatlantique...L'intérêt fondamental du peuple français est de rompre avec ce système inique de la dette, de l'abandon de souveraineté sur les questions monétaires ;  il converge avec celui des peuples africains notamment francophones à sortir du sous-développement Pour une plus grande souplesse  d'action, la France doit donc parallèlement revenir au Franc français, ne serait-ce que pour les investissements publiques, et conserver l'Euro comme monnaie commune...

Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…

 

S.Dezanneau                                                          (Tous Droits Réservés- texte actualisé en janvier 2010)

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 14:55

la France  

 

           
             la Francophonie
 
                


             contre la crise !!!
 





   Introduction

A) Une approche globale en Afrique
    1) premiers éléments d'appréciation
    2) un partenariat stratégique avec l'Afrique

B) La dette annulera la dette
    1) une initiative «PPTE» inepte
    2) un parallèle entre la France et l'Afrique
    3) le transfert de la «dette» française
    4) la suppression de la dette publique pour la France et les Français,
        l'équivalent de 1200 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains

C) Applications
    1) sur l'hydroélectricité
    2) sur l'agriculture
    3) sur la recherche biologique
    4) sur la politique maritime

     Conclusion

 





      Introduction
 
Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan militaire… De fait, sur plusieurs points très précis que j’expose ici, la marge de manœuvre de la France demeure considérable ! 

Je propose en fait un système de résorption de notre dette publique par adossement entre partenaires francophones, un rééquilibrage au profit de ceux-ci en Afrique (l’équivalent de 1500Md d'euros en actifs !) et pour nous l'arrêt de l'hémorragie puis le retour à un niveau d’endettement proche de zéro (donc la supression des intérêts de la dette: autour de 40Md d’euros chaque année tout de même). Nous pouvons traiter le problème de la dette publique dans ce cadre en moins de 10 ans, sans les problèmes provoqués par une politique traditionnelle de dévaluation massive...

 

A) Une approche globale en Afrique

1) Premiers éléments d’appréciation
Dans l’absolu, la  France en voulant éviter des remous en Afrique risque à l’avenir d’être confrontée à des situations inextricables…De manière plus pragmatique, au-delà d’une vision strictement commerciale Nord-Sud et d’une vision diplomatique trop traditionnelle, je démontre ici concrètement en quoi l’Afrique constitue une carte maîtresse pour la France…
a) le pic mondial d’expansion démographique
Avec le pic mondial d’expansion démographique à l’horizon 2050, nous entrons dans un siècle de transition avec des crises multiples sur les ressources en eau, alimentaires, minières etc… Ce point est plutôt occulté alors qu’il est fondamental à prendre en compte. Il n’existe pas de secteur d’activité à négliger, pas de condescendance à avoir car nos points faibles servent les intérêts de nos concurrents: nous perdons en effet du terrain malgré les taux de croissance économique qu’on trouve sur le continent …
b) L’effet multiplicateur pour l’investisseur averti est le plus élevé au départ car lié au différentiel initial de niveau de développement, ce qui suppose de fait une coordination d’ensemble des investissements portant sur les (infra)structures des pays africains puis sur  les filières de biens intermédiaires. Cet effet se renforcera avec l’arrivée de nouveaux capitaux d’investissement (50Md d’aide à l’Afrique  prévus en 2010) voire au retour de capitaux jusqu’alors détournés. Cette prise en compte permettrait également de mieux répartir les risques économiques et financiers des entreprises françaises dans un contexte international tendu...
2) un partenariat stratégique avec l’Afrique
La culture de rente actuelle nous est aujourd’hui préjudiciable au niveau national comme dans nos échanges avec les PVD car cette culture est fonciérement archaïque, elle ne nous permet pas d’être suffisamment lucides et réactifs.
a) un objectif double
Il s’agirait de créer un vaste pôle de développement et d’attractivité notamment au centre du continent africain, donc de favoriser au niveau international l’émergence de pays où les populations sont en grande partie francophones, et en fin de compte pour la France de jouer pleinement sa partition en tant que puissance mondiale.
b) pourquoi ce choix de l’Afrique?
-La France est solidement ancrée comme puissance agricole et dotée de la plus longue expérience en matière d’hydroélectricité. Or l’Afrique dispose de ressources en eau importantes, propices au développement de l’agriculture comme au développement de la filière hydroélectrique ; la filière « recherche biologique » est également à considérer.

-L’Afrique centrale possède aussi un atout capital, une belle marge de manoeuvre en terme de densité de population, de 5.1 hab/km2 pour le Gabon jusqu’à 36.5 hab/Km2 au maximum pour le Cameroun. Les effets de levier des investissements sur le niveau de vie des populations y seront donc les plus forts !

-Les 77 pays ACP recevront de la CEE 21.966 milliards d’euros sur la période 2008-2013… Les IED en Afrique ont doublé de 2004 à 2006 pour atteindre 36Md avec le problème des faibles retombées en terme d’emplois, et conflits sociaux liés au partage de la rente car ces investissements portent essentiellement sur les matières premières.
La France dispose des moyens pour changer cette situation là : il y a plus de 1000 sociétés qui ont investi en Chine et qui à terme pourraient tout aussi bien être présentes en Afrique francophone notamment, avec à l’esprit que le continent pèsera probablement 2 milliards d’habitants à l’horizon 2050 et que le cadre de la Francophonie constitue aussi une garantie contre le pillage de nos technologies !

Il y a une convergence d'intérêts réelle au sein du monde francophone, seuls l'aveuglement et la veulerie de certaines élites nuisent aux intérêts fondamentaux des peuples tant sur un plan économique et culturel, que financier…

 
      B) La dette annulera la dette !

1) une initiative «PPTE» inepte
A titre d'exemple significatif, suite au prêt contracté par la République Démocratique du Congo auprès de la Chine, Bercy avait envisagé des sanctions contre la RDC, encore à mi-route de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) amenant à une annulation de 26Md de dollar de dette…l’Etat congolais ne pouvant normalement pas contracter d’autres prêts aux conditions du marché. Début septembre 2007 , une centaine d’experts géologues chinois sont venus prospecter puisque les modalités de remboursement seront déterminées en fonction des actifs, une sorte de troc...Les agences de coopération bilatérale occidentales sont complètement dépassées, prises à contre-pied, de même que le FMI et la banque mondiale…

2) Un parallèle entre la France et l'Afrique
le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 190 Md d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 270Md d'euros équivalent à treize fois les pertes du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 4200 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il suffit en fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation  durant le mandat de N.Sarkozy qui n'avait pourtant pas fait la promesse électorale d'un appauvrissement quasi généralisé! Ainsi, 90% de la population française perçoivent un revenu mensuel inférieur ou égal à environ 3500 euros... 
En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1000 Md d’euros d’ intérêts, la dernière émission de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant une mise sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée!
En effet, dans le système financier actuel, le 2èm poste budgétaire de l'Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette,dit « charge de la dette », de même qu' on constate souvent chez nos partenaires africains  un service de la dette (dette principale et intérêts) écrasant! L'écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d'autres prouvant que « nos élites »  réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l'immense majorité des Africains ...

3)
Le «transfert» de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation intensive des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA : la reconnaissance réelle de ces monnaies suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle n’a fondamentalement envisagé l'idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que l' Etat français ne possède plus pleinement aujourd’hui, outils dont savent pourtant user toutes les puissances émergentes…
Il s'agit:
- d'anticiper le poids à venir de l’économie de toute l'Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique, culturel...
-d'employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française négociable à la fin décembre 2009 pesait 1148 Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement d'intérêts
-de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce «transfert de la dette française», car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon un principe de base de l’économie financière…
-de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d'ailleurs garantie de manière illimitée par le Trésor public français, même s'il s'agirait d'abord de veiller à ce que ce soit l'esprit républicain qui anime nos gouvernants...

Au-delà de ce premier objectif de «transfert» de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…

4) la suppression de la dette publique française,
l'équivalent de 1500 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains

Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l'Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique et qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent clairement sous-endetté au vu des montants qui sont les nôtres en valeur absolue...
Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays détiendraient ainsi  à terme l’essentiel de la «dette» de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la stabilisation de la dette française restructurée (emprunts d’Etat à «taux 0») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense aérienne «mutualisée», protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
 
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT  (obligations préplacées par exemple) émises par la France et des emprunts de nos partenaires  portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements auprès de nos entreprises, une création monétaire qui entrainerait systématiquement la suppression d’ OAT françaises  pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale (celle des protocoles financiers?), un principe qui revient à "monétiser" sur projet la dette française dans des pays largement sous-endettés par rapport à nous
En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après ou pendant le transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci???
La dette annulerait la dette!!!
Par exemple, la RDC aurait donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, son niveau d’endettement actuel étant de l’ordre de 26Md de dollars, puisque la France y investirait plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon des modalités à définir...On imagine sans mal la croissance alors explosive de ce pays dont le budget de l’Etat a été porté à seulement 3.4Md de dollars US en 2008…

La dette française serait donc  globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.
La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 500 Md d’euros pour chacune des zones Franc CFA et pour la zone Franc congolais, le volume d'affaires pouvant être beaucoup plus important au final puisque les Etats ne sont pas des acteurs économiques de premier plan dans nombre de secteurs d'activité . A noter que la masse monétaire du Franc CFA ou du Franc congolais est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités monétaires à gérer par exemple par tranche équivalente à 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d'ailleurs ici que moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...
Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser un système monétaire refondé des zones CFA dans un proche avenir, après cette phase de transition.
Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif!
 
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue  de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire .
Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement en porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone. Ainsi, la Francophonie est à considérer au même niveau que l’Europe institutionnelle, la France est à penser dans un bloc non nécessairement « occidental » ou transatlantique...L'intérêt fondamental du peuple français est de rompre avec ce système inique de la dette, de l'abandon de souveraineté sur les questions monétairesil converge avec celui des peuples africains notamment francophones à sortir du sous-développement. Pour une plus grande souplesse d'action, la France doit donc parallèlement revenir au Franc français, ne serait-ce que pour les investissements publiques et conserver l'Euro comme monnaie commune...
Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…


C) Applications  
Il va de soi que la marge de manœuvre dégagée dans le cadre de la Francophonie grâce à cette politique monétaire avec nos partenaires africains permettra de relancer la croissance dès 2009, grâce à l’édification de projets d’envergure qu'il s'agit évidemment d'aborder ici de manière très succinte.
Un des problèmes du sous-développement consiste bien en la dispersion des fonds tant sur de nombreux pays que sur les projets. Dans une logique de « campagne » et afin d’obtenir le maximum d’effets, il faut une concentration de moyens sur un pays (ou zone), sur quelques projets coordonnés concernant notamment le secteur énergétique et l’agriculture dans un premier temps…
1) Sur l’hydroélectricité
Il s’agit évidemment d’une condition «sine qua non» du développement économique, avec les infrastructures.L’hydroélectricité a un potentiel au niveau mondial de 15000TW contre 2300TW équipés à l’heure actuelle...

a) l’Afrique centrale est un « verrou énergétique »
Le potentiel hydroélectrique est de 100000MW rien que pour la RDC. L’hydroélectricité est de fait un atout majeur pour intégrer la population à notre projet de coopération stratégique, en plus des investissements dans la filière agricole, et ce de manière très symbolique ! C’est ainsi la certitude de s’ancrer dans une vision de moyen-long terme.
Il serait indispensable de développer des micro-usines de production hydroélectrique en même temps que les projets d’envergure, pour des retombées à court terme pour la population. En matière d’hydroélectricité, la Chine a développé sur son territoire un réseau de petites centrales de 1984 à 1992 (43Tw) permettant de toucher 90 millions d’habitants…L’exemple est suffisamment significatif sur la durée plutôt courte de la mise en place du dispositif, sur l’ampleur des populations concernées pour que je le mentionne ! Nous avons moins de 75 millions d’habitants sur les trois pays RDC, Congo-brazza et République centrafricaine, moins de 15 hors la RDC ...
b) EDF pourrait y jouer un rôle primordial
Ce marché est évalué à 200Md de dollars minimum à investir d’ici 2030 pour avoir un taux d’électrification de 56% en Afrique (environ 350Md pour un taux de 100%) sans parler des autres retombées industrielles, développement d’une filière agro-alimentaire etc…
Comme cela a été envisagé, les interconnexions régionales du réseau d’Afrique centrale pourraient amener à fournir de l’électricité dans les pays limitrophes voire bien au-delà. A terme et dans la continuité, un pôle très important de production d’hydrogène liquide pourrait être bâti dans le bassin du Congo, sur le site du «grand Inga». Par ailleurs, d’autres sites hydroélectriques importants pourraient être bâtis en Guinée (Fouta Djalon), au Cameroun (Sanaga), à Madagascar et au Mozambique…
             2) Sur l’agriculture  
En septembre 2000, 192 chefs d'Etat et de gouvernement ont fixé les objectifs du Millénium, contre la sous-alimentation, la faim, les épidémies, la misère de 2.2Md d'habitants... Pourtant le FMI a refusé par exemple le refinancement de la dette pour nombre de pays pour obtenir des concessions  sur les entraves à la libre circulation des marchandises et à la concurrence, impose régulièrement des plans d'ajustement structurel, les cultures d'exportation pouvant alors  permettre la rentrée de devises pour un pays débiteur car, point capital et très révélateur, ni les intérêts ni l'amortissement de la dette extérieure ne sauraient jusqu'alors être financés en monnaie locale... 
Le dumping agricole «occidental» a ainsi contribué à détruire nombre de cultures vivrières, et comme le disait Pascal Lamy:«l'OMC n'est pas une agence de développement»... La question du rôle très important concédé à certaines structures supranationales reste donc posée...de l'OMC au FMI en passant par la Banque mondiale ou  certaines transnationales privées... Fondamentalement le secteur primaire est donc à considérer autrement puisque nous sommes une puissance agricole avec des industries agro-alimentaire et de la chimie performantes (la moitié de la population mondiale est composée de paysans).
 A titre d'exemple, l’Afrique centrale au vu de ses ressources mal exploitées et de faibles densités de population constitue de ce point de vue un enjeu considérable! Elle dispose en effet de plus d’une centaine de millions d’hectares soit trois fois la surface agricole utile (Sau) française donc un formidable relais de croissance pour nos entreprises. Rappelons qu’en 2006 en France, l’agriculture et la filière agroalimentaire pèsent  plus de 100Md d’euros par an. Les effets de levier peuvent donc être considérables à moyen terme, ceci hors parts de marché concernant le secteur de l’industrie chimique pourtant le deuxième pôle industriel français…
On pourrait viser l’implication d’entreprises pme-pmi au côté des multinationales qui amènerait à un renforcement du tissu économique en France comme dans les pays francophones. La France apporterait aussi un soutien logistique si nécessaire. A noter par exemple que le CIRAD, organisme qui soutient l’agriculture tropicale, voit sa viabilité  aujourd’hui malmenée par le Ministère de la Recherche…
De fait, nous  avons vraiment intérêt à considérer la RDC comme un très grand pays en devenir, le pendant africain du Brésil… De manière plus globale, il m’apparaît évident que le «visage» de l’Afrique au 21em siècle se dessinera notamment en Afrique centrale francophone au vu de ses potentialités énormes.
 
3) sur la Recherche biologique

Il s’agirait d’acquérir une position au premier rang mondial sur la recherche biologique en milieu forestier tropical dans le cadre de la francophonie. Si le secteur de la pharmacie est devenu le premier secteur d’investissement en recherche au plan mondial, aucune entreprise française, sur un plan capitalistique, ne fait partie des dix premières entreprises mondiales. La pharmacopée apparaît en effet comme un premier pôle de développement évident aux vu des besoins sanitaires, mais ces recherches en biologie moléculaire peuvent déboucher sur d’autres applications industrielles…
Avec les autres pays francophones d’Afrique centrale, sans même parler des autres territoires d’Outremer, nous pourrions constituer un vaste pôle mondial. Par ailleurs à elle seule, la France gère déjà cinq «points chauds» terrestres (sur 25) et aussi deux «points chauds» maritimes (sur 10). Ainsi on trouve 220 millions d’hectares de forêt tropicale dans le bassin du Congo, mais la RDC pourrait perdre 40% de sa forêt d’ici 2050 (63% de la forêt d’afrique centrale). Rappelons également qu’à contrario en Asie, la disparition pure et simple des forêts primaires est largement engagée, nous laissant dans le cadre de la Francophonie avec un avantage comparatif indéniable.
En outre en biochimie, on imagine sans mal le potentiel de ces pays à exploiter une biomasse abondante pour produire des substituts au pétrole, des carburants de dernière génération ou même des compléments alimentaires. Pour la France, les enjeux sont là encore à considérer de manière globale.
On pourrait donc bâtir rapidement un vaste complexe de pôles d’excellence sur le continent africain.
 
4) sur la politique maritime
a) Une ambition
On tient ici compte de l’importance de notre ZEE de 11 millions de km2 au 2em rang mondial, de l’exemple notable du monde anglo-saxon  pour lequel la politique maritime joue un rôle prépondérant.  En effet, la France ne peut guère se contenter d’un Secrétariat Général de la Mer disposant de moyens restreints dans le cadre de la politique maritime intégrée de l’Union européenne, alors qu’elle pourrait légitimement aspirer à devenir la première puissance maritime européenne, avec ses propres capacités de projection, d’où cette proposition de création d’un Ministère régalien dédié!
-un Ministère d’Etat en charge de la Politique Maritime , avec un collège de représentants, au moins un pour chaque espace maritime.
-un Secrétariat d’Etat à l’Outremer (collectivités territoriales ultra-marines), ne dépendant donc plus du Ministère de l'Intérieur...
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Pêche et des Affaires Maritimes  (étude, préservation, exploitation des ressources en milieu marin, et commerce maritime).
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Coopération et de la Francophonie .
b) Quelques objectifs
Certes on n’occultera pas la nécessité à élaborer en amont une doctrine globale pour notre politique maritime…

Même si les enjeux sont multiples, à court terme celui des algocarburants justifierait à lui seul que la France monte en puissance par rapport à la mise en valeur de ses territoires ultra-marins et espaces maritimes, pour occuper une des premières places au niveau mondial en tant que productrice(projet Shamash etc…). Leur rendement apparaît en effet bien plus prometteur que les agro-carburants. On peut aussi considérer l’intérêt de coopérations sur ces énergies nouvelles et autres domaines de recherche dans le cadre de la Francophonie.
Redéfinir le RIF registre international français ou créer un RIFrancophone plus ambitieux car débouchant sur une gestion concertée et la création de synergies donc proposer un projet global à nos partenaires francophones.Il s'agit bien de bâtir une flotte commerciale dont l’importance correspondrait à notre rang-ZEE au sein de l’espace maritime mondial, donc viser une place dans les 5-10 premiers au minimum, et d'affermir le poids économique de tout le secteur maritime: un CA de 45Md euros pour 440000 emplois directs.
Dans ce cadre francophone plus vaste, on pourrait déterminer la «retranscription monétaire» des actifs non-monétaires incessibles dans le budget de l’Etat et innover par le biais de la création d’«obligations incessibles de projet écologique» pour l’évaluation de nos forêts primaires et de nos espaces maritimes, à comptabiliser comme actifs dans le budget de l'Etat. Il s’agirait somme toute de mettre en avant une spécificité réelle du monde francophone nécessitant des investissements plus lourds que pour nos autres partenaires!

Par ailleurs au titre d'une politique d'investissement contracyclique et de gestion rationnelle des ressources halieutiques, on peut considérer l’intérêt de projets comme la constitution de réserves intégrales, l’immersion de récifs artificiels  (plus de 20 ans de retard sur le Japon!), le système islandais de quotas de pêche .
 
En guise de conclusion…
Ainsi la France peut jouer nombre de cartes inédites sur la scène internationale…Nous avons aussi nos intérêts et potentialités propres à défendre, un influx nerveux propre à notre pays à préserver et à cultiver: l’alignement systématique sur d’autres pays (européens) tendrait à nous affaiblir car dans un cadre stratégique, il est nécessaire d’ avoir un ou plusieurs coups d’avance, de savoir jongler très rapidement à différents niveaux d’échelles spatiale, temporelle, et sectorielle, selon l’importance hiérarchique des différents acteurs économiques.
La France est tout de même forte de certains atouts (force de dissuasion, vaste ZEE, Outremer, Francophonie) qui sont bien ceux d’une grande puissance, dès lors qu’on les exploite véritablement comme on l’a vu auparavant: la Francophonie est bien à considérer au même niveau que la construction européenne!!! La France prend en effet un risque inouï à lier son destin à ses seuls partenaires européens au sein d'un système institutionnel monolithique, sans parler de  l’affaiblissement démographique prononcé que connaitra l'Europe continentale dans les années à venir...
Ainsi, j’ai souhaité simplement faire preuve d’inventivité en amont pour contribuer à bâtir une nouvelle culture de puissance pour la France et d’un esprit volontariste et audacieux en aval pour aller bien au-delà des dispositifs techniques, souvent conventionnels, adoptés pour résoudre les problèmes auxquels nous faisons face…
Une vision stratégique permet d’envisager l’utilisation combinée de moyens orthodoxes ou hétérodoxes avec l’efficacité pour règle d’or. Elle peut d’ailleurs s’étendre au traitement d’autres types de problèmes que je n’aborde pas ici… Elle amène aussi nécessairement à hausser le degré d’exigence que nous avons par rapport à nous-mêmes, comme par rapport à nombre d' élus de la République qui n'assument pas les devoirs de leur charge.
 Samuel Dezanneau, le 3 janvier 2009                          

(Tous Droits Réservés-texte actualisé en janvier 2010)
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:11

 

Le Prix Nobel d'économie Maurice Allais, décédé samedi à 99 ans, était "attentif aux grandes questions de son temps" et "s'était en particulier intéressé à l'Europe et à la mondialisation", a déclaré le Premier ministre, François Fillon...

 

L' "hommage" rendu par Fillon n'est que la marque d' un cynisme crasse d'individus pitoyables qui eux ont échoué à défendre les intérêts supérieurs de notre pays avec la complicité du monde des médias...

 



Citations



"Pour ma part, je n'étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j'annonçais, et j'écrivais, il y a plus de dix ans, qu'une crise majeure accompagnée d'un chômage incontrôlé allait bientôt se produire. "



"Je fais partie de ceux qui n'ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu'ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers."

 

Tout est dit...



Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante: je suis un téléspectateur.



"Cette ignorance et surtout la volonté de la cacher grâce à certains médias dénotent un pourrissement du débat et de l'intelligence, par le fait d'intérêts particuliers souvent liés à l'argent. Des intérêts qui souhaitent que l'ordre économique actuel, qui fonctionne à leur avantage, perdure tel qu'il est. Parmi eux se trouvent en particulier les multinationales qui sont les principales bénéficiaires, avec les milieux boursiers et bancaires, d'un mécanisme économique qui les enrichit, tandis qu'il appauvrit la majorité de la population française mais aussi mondiale."

 

le 13 octobre 2010,

S.Dezanneau    

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:08

Ainsi, Sarkozy a stigmatisé les 50 dernières années d'immigration... Nous voici donc aussi revenus en 1960!

 

Pour quelqu'un qui était allé s'incliner sur la tombe de De Gaulle... mais il est vrai qu'il s'agissait alors de la campagne électorale, donc d'un geste de propagande pure!

 

 

A quelle période de notre histoire fera-t'il demain allusion pour masquer ses échecs???

Cela pourrait être "le p'tit jeu de l'été!" sur les plages... mais seulement si l'ennui vous guette vraiment!

 

 

Dans le fond, son seul mentor véritable est peut-être Attila, difficile à mettre en avant sur le temps d'une campagne électorale, encore que ce personnage-là était cultivé, lettré (grec et latin), ce qui n'est pas le cas de notre Sarkozy national...

 

 

S.Dezanneau

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 09:07

C'était cousu de fil blanc que les mesures budgétaires hyper-restrictives par rapport à Maastricht, adoptées il y a quelques mois en Allemagne, allaient dans un deuxième temps se transformer en moyen de pression vis-à-vis des autres partenaires de l'"Union européenne"...

 

Il est clair pour tout le monde que Sarkozy et nos gouvernants suivent les directives allemandes, en fait un agenda qui n'a jamais été présenté aux Français...

 

Que reste-t'il alors de l'expression démocratique et républicaine du peuple français et de la souveraineté de la France???

Car aucun français n'a voté pour Angela Merkel encore moins pour la mise à bas de la République et la destruction de la France...

 

Si Sarkozy, qui n'a pas vu arriver la crise ni les coups, n'est donc pas un stratège, il y a encore plus grave car la question de fond concerne une large partie de la classe politique française au niveau national, celle qui a voté pour le Traité de Lisbonne au mépris du vote d'une majorité de français en 2005:

transférer volontairement les centres décisionnels hors de France ne traduit-elle pas une politique anti-républicaine qui justifierait le jugement de tous ses responsables devant un Tribunal d'exception pour ce que l'on appelait il y a peu "Forfaiture et Haute-trahison" ??? 

 

Seul le peuple est souverain dans la République française, on comprend aujourd'hui pourquoi... et on peut mesurer toute la sagesse des législateurs d'il y a quelques décennies, eux qui gardaient probablement en mémoire  le vote des pleins pouvoirs à Pétain ou simplement le fait pour la France de bénéficier d'une culture étatique de 1500 ans, un héritage inestimable...

 

Samuel Dezanneau

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:00

Selon l’Observatoire de l’énergie, la facture énergétique est de 45,2 Md en 2007, 58,7Md en 2008 dont plus de 35 Md pour le pétrole seul, avec un coût global qui évolue à la hausse... Sur les 10 ans à venir , on aurait donc au moins 400 milliards d’euros de perte sèche pour la France, soit une perte annuelle de plus d’une fois et demie le budget de la Recherche. L'urgence exigerait qu'on pense ce dossier comme dans une économie de guerre, hyper-rationnelle et pour cause... Ainsi je réclame la mise en œuvre d’un vaste plan coordonné de sortie de l’économie pétrolière sur 10 ans.

Par principe, on rechercherait donc un effet d’entrainement maximal par réallocation d’actifs budgétaires à différentes échelles spatiales, temporelles ou sectorielles. On viserait ainsi une externalisation de la production moindre, et donc une internalisation des profits, avec tous les effets d’entrainement que cela suppose:
le principe d’une monnaie franche transposé aux secteurs industriel, artisanal et agricole. Ceci supposerait des efforts de recherche et d' investissements portés à au moins 35Md d'euros par an, autour de 2% du PIB...

Un rappel
: selon la Loi-programme du 13 juillet 2005, la France devait se donner les moyens d’une indépendance énergétique, une sécurité d’approvisionnement, des prix compétitifs, assurer une préservation de la santé humaine et de l’environnement, garantir la cohésion sociale et territoriale... Ce texte avait été prolongé par le livre vert de la Commission européenne en mars 2006, sans qu’il soit avancé de solution crédible…Force est de constater que l'UMP s'est montrée incapable de se hisser à la hauteur des enjeux!


Pour une approche global
e
La fiscalité française sur le secteur énergétique manque de lisibilité et de cohérence, permet l'orchestration de rentes de situation, génère des phases de spéculation pure au détriment du bien commun! Face à cette situation, je propose plusieurs changements notables...

1-un tableau de bord fiscal
Dans le cadre d'une approche globale du secteur de l'énergie, il récapitulerait les coûts de production, les prix à la consommation et leur évolution, le niveau de taxation par l'Etat pour chaque secteur de production énergétique, en précisant des perspectives claires, intelligibles pour le plus grand nombre... Il intégrerait aussi d'emblée, concernant les anticipations pour les secteurs émergents, un coût plus élevé de l'énergie. Ainsi, il serait également utile de conserver un niveau très élevé de la Tipp, pour 1.50 euro le litre de carburant au maximum, et d’aller vers la suppression des allègements fiscaux liés à la Tipp à terme, sur le kérosène, la possibilité d’utiliser du fioul domestique comme carburant dans l’agriculture et le BTP (mécanisation), l’aéronautique, les taxis, pour un coût annuel de plus de 4Md d’euros qui pourraient servir au développement d'une vraie politique maritime de développement des algocarburants... On y mesurerait par ailleurs toutes les conséquences et effets de levier d’une hausse très importante du prix de l’électricité sur 5-10 ans, l'Etat restant l'actionnaire majoritaire d' EDF et d' Areva.

2- une cartographie de l'autosuffisance énergétique et alimentaire
Comme il est essentiel que la population s'empare de ces questions fondamentales, une cartographie exhaustive sur l'autosuffisance énergétique et alimentaire, pour chaque territoire en descendant au niveau communal, m' apparaît indispensable. Elle faciliterait à terme le fait de pallier les insuffisances, limiter drastiquement le coût des transports en (re)créant de nouvelles synergies locales où chacun s'impliquerait à sa guise... En conséquence, cela constituerait un outil d'aménagement du territoire facilitant la protection de notre tissu économique.

3- un
Ministère d’Etat en charge de la Politique Maritime
Selon l'Ifremer, le marché mondial des énergies marines serait de 10 à 30 fois supérieur au marché européen, tandis que la France dispose du deuxième espace maritime au monde... Même si les enjeux sont multiples, à court terme celui des algocarburants, dont le rendement à l'hectare apparaît en effet bien plus prometteur que pour les agro-carburants, justifierait à lui seul que la France monte en puissance par rapport à la mise en valeur de ses territoires ultra-marins et espaces maritimes, pour occuper une des premières places au niveau mondial -projet Shamash etc -. On peut évidemment considérer l’intérêt de coopérations sur ces énergies nouvelles et autres domaines de recherche dans le cadre de la Francophonie! Ce ministère comporterait un collège de représentants, au moins un pour chaque espace maritime. Y seraient rattachés:

-un
Secrétariat d’Etat à l’Outremer -collectivités territoriales ultra-marines- ne dépendant donc plus du Ministère de l'Intérieur...
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Pêche et des Affaires Maritimes -étude, préservation, exploitation des ressources en milieu marin, commerce maritime-.
-le Secrétariat d’Etat en charge de la Coopération et de la Francophonie.


Un enjeu de pouvoir, un enjeu stratégique
Le secteur énergétique est un secteur stratégique, ce d' autant plus que nous sommes confrontés à une crise majeure! Des répercussions négatives peuvent se faire sentir rapidement sur le coût de l'énergie au vu des problèmes liés au renchérissement des services para-pétroliers, coûts d’exploitation, multiplication des campagnes de prospection et mise en exploitation de nouveaux gisements, sans même parler de tensions internationales encore plus graves… On ne peut admettre que l' Etat se retrouve sur un faux rythme de gestion au fil de l'eau, à laisser acculée demain la population parceque la France connaitrait des soubresauts encore plus violents!

Sur un autre front, les Français doivent en plus faire face à la politique de dérégulation européenne du marché de l’énergie. Ainsi, le gouvernement UMP a prévu qu' EDF cède une partie non négligeable de sa production d'origine nucléaire, environ 30%, sur injonction de la Commission européenne. Ce démantèlement serait sensé simuler la concurrence dans un secteur nécessitant pourtant des investissements lourds, 24Md d'euros pour assurer la continuité du parc sur 40 ans au lieu de 30... A cet effet, comment justifier alors une hausse indispensable des tarifs de l'énergie auprès de l'opinion si l'on organise par ailleurs une vaste braderie, qui plus est probablement au détriment de notre sécurité?

Une politique d'investissement dans le secteur énergétique ne peut être fondée sur un système de rente sans vision à long terme, et sans l'adhésion de la population. De fait, à l'heure où chacun devra se focaliser à réduire sa consommation énergétique en se basant d'abord sur les ressources de son environnement proche, les exécutifs locaux tout comme la population doivent monter en puissance rapidement sur cet enjeu, ne serait-ce que pour préserver notre patrimoine national commun, bâti par des générations de Français!


Sur l'industrie automobile
Nous consommons chaque année 50Mtep dans le domaine du transport. L’industrie automobile française semble promise au même sort que l’industrie textile, la production nationale chute ou est délocalisée, y compris chez les équipementiers, avec une hausse des approvisionnements en provenance des zones de production à bas coût et aujourd'hui une production à l’étranger surpassant la production nationale…

L’objectif concret consisterait alors à aller vers une «internalisation industrielle et écologique à effet de levier fort»
, à renouveler rapidement le parc automobile français par une vaste politique de l’offre contracyclique, à créer une nouvelle civilisation des transports car nous disposons de tous les atouts nécessaires pour la mettre en œuvre! Si cette ambition est affichée, 100% des véhicules pourraient être équipés en «technologies propres» d’ici 2017! Promouvoir des véhicules hybrides ou électriques renforcerait ainsi directement nos géants nationaux EDF ou Areva...

Rappelons que le facteur déterminant pour abaisser la consommation de carburant, sur lequel l'Etat devrait exiger une contre-partie auprès des constructeurs, porte sur la masse initiale des véhicules! L'Etat a également toute latitude pour se pencher sur la vitesse maximale autorisée sur les grands axes. A l'évidence, aujourd'hui au vu des enjeux et des primes versées, on note que certains secteurs d'activité relèvent presque d'une forme d' économie administrée...

L' organisation générale du mode de vie, notamment sur la question des circuits de production-commercialisation dans le secteur alimentaire, s'avère aussi capitale à prendre en considération.

Enfin, ce dossier est très emblématique parcequ’il touche de près la population, et parce que le poste budgétaire du transport contribue à «asphyxier» les personnes se situant à un bas niveau de salaire, alors que leurs besoins en terme de mobilité sont justement prépondérants.

Sur cette approche,
le coût final de ce projet de sortie de l'économie pétrolière sur 10 ans est à rapprocher de celui de la facture pétrolière sur la même période…On mesure alors bien l'écart qui nous sépare d'une véritable politique ambitieuse et volontariste dans ce domaine, dégagée du fatras institutionnel européen, replaçant au coeur des dossiers d'investissement sur le long terme la souveraineté monétaire!

S.Dezanneau      
le 21février 2010          (Tous Droits Réservés)

 

 

 

 

 

 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:49

Je démontre ici - la Francophonie contre la crise (Résumé) - que le creusement de la dette publique est lié à une politique d'asservissement et de spoliation des peuples, en France (1500Md !) comme dans les pays en voie de développement, avec une approche des responsables politiques et de la haute administration qui dessert l'immense majorité de la population pour le profit de quelques-uns...

J'y aborde également d'autres thématiques importantes...


S.Dezanneau

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Published by samuel dezanneau - dans 7-Archives 2009-2012
commenter cet article
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:07
J' arrive sur 2008 et 2009 à une perte par Français d'environ 4200 euros, en combinant l'accroissement de la dette publique au paiement des intérêts de la dette. J'ai fait grâce à Sarkozy de son début de mandat, mais de fait  il n'y pas eu de rupture...
Si l'on rapporte ces chiffres au nombre d' adultes puis au nombre d'actifs, c'est un carnage... Si certains Français perçoivent le même niveau de revenus, leur environnement se dégradera de toute façon.

Sarkozy: "Vous m'évaluerez dans cinq ans"...
Pourquoi attendre?

-il suffit de considérer les grands équilibres financiers du pays, et de mesurer notamment le creusement de la dette publique.
-il n' y a pas d'équilibre budgétaire prévu avant 2013, de l'aveu même des ministres UMP concernés!
-le secteur privé ne peut pas prendre le relais sans confiance, sans salubrité dans la gestion des finances publiques, et les destructions d'emplois de 2007 à 2010 surpasseront au final en 2012 les créations...
CQFD!

Sachons rester des rationnalistes implacables, le bilan de Sarkozy est aujourd'hui négatif, il le sera  en 2012 à la fin de son mandat ! 

Sarkozy est d'ors et déjà échec-et-mat !

Fort heureusement, nous avons toute latitude pour mettre en avant une autre stratégie
...


S.Dezanneau          Le 25 février 2010                               (Tous Droits Réservés)

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:35

La Cour des Comptes, présidée par Philippe Seguin, avait confirmé que la vente des concessions d'autoroutes aux opérateurs privés en 2006 aurait dû rapporter à l'Etat non pas 14,8Md d'euros mais 24Md d'euros, un manque à gagner de près de 10Md d'euros... Le Conseil d'Etat avait pourtant repoussé un recours contre le bradage des autoroutes...

Rappelons qu'avec ces près de 10 Md d'euros, pour l'instant une perte sèche (sans comptabiliser les revenus récurrents apportés alors à l'Etat), on peut financer:
-le second porte-avions, garant de nos capacités de projection autonomes, pour un coût évalué à 3.5Md, dans un secteur dont l'activité peut génèrer des effets contracycliques.Il s'agit là d'un énième engagement du candidat Sarkozy...
-nos 11 frégates multimissions, contre 17 prévues initialement, pour un coût évalué à 0.38-0.5Md l'unité. Rappelons ici que la France doit protéger le deuxième espace maritime au monde.
-des véhicules blindés avec tourelle commandée de l'intérieur, ceux dont nos soldats ne disposaient pas lors de cette embuscade qui a coûté la vie à 10 d'entre eux dans la vallée d'Uzbin en Afghanistan en août 2008... une énième illustration du sous-équipement chronique de nos forces armées, consécutive à cette propension de nos gouvernants à considérer le budget de la Défense comme une variable d'ajustement !

Ainsi, concernant le dossier iranien, faute de réels moyens d'action sur la base même de ses propres arbitrages, la diplomatie agressive de Nicolas Sarkozy n'a de fait guère de crédibilité...

De même, faute en amont d'une pensée stratégique au service du pays et des Français, l'incurie qui règne dans la gestion des finances publiques apparaît de plus en plus à l'évidence comme délibérée... Elle oblige ainsi nombre de personnels payés par l'Etat à travailler de manière quasi-systématique en compensation, sans parler des énormes contre-coups subis par le secteur privé...

Au final la désagrégation du pays et la faillite des «élites» sont aujourd'hui perceptibles par tous...

Plus précisément, pour l'ensemble des personnels de nos forces de sécurité qui risquent leur vie dans le cadre des missions qui sont les leurs sur le territoire national ou lors d'opérations extérieures, forts de leur sens de l'engagement au service du pays, cette situation mène fatalement à une surexposition aux risques...

Il y a donc manquement du pouvoir en place!

En conséquence, nous déplorons le mensonge d'Etat sur les prétendues contraintes budgétaires ayant amené à surseoir au lancement du deuxième porte-avions. Dans la continuité, il nous appartient de nous engager à récupérer ce capital de 10Md d'euros dont les Français ont été spoliés !

Si nous ne retenons pas encore de parjure sur l'engagement du deuxième porte-avions pris par Nicolas Sarkozy lors de la campagne électorale de 2007, en l'état actuel des choses, il fait preuve de manquement grave à l'exercice de ses devoirs, ce qui est un motif de destitution...

S.Dezanneau              le 15 février 2010                (Tous Droits Réservés)


 


 

 

 

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