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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 20:14

 

Nous avons déjà précisé le fond de notre pensée sur la multiplicité de candidatures dans le camp nationaliste et souverainiste (rubrique Tactique politique), l'échec étant clairement assuré en fin de compte si ces formations politiques ne prennent pas la peine de négocier entre elles. Que P-M Couteaux veuille créer un autre parti souverainiste que le RIF pour soutenir le FN et sa candidate ne change rien à la donne: avant tout il s'est d'abord rallié à la candidature de Marine Le Pen. Notre démarche est sensiblement différente puisqu'elle suppose au préalable une ouverture d'esprit des dirigeants des différentes formations politiques, pas que les dirigeants de nos partis agissent comme Jospin avec sa « majorité plurielle », en somme il s'agit dans ce cas de jouer au préalable un coup faible pour un coup vraiment fort derrière...

 

Concernant spécifiquement la mouvance indépendantiste ou souverainiste (selon l'article 2 de notre constitution), j'élabore ici une critique constructive du discours de candidature de François Asselineau. Honnêtement, je serais d'ailleurs plutôt en peine de le faire avec celui de ses concurrents, ne parlons même pas de nos adversaires pro-UE... J'y adjoins quelques remarques sur ses documents de démarchage auprès des maires.

 

 

Sur la forme, j'ai regretté d'emblée qu'il l'ait effectué suivant un format de conférence, didactique certes mais qui ne lui permet pas à mon sens de s'adresser pleinement à ses interlocuteurs, ceux de la salle mais surtout aux Français. L'homme de dossiers semble avoir beaucoup de mal à laisser la place au politicien combatif qu'il prétend être, ce qui amoindrit sa présence physique alors que Sarkozy, il faut aussi aller le chercher dans cette dimension-là, lui laisse peu de place pour des techniques oratoires plus efficaces comme quelques traits d'humour là où Sarkozy ne peut pourtant guère encaisser les coups dans cette forme d'expression. 

 

D'ailleurs, élément déterminant et primordial à mes yeux, il ne s'est pas mis « en disponibilité » pour cette campagne électorale, donc reste de fait sous tutelle de son ministre F.Barouin (UMP)François Asselineau élude aussi largement la responsabilité écrasante des hauts-fonctionnaires, ce qu'il est lui-même, leur intrusion dans la sphère politique comme sur les piètres résultats obtenus sur la durée, comme sur leur silence inassimilable au devoir de réserve en ces circonstances exceptionnelles... Je le dis sincérement et sans aménité, je m'attendais à mieux, notamment pour ce qui touche aux questions géostratégiques auxquelles se rattache la question centrale de la souveraineté monétaire. 

 

Je reste plus que dubitatif quant à la mention sur le site de l'UPR du parcours scolaire de François Asselineau, de ses 85 voyages à l'étranger qui traduisent un niveau de vie largement au-dessus de la moyenne (respect profond pour l'école de la République et ouverture d'esprit peuvent être mis en avant autrement...). Pour revenir à son discours de candidature, si ses prises de position ont pu lui coûter en terme de « carriérisme pur », que dire des Français qui paient les pots cassés des arbitrages rendus par nos « élites » sans avoir les moyens d'y faire face!?! Comme leur courage au quotidien vaut largement le sien, il manque presque de décence à trop insister sur ce point, a fortiori quand il évoque une carrière jusqu'alors sans qu'il ait été nommé ministre alors qu'il se présente devant les Français pour un poste encore plus important!

 

Quant à son courrier programmatique adressé aux maires, le tout manque de neutralité voire de modestie, est perclu de remarques inadaptées ("concourir à la présidentielle"?), laudatives par rapport à la qualité du projet donc intempestives. En outre, la conclusion de la déclaration sur l'honneur du maire à soutenir la candidature de François Asselineau met ainsi l'accent sur son libre arbitre tout en étant contradictoire avec la forme contractuelle, juridique donc contraignante évoquée par les "considérant que": il y a donc confusion entre les deux documents. La dernière vidéo adressée aux maires m'apparaît bien meilleure, plus concise et percutante, sauf sur le final un peu trop long.

 

 

Sur le fond, le discours d'ensemble s'avère cohérent mais à mon sens manque aussi de tranchant. Comme si son radicalisme contre l'UE et l'euro s'étiolait dans bien d'autres domaines. Certes, lui et l'UPR visent le consensus le plus large mais cela donne surtout l'impression que François Asselineau voudrait mener campagne sans affronter véritablement ses adversaires par tous les moyens, alors que sa propre trajectoire dans cette campagne relève plus d'une course à handicaps que d'une approche tactique à un stade ultime d'expérience telle que chez un stratège d'exception... L'UPR ne dispose pas de tant de moyens que cela, François Asselineau ne dispose pas d'une couverture médiatique (complaisante) ou d'un réseau d'élus locaux etc... Ainsi, il passe à côté de nombre d'angles d'attaque faute de savoir (vouloir) occuper l'espace, son projet restant cantonné au départ à l'application de l'article 50 pour sortir de l'UE et l'euro (juste une procédure!), la sortie de l'Otan auxquelles sont adjointes des mesures inspirées par le programme du CNR. Il est en quasi-roue libre pour tout le reste alors qu'un programme plus vaste illustre et renforce à l'évidence le projet de sortie de l'UE et de l'euro. L'IRC en ce sens essaie de ne faire l'impasse sur aucun dossier lourd!

 

Ainsi, sur sa proposition portant sur trois référendums:

-le secteur énergétique est stratégique, avec des évolutions technologiques et des arbitrages délicats qui supposent une gestion fine et une présence forte de l'Etat. Un référendum est déjà pour cette seule raison inadapté.

-même si le débat est indispensable sur l'immigration, le recours au référendum laisse supposer un flottement. Rappelons que l'INSEE a délibérément sous-évalué certains chiffres sensibles à plusieurs reprises (1999 et 2004)! Il met par ailleurs en avant un modèle, celui de la Réunion, qui n'est pas forcément transposable en France métropolitaine, pas forcément adapté si le contexte international devenait plus tendu. Ce peut être une source d'inspiration mais il n'apporte pas de garantie de paix civile sur le long terme en tant que tel, il suffit de considérer l'histoire récente du Liban, de la Yougoslavie ou en France de l'île de St Martin! François Asselineau me semble pris en défaut sur ce point car le consensus (sa tactique électorale) exprimé par nombre de sondages est beaucoup plus proche d'une ligne dure telle que défendue par l'IRC.

-Ses positions sont ouvertes sur la question de la monétisation (monétarisation) de la dette publique mais justement, là encore aucune expectative n'est admissible: il faut trancher! Ainsi, Royal et Bayrou ont échoué face à Sarkozy sur leur esprit de dialogue qui s'apparentait trop à de l'indécision. En revanche, l'IRC l'a fait clairement sur cette question en élargissant le cadre du traitement de ce problème à la francophonie.

 

Sur la réforme constitutionnelle, notamment concernant toute décision touchant à la souveraineté du pays, on resterait avec le programme de l'UPR à un vote à une majorité des inscrits là où pour protéger la paix civile à l'évidence elle devrait être plus large (80% des votants) comme précisé dans notre texte sur Maastricht. Tout le débat politique est pourtant aujourd'hui biaisé depuis le vote du traité de Maastricht à cause de ce premier critère de décision sans que l'UPR en ait tiré de conclusion à la hauteur. Quant au rétablissement du crime de « forfaiture et haute-trahison », il est légitime mais la définition de ce dernier est curieusement flottante, ce qui est grave et laisse la porte ouverte à nombre d'excès. De même il n'aborde pas la question du rétablissement de la peine capitale, la sanction la plus lourde, alors que son abolition est l'élément initiateur de nombre de dérives chez nos « élites ».

 

Sur le statut de l'élu, la règle d'un seul renouvellement ne me semble pas correspondre à ce qui fonde notre civilisation, les libertés individuelles y compris dans la trajectoire (possiblement) ascendante ou évolutive de chaque individu. Je l'exclue donc telle quelle par principe, tout un chacun devant pouvoir défendre son projet, ses idées le cas échéant comme il l'entend. On sent dans le programme de l'UPR une empreinte très marquée à gauche sur ce point, comme sur d'autres...   

 

Sur la lutte anti-terroriste ou autres questions de sécurité, alors que la sécurité des Français demeure le premier principe qui justifie l'existence de l'Etat, il est avec l'UPR globalement en deça des positions de l'IRC. Ses arbitrages sonnent plutôt de gauche (chevènementiste), mais surtout cette forme de raisonnement sur cette question n'en est pas une: des chiffres statistiques ne suffisent pas à décrire un problème, a fortiori dans un domaine où même les épiphénomènes doivent être pris en considération. L'élément dynamique national et international (développement du fondamentalisme islamiste) est par ailleurs occulté. Surtout, si on applique cette méthode d'analyse aux chiffres du commerce international, l'Afrique n'existe pas ou peu, ou en tenant compte du nombre d'adhérents ou mieux d'élus de la République l'UPR et l'IRC n'existent pas... Il est à relever que notre parti l'IRC est sur une ligne plus dure, plus interventionniste hors de nos frontières le cas échéant sans être néoconservateur...

 

Sur l'Iran, l'intervention est trop courte, d'ailleurs comparable à celle de la famille Le Pen ou du FN, car non-interventionniste par principe. Or, dans une période de post-guerre froide, selon nous (IRC) la prolifération d'armements nucléaires doit impérativement être combattue, même si la France a les moyens de mener une politique propre qui ne soit pas néo-conservatrice car elle dispose d'une expertise dans ce domaine, son arbitrage peut donc être souverain concernant une intervention militaire.

 

Sur la Francophonie, le volet programmatique est là encore bien trop hésitant, même s'il est normal d'entendre nos interlocuteurs africains sur le système du franc CFA, quelques mesures prônées par l'IRC peuvent être rapidement mises en oeuvre car elles répondent aux critiques principales portant sur ce système. Il est vrai qu'il est difficile peut-être pour l'UPR de remettre en cause un système bâti là aussi par De Gaulle, mais à l'IRC nous sommes simplement républicains souverainistes. Je ne perçois pas l'intérêt de l'implantation isolée d'un parlement francophone à la place du siège de l'Unesco à Paris (encore là!) là où les implantations pourraient être par essence multiples! La RDC premier pays francophone au monde, le Québec doivent d'emblée disposer d'un centre francophone de taille internationale. Je rappelle que l'IRC en a fait son premier axe stratégique de défense de nos intérêts vitaux en créant son propre système global de monétisation de notre dette publique sur projets francophones, le travers majeur d'une création monétaire massive sans contre-partie effectivement produite étant ainsi contourné! Sur un plan géostratégique, les sous-jacents se comptent en fait par dizaines...

 

Quant aux territoires ultra-marins, l'ambition s'avère par trop mesurée, en inadéquation avec ce que pourrait être une véritable politique maritime (cf réforme de l'appareil d'Etat, projet guyanais). Tout projet possède ici une dimension territoriale en butte directe au cadre institutionnel européen.

 

Nous sommes probablement plus circonspects quant à l'héritage quasi-systématiquement mis en avant du CNR, puisque nous souhaitons que l'Etat central se focalise d'abord sur ses missions régaliennes, et laisse le reste du champ des interventions aux collectivités locales (aux départements, la politique sanitaire etc...). En ce sens, cette vision de l'UPR nous semble inachevée, assez classique (l'interventionnisme de l'Etat) ou trop statique dans ses positionnements, nous inscrirait dans une dynamique de campagne défensive. Beaucoup d'éléments mis en avant pas François Asselineau risquent ainsi de ne pas lui offrir de marge suffisante face à ses adversaires, privilégiant le poids de l'histoire dans ses analyses, un programme bis du CNR, une référence qui en vaut d'autres. Mais au final, le tout manque de dynamique propre créatrice, de souplesse (« force ordinaire", "force extraordinaire » et leurs permutations- Sun Tsu), ce que j'avais déjà souligné à un de ses bras droits. Par exemple, si le rôle des départements doit être renforcé dans une optique républicaine, pourquoi alors ne pas lui adjoindre une réforme (radicale) de l'appareil d'Etat telle que la défend l'IRC? Face à l'oligarchie qui dirige la France, par respect pour les Français, il ne faut rien laisser dans l'ombre!

 

L'élection dans ce type de contexte ne peut se jouer que sur du très lourd, du saillant, cet état d'esprit ayant conduit à la création de l'IRC: il ne suffit pas d'être sur un positionnement juste, il faut être armé à écraser l'adversaire, à le surclasser par des propositions qui ne lui laissent aucune échappatoire, le caractère anxiogène des mesures les plus fortes étant largement sous-évalué par l'UPR. Proposer de sortir de l'UE et de l'euro cette vision-là ne suffit pas en elle-même, cela n'est pas une stratégie globale! Car même si on perçoit bien la dimension humaniste voire pacifiste qui est celle de François Asselineau (et des membres de l'UPR), le fait est que l'UE devait être pour la France un relais d'expression de puissance y compris aux yeux de nos compatriotes, ce qu'elle n'est évidemment pas... Mais sur un plan géostratégique, on ne perçoit guère ce que serait une alternative selon l'UPR, contrairement à l'IRC beaucoup plus explicite sur ses orientations! 

 

Sans doute François Asselineau s'est-il positionné très tard en tant que candidat à la présidentielle (pourquoi pas dès 2007?), le calendrier étant plutôt juste pour faire émerger une candidature alternative (comme souligné dès septembre par l'IRC).En cela l'approche de l'IRC, purement (géo)stratégique dans toutes ses dimensions, pourrait être un apport très utile en soutien à sa candidature.

 

 

Pour conclure, disons qu'il s'agit là tout de même d'un discours de haute tenue dans un contexte d'offre politique se situant à un niveau lamentable, que François Asselineau tacle plutôt sèchement par son discours et sa démarche l'ensemble des politiciens qui se sont déclarés candidats. Cependant disons aussi que pour nous autres à l'IRC qui sommes aussi clairement en faveur de la sortie de l'UE et de l'euro, sans rien devoir à l'UPR ce qui leur semble peut-être difficile à admettre (la Convention de Vienne est à nos yeux autrement plus légitime que l'article 50, à tout le moins un combinaison de coups serait meilleure, sans parler du vote des Français de 2005 qui rendait le texte du TCE forclos...), qu'il en manque tout de même beaucoup pour en faire un candidat implacable pour ses adversaires! Notre interrogation se situe d'abord là...

 

Dans la continuité, François Asselineau semble se réfugier derrière la constitution pour ne pas parler de politique gouvernementale, celle-ci étant liée directement aux législatives, ce qui le conduit évidemment à éluder la question du débat interne à notre mouvance, débat qui aurait dû avoir lieu ces dernières années et que seule l'IRC continue à réclamer pour l'ensemble de ses composantes (comme à éluder des pans entiers de programme). Car isolés, sans vision multipolaire à l'échelle du paysage politique français cette fois-ci, nous ne vaincrons pas (plus) en 2012! Or, pouvons-nous nous permettre de perdre? Ce devrait pourtant être la question centrale... (cf rubrique Tactique)

 

De fait, il est fondamentalement hors de question pour nous de nous « carboniser » en pure perte. Nous avons tout de même l'expérience des dernières présidentielles, de l'échec de Chevènement puis de Villiers (plus de 80 déplacements sur le terrain) comme de Dupont-Aignan, de cette somme considérable d'énergie militante et de ressources dilapidée. Toutefois, comme le FN ne semble guère se préoccuper d'ouverture vers les souverainistes sauf envers des ralliés sans marge de manoeuvre, sauf à piller leur programme économique, dans la seule mesure où François Asselineau et l'UPR démontrent qu'ils sont eux en revanche capables de discuter avec d'autres mouvements sous une forme plus ouverte et collégiale, à commencer par l'IRC, nous pourrions en retour nous engager à soutenir cette candidature de François Asselineau.

 

Le 21 décembre 2011,

Samuel Dezanneau, Président de l'IRC

 

(texte remanié en janvier 2012 pour plus de précision)

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commentaires

sylla 25/12/2011 23:19


Bonsoir,

non, je n'ai pas oublié ces attentats, dus à une rupture de contrat par la france sur un processus d'enrichissement d'uranium, financé en partie par l'iran, mais "confisqué" suite à la révolution
iranienne (avec un ayatollah que la france a acceuilli). Ceci dit, je parlais de guerre, non de représailles terroristes.


 


pour revenir sur la convention de vienne, le délai est de 6 mois à condition que les 26 autres pays de l'ue soit d'accord, sinon çà passe à l'onu (délai de 12 mois spplémentaires), résultat de la
procédure non garanti. Cela annulerait la ratification du traité de lisbonne, c'est à dire nous raménerait à celui de nice, le traité précédent. de plus, j'ai interrogé des juristes qui restent
dubitatifs sur la possibilité d'utiliser cette convention à l'encontre des traités européens.
Je ne considère pas le coup d'état de l'adoption du tce comme à oublier, mais il ne sert à rien de pleurer sur le lait renversé : la procédure de l'article 50 prend certes 2 ans (six mois de plus
que le délai maximum pour la convention de vienne), et n'a pas les inconvénients d'une procédure au résultat incertain. Cet article n'existait pas lors de la création de l'upr, et celle ci
envisageait alors de faire valoir le droit inaliénable des peuples à disposer d'eux même que reconnait l'onu, cependant maintenant que cet article existe et rend la procédure conforme aux
engagements de la france (certes parlementaires) vis à vis de nos actuels partenaires européens, selon une procédure balisée à l'issue certaine, il me semble bien plus judicieux de
l'utiliser.

Certains pays de l'UE ont en effet obtenus des dérogations sur le traité de lisbonne, mais ceci à titre temporaire (sans délais fixés à ma connaissance, mais le zèle de leur représentation
nationale suffira) : normalement, ils doivent l'intégrer totalement.

Le souverainisme fut "importé" du Québec en France par P.M. Coûteaux, et suite à la tentative d'alliance au dessus des clivages droite/gauche, alliance qui échoua sur les divergences sur les
questions sociales et celles économiques, il fut utilisé par les tenants d'une "europe des nations" (sous l'étiquette gaullisme, alors que de gaulle ne voulait d'une "europe des nations" que
parce qu'il savait que la France serait à la tête de cette europe : la France le cavalier, l'allemagne le cheval. Une telle conception de l'europe était possiblement bien vu à l'époque, où il
s'agissait de contrebalancer les deux superpuissances, mais mène irrémédiablement à la domination de la plus puissante nation, à savoir actuellement l'allemagne. Qualifier de gaulliste ad vitam
eternam la proposition d'"europe des nations" n'a pas de sens). Pour cette raison, parce que le terme est aujourd'hui connoté, l'upr se définit comme un mouvement démocrate et républicain
d'indépendance nationale. ( "titre 1er, art 2 de la constitution : de la souveraineté -son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple". Souverainisme est
superfétatoire, démocrate et républicain suffit amplement.)

Parmi les autres mouvements, ceux dit souverainistes, du moins les cinq six les plus en vue, aucun ne propose de sortir de l'UE, tous veulent renégocier les traités. Certains parlent de sortir de
l'euro, mais ce n'est possible avec les traités actuels, qu'en sortant de l'UE, la monnaie commune n'étant elle possible qu'à condition de renégocier les traités dans ce sens (unanimité requise
donc). Qu'ils se soient opposés à l'abandon du franc n'y change rien. D'ailleurs, pourquoi aucun ne parle pas de sortir de l'UE, que ce soit via l'art 50 ou la convention de vienne (Une
dénonciation du traité de lisbonne ne raménerait pas de souveraineté monétaire, celle ci ayant été réglée par le traité de maastricht)?
Car en plus d'être connoté, certains partis emploi le terme de souverainisme uniquement comme décoration.

Par ex :
-1 "Sortir de l'union européenne - Jean-Paul Bled / Alain Bournazel / Paul-Marie Coûteaux."Manifeste, Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France".Editions
"François-Xavier de Guibert". Année : 2007.



Sur la 4e de couverture :


« L'Union européenne est malade, elle est épuisée, elle est ingouvernable. Insatiable boulimie des pouvoirs, mépris des peuples, bureaucratie omnivore, élargissements mal digérés, l'Union
européenne est devenue un modèle d'inefficacité et une entrave à la liberté des peuples.


L'Union européenne est-elle réformable? la réponse est clairement : Non. Il faut renoncer à une tâche impossible. La sagesse commande de prendre acte de l'irréversibilité du mal. Le temps
de rafistolages est dépassé.


Le rassemblement appelle à la dénonciation des traités européens, préalable à toute refondation. La reconquête des souverainetés abandonnées à l'Union européenne, est la seule solution
conforme à l'exigence d'une France libre et indépendante.


Ce socle restauré, il conviendra de travailler à bâtir une Europe raisonnable. Le dilemme n'est pas entre l'absorption et l'autarcie. A l'Europe de l'intégration et de la fusion, il faut
opposer une Europe de coopérations libres, génératrices de solidarités d'autant plus fortes qu'elles résulteront de la volonté de nations souveraines.


Il y a là un projet digne d'un grand peuple, Le moment est venu de préparer le redressement et de rendre l'avenir de la France aux Français. »

-2 la même année : http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article1396 "Du rififi au RIF..."
extrait : "Au cours de cette convention, Jean-Paul Bled a déployé beaucoup d’efforts pour amener le mouvement à transiger avec la ligne souverainiste « dure » qu’il suit jusqu’ à
présent. Il aurait notamment cherché à interrompre l’intervention de François Asselineau au moment où
ce dernier expliquait à la tribune « en quoi les programmes des candidats qui se prétendent souverainistes sont en réalité foncièrement euro-compatibles, et en quoi ces
candidats sont de mèche avec l’UMP » [1]. Quelques jours plus tôt, nous publiions sur la Revue
républicaine un article de Pierre Hillard [2] dans lequel il démasquait l’appartenance de M. Bled à la fondation Coudenhove-Kalergi, entité dont la vision de l’Europe
se situe très loin des thèses souverainistes..."
et l'article déclencheur : "Paneurope et souveraineté nationale, deux concepts antinomiques" http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article1374


Pour terminer, je confesse ne connaître l'IRC que d'aujourd'hui : je visiterai vos pages avec plaisir (pour l'instant une nette divergence sur la puissance: si l'épée et le verbe sont tous deux
nécessaires, je préfère la puissance du verbe).




 







.

26/12/2011 19:53



Tout de même quant aux attentats iraniens, malgré la rupture d'un contrat, il s'agit bien d'un acte de guerre (asymétrique).


Je suis persuadé que la procédure quelle qu'elle soit ne fera qu'avaliser au final une situation de fait (comme pour un divorce). Or il ne faut que quelques mois pour rétablir le Franc, couper
les vivres à l'UE, mener une politique de la chaise vide etc... Et François Asselineau vient en plus de révéler que l'Allemagne envisageait de sortir de l'euro dès le début de l'année 2010, ce
qu'elle n'a pas fait sous pression nord-américaine. De même de toute façon, nous serions attaqués de toutes parts dès le résultat de l'élection, sans délai devant nous pour négocier sur plusieurs
années... Sans parler de la multiplicité des versions du traité de Lisbonne, en sortir via la convention de Vienne ne nous ramènerait guère au traité de Nice puisqu'il faudrait alors y revenir à
27, ce qui serait douteux, d'autant plus que certains spécialistes de droit constitutionnel considèrent que le Traité de Lisbonne est en lui-même une compilation des textes antérieurs... Le vote
des français de 2005 aurait donc supposé en fait une renégociation totale! 


Sur le "lait renversé" lié au passage en force sur le traité de Lisbonne, permettez moi de souligner que personne à l'IRC n'a l'intention de passer quoi que ce soit à nos "élites", a fortiori
quand celles-ci nient notre existence en tant que citoyens français, ce qui est gravissime et d'une violence inouïe! Nous avons surtout compris tout de suite que derrière, il pourrait se
passer absolument n'importe quoi pour nous autres! C'est en cela qu'à mon sens l'article 50 représente une faille dans la manière de raisonner de l'UPR, il y a certes un outil (bâti par nos
adversaires...) mais il y a d'abord l'état d'esprit de chacun qui détermine son rapport au combat (politique), or dans ce domaine il ne faut jamais rien lâcher! Le minimum en parlant de procédure
de sortie de l'UE et l'euro serait donc de rappeler aux Français que leur vote n'a pas été respecté, que les gardes-fous n'ont pas joué leur rôle, ce qui relève de l'histoire récente...


S.Dezanneau, Président de l'IRC



Malthus 25/12/2011 16:16


Il faudra m'expliquer en vertu de quoi, la France devrait se mêler des affaires Iraniennes et bombarder ce pays (avec ou sans les américains).

Pensez vous que les Français ne soient pas assez détestés dans le monde arabo-musulman ? Comment peut on légitimer la mort donnée à autrui ?

Là effectivement, je peux vous dire qu'à titre personnel, je ne vous suis pas du tout sur l'Iran sachant que je considère que Sarko devrait être condamné par la justice internationale vis à vis
de la Libye, et que notre intérêt est bien de laisser l'Iran aller au bout de son programme nucléaire civil et militaire, et veiller à ce qu'à aucun moment, les intérêts français ne soient
menacés par le jeu des ententes et alliances entre le monde arabo-perse et le bloc sino-russe.

La Paix n'est jamais construite en oppressant d'autres peuples et nous sommes très loin d'être les mieux placés pour donner des leçons de démocratie et de paix en France. Hors, je n'ai que 32 ans
et je souhaite que mon pays soit un modèle de pacifisme et de neutralité durant les prochaines années.

Comprenez le, car effectivement, votre ligne est effectivement trop dure et peut être plus conforme aux propositions de Mme Le Pen qui a un certain goût du sang à faire valoir.


 


S. Baron


Délégué Dép. Gironde UPR

25/12/2011 20:04



Monsieur, je respecte les convictions de chacun et vous précise qu'il est inutile de nous comparer au FN, pour plusieurs raisons.


Le Pen est pour le coup non-interventionniste sur ce dossier iranien... Le FN est bien un mouvement nationaliste!


Je vous précise également que la francophonie est un axe programmatique central de l'IRC, notamment par le biais d'un dispositif de monétisation de notre dette publique sur projets francophones.
Notre programme fait ainsi mention explicite des objectifs du Millénaire au profit des pays en développement. En matière d'humanisme, contrairement aux partis de gouvernement ou au FN, nous
savons où nous nous situons... 


S.Dezanneau, Président de l'IRC


 



Norbou66 25/12/2011 16:04


Bonjour M. Dezanneau,


Merci d'avoir écrit un article traitant de l'UPR. C'est un fait suffisamment rare, malheureusement, qui mérite d'être souligné.


Le premier post de Sylla, en réponse à votre article, apporte tout plein de réponses donc je n'y reviendrai pas.


La seule chose qui me chiffone et que je ne comprends pas, c'est quand vous écrivez que vous regrettez que M. Asselineau ne soit pas assez mis en disponibilité. Qu'entendez-vous par-là? Qu'il ne
soit pas assez visible à la TV ou dans les journaux? Si c'est le cas, sachez que nous le déplorons tout autant, lui y compris. Ce n'est pas tellement un choix mais plutôt une tentative
d'occultation de ce parti qui dérange.


J'en veux pour preuve ceci: le 3 décembre de cette année, l'UPR a tenu son congrès national annonçant la candidature officielle de M. Asselineau à la présidentielle de 2012. Des journalistes de
tous les médias ont été invité et personne n'est venu. Suite à cela, aucun journal n'a relayé l'info, alors qu'au même moment, des articles sur les partis de la jeunesse, du plaisir ou du niqab
avaient droit à une couverture médiatique. Loin de moi de les dénigrer. Ces personnes sont de bons citoyens qui ont un sens civique certain. Mais en toute modestie, les propositions de l'UPR sont
sens commune mesure comparable.


Et si un parti comme le FN, qui "dérange", à le droit de passer à la TV, pourquoi un parti comme l'UPR, ne pourrait pas? Parce qu'il dérange vraiment le système en place. Ce n'est pas un parti de
pacotille mais un réel catalyseur du changement à venir.


M. Asselineau et l'équipe UR se battent chaque jour pour décrocher des entretiens sur des radios ou des TV. Il y a eu des passages sur BFM TV, France 24 par exemple. Mais encore rien de grand, et
c'est dommage pour nos concitoyens.


Merci donc d'avoir participé un tant soit peu, à faire connaitre l'Union Populaire Républicaine.

25/12/2011 19:49



Sur la mise en disponibilité:


Il ne s'agit pas de son accès aux médias. Selon moi, un candidat à la présidentielle livre un combat qui suppose un engagement total, a fortiori s'il défend la souveraineté du pays et du peuple
français! Il vient même ainsi de réclamer un engagement supplémentaire de son appareil militant...


Traduction: que François Asselineau le temps de cette campagne quitte ses fonctions au Ministère de l'économie et des finances, ait ainsi toute liberté de critiquer nos adversaires y compris son
ministre de tutelle actuel à savoir Barouin (UMP)!


Je précise que je me suis engagé en politique depuis des années, bien avant la création de l'IRC.


S.Dezanneau, Président de l'IRC



sylla 25/12/2011 13:04


Bonjour,


 


Tout d'abord, je voudrais dire que je ne partage pas vos impressions concernant l'homme ou le programme...

Je passe au fond :


-"Sur la réforme constitutionnelle" : l'upr a dans son programme la proposition d'inscrire la souveraineté dans la constitution, et d'obliger la modification de
celle ci par referendum et majorité des 2/3 (ainsi que la prise en compte des votes blancs) rendant toute cession future très difficile (de mémoire).

-"Sur le statut de l'élu" Si tout à chacun peut bien défendre son projet, il est aussi évident que ce projet
ne peut rester celui d'une seule personne : le non renouvellement des mandats personnels n'est pas la non perduration des projets.

-S'agissant des trois referendum que vous citez.
Le socle du projet de l'upr est le rétablissement de la démocratie en france : les domaines que vous citez sont secondaires en regard de cela, mais néanmoins importants. à cet égard, il est
contre productif pour un parti d'aligner sans fin des propositions sur tous les domaines, noyant l'essentiel, et se coupant de sa capacité à rassembler.
Ces domaines ne sont pas non plus du seul ressort du président, mais aussi du gouvernement et de l'assemblée, et de la population. Ce sont des choix, notamment celui de l'énergie, qui nous
engagent sur la durée. Une présence forte de l'état, au contraire rend nécessaire le recours au débat public et au referendum.
De même pour l'immigration : il ne s'agit pas de dire il faut faire ci, il faut faire çà, mais il s'agit de rendre au peuple français la capacité d'appliquer ses décisions (comme dans les autres
domaines).
Concernant la monétisation, pour se prononcer, il faudrait pour cela connaître la situation d'alors, la politique monétaire dépendant des évolutions macro-économiques, et celles ci n'étant pas
prévisibles à long terme : il s'agira de s'ajuster en regard du contexte qui se dessinera.

-"Sur la lutte anti-terroriste" Comme le rappelle le dernier congrès de l'upr, le terrorisme est un non problème sur le territoire français, et une
problématique montée de toutes pièces par les états unis et certains de leurs alliés de l'otan. Les attentats sur le sol français concernent pour plus de 75% les actions de séparatistes
régionalistes, régionalisation soutenue par l'UE dont l'upr veut sortir. La thématique anti terroriste, d'autant plus celle qui vise l'islamisme, n'est qu'un prétexte à la normalisation d'un état
sécuritaire, à l'installation de technologie de surveillance (avec en parallèle une baisse des effectifs policiers), en bonne partie au bénéfice de grandes entreprises.


-"Sur l'Iran" sujet intéressant, mais encore une fois qui nous éloigne de l'essentiel du moment, à savoir le
retour de notre souveraineté. Accessoirement, ce pays est sous la menace de l'otan, et plus précisément des états unis, états unis qui sont les plus gros détenteurs d'armes nucléaires au monde,
et de loin, et sous cette menace depuis plus de trente ans. De plus, défendre notre souveraineté et notre indépendance n'est pas sans contradiction avec le fait de vouloir la refuser aux autres.
Pour finir, quand l'iran a t elle déclaré la guerre à un autre pays pour la dernière fois? à ma connaissance, c'était il y a très très longtemps.


-"Sur la Francophonie" : « réseau neuronal »
international n'est pas du ressort de la seule présidence française. La seule proposition que l'upr fait qui ne dépend pas uniquement du président, et qui donc est
une promesse, c'est le déménagement du siège de l'UNESCO. Les autres candidats eux ne sont guère avares sur des promesses qui n'engagent pas qu'eux.

-sur le CNR : encore une fois il s'agit de rassembler sur l'essentiel, à savoir le retour de la souveraineté. Un CNR-bis est donc nécessaire. C'est en plus la dernière fois que les français ont
établi un programme rassemblant toutes les sensibilités politiques. Gloser sur la réforme de l'état sans ce retour de la souveraineté, c'est perdre de vue l'essentiel, c'est à dire les moyens de
mise en oeuvre de l'état.

-"la Convention de Vienne est à nos yeux autrement plus légitime que l'article 50". L'avez vous bien lue? Le délai de la procédure de cette
convention est de 6 mois si accord entre des 26 autres états, sinon, de 18 mois, la procédure passant alors au niveau de l'onu. De plus rien ne garantie la réussite d'une telle procédure ; et au
passage, les juristes en droit international que j'ai consulté sont dubitatifs quant à la possibilité de l'appliquer aux traités européens. à comparer avec le délai maximal et au
résultat garanti de l'article 50. La manière dont fut adoptée le traité de lisbonne où figure cet article ne la rend pas illégitime, le referendum ayant porté sur un autre texte (certes à 99%
identique à celui adopté à l'assemblée) ; et de toute manière, la requalification du traité de lisbonne serait une procédure juridique supplémentaire, donc un délai supplémentaire (sans garantie
d'aboutissement)...qui nous raménerait au traité de nice précédent.


-"multiplicité de candidatures dans le camp nationaliste et souverainiste (rubrique Tactique politique), l'échec étant clairement assuré en fin de compte
si ces formations politiques ne prennent pas la peine de négocier entre elles."Négocier dans quel
but? Leur dénominateur commun étant le retour de la souveraineté, ce qui est l'alpha et l'oméga du programme de l'upr, les négociations ne peuvent se faire qu'à la marge de l'essentiel. De plus
la plupart des positions des mouvements souverainistes que vous citez sont clairement clivantes et ne permettent pas un rassemblement large, encore moins suffisant pour sortir de l'UE...d'autant
plus qu'aucun ne propose de sortir de l'UE : tous sont pour une autre Union Européenne, cet alter européisme étant comme tous les autres subordonné à l'accord des 27. à mon sens, ce ne sont même
pas des souverainistes, juste des diviseurs sans programme applicable...
En aparté, l'upr ne se définit pas comme souverainiste, encore moins comme nationaliste : c'est un mouvement d'indépendance nationale.
 

25/12/2011 19:40



Bonjour,


Je n'ai de fait pas la possibilité sur une réponse à un commentaire de faire état du contenu du blog qui est devenu celui de l'IRC pour préciser un point de vue. Je n'ai abordé dans ce texte sur
Asselineau que quelques points de divergence, parfois légère. 


Sur la lutte anti-terroriste, je connaissais déjà ces chiffres statistiques et ces questions sont suffisamment traitées de manière explicite sur le blog, mais on doit considérer bien autre chose
que des statistiques, souvent manipulables dans tous les sens, nombre de sous-jacents (culturels, religieux, rapports de force etc...) entrant en ligne de compte.


Sur l'Iran: l'IRC pense la France en tant que puissance dans toutes ses dimensions. D'ailleurs, vous oubliez les attentats sur le sol français et au Liban contre nos parachutistes.


Entre l'article 50 et la Convention de Vienne, le choix a été effectué sur la base d'une étude comparative des deux dispositifs, l'approche de l'IRC étant liée au préalable à ce que nous
considérons comme un coup de force contre le vote (massif) exprimé en 2005, vote qui rendait le texte forclos. Or, cette convention comprend plusieurs clauses de dénonciation du Traité de
Lisbonne qui correspondent au fond de notre approche et qui peuvent justifier une application effective bien plus rapide. Hollande vient juste de déclarer que le vote de 2005 était derrière nous,
or à mes yeux vous laissez à penser la même chose. De plus, "le" traité de Lisbonne n'a pas été voté par tous les pays dans les mêmes termes, y compris après son vote scélérat par la
"représentation nationale française" d'ailleurs, tout comme il n'y a pas de monnaie "unique"... Les angles d'attaque sont très nombreux en réalité! Et de fait, le retour à la souveraineté
monétaire fera s'effondrer l'édifice.


Quant aux autres mouvements, bon nombre d'entre eux ne voulaient pas l'abandon du Franc, aucun doute là-dessus, sans doute guère plus d'abandons de pans entiers de notre souveraineté. Les jeux
politiciens ont certes fait le reste sur la durée... L'IRC reviendra sur ce point.


L'IRC est un parti républicain (article1 de la constitution) et souverainiste (article2), et s'efforce de travailler dans une optique transpartisane, c'est-à-dire sans exclusivisme.


S.Dezanneau, Président de l'IRC



Malthus 25/12/2011 02:38


Bonjour Mr Dezanneau, et merci pour cette critique constructive de notre programme.
Depuis le temps que nous attendions qu'un "détracteur" s'y colle avec intelligence.

En tant que militant, je dois dire que je suis effectivement (comme nombre de nos sympathisants) plutôt à gauche, tout du moins très intéressé par les questions écologiques. Et donc si je devais
m'en tenir à ma morale de "gauche" ou plus simplement de libertaire, je dirais que je ne partage pas du tout votre avis sur la peine de mort qui doit selon moi, rester au placard des horreurs
humaines.

Pour le reste oui. Il y-aura encore beaucoup de boulot sur bien des domaines. Mais comme Asselineau l-a expliqué, son programme se base sur les compétences d'un gouvernement, et non d'un
parlement.

Ainsi, nombre de questions économiques et écologiques devront être traitées par le parlement, en sus du bénéfice mageur que nous aurions à relocaliser progressivement notre économie et notre
agriculture, grâce à la sortie de l'U.E.

Pour ce qui concerne les questions géostratégiques, vous n'avez pas non plus exactement exprimé votre position vis à vis de l'Iran. Pour ma part, si je voterai pour que mon pays sorte de l'OTAN,
c'est bien par ce que je ne souhaite plus voir mon pays déstabiliser d'autres contrées dans le Monde et imposer sa vision.
La Paix ne se gagne pas par les pressions internationales, les bombardements et l'orgueuil occidental. La Paix se gagne en déposant autant que possible les armes et en sachant différencier les
Etats les plus belliqueux, des plus pacifistes dans le Monde.

Hors les USA ont prouvé à quel point leur cupidité (sur le pétrole) et leurs vues impérialistes, n'a engendré que toujours plus de sang dans le monde.
Si la perfection n'existe pas dans une politique gouvernementale, je pense que la Sortie de l'OTAN est déjà plus qu'un minimum recquis pour désaccoupler la France des conneries des Américains
face au reste du Monde.

25/12/2011 09:38



Bonjour, sur la sortie de l'UE et de l'euro, nous sommes sur la même ligne, j'ai donc juste abordé quelques points de divergence ou porté quelques appréciations sur le fond...


Concernant la peine capitale, je laisse la question ouverte car celle-ci demeure sinon légalement mais dans la réalité (suicides en prison et désespérance chez nos autres compatriotes provoquent
plus de 10000 morts par an!).


Sur l'IRAN et les questions de sécurité, j'ai précisé mon propos: l'IRC est globalement sur une ligne dure et interventionniste le cas échéant, ligne qui n'est pas pour autant néo-conservatrice
et alignée sur les Etats-Unis d'Amérique!


Quant au néo-impérialisme, vous oubliez allègrement la France, notamment en Afrique... L'IRC est à la pointe des propositions qu'on peut faire en matière de coopération, je vous renvoie aux
textes en question (coopération, monétisation de notre dette publique sur projets francophones).


Elément non négligeable, javais évoqué le fait que François Asselineau ne se soit (peut-être) pas mis en disponibilité par rapport à l'administration qui l'emploie, Barouin demeurant son ministre
de tutelle. Or c'est bien le cas (cf émission avec Jovanovic), ce qui est un très mauvais point, et même une faute par rapport au combat qu'il
mène! L' engagement doit être total, son attitude exemplaire par rapport aux militants ou sympathisants (lui-même réclame le triple de personnes se mobilisant sur le terrain pour décrocher
les 500 signatures auprès des maires), comme par rapport aux Français! Le directeur de campagne de M.Le Pen l'a fait...(cf rubrique Tactique politique)


 


S.Dezanneau, Président de l'IRC


 



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