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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:04

 

L'IRC défend un projet géostratégique de très grande ampleur, sans commune mesure avec ce qui existe aujourd'hui au sein du monde francophone, pour une véritable évolution dans les rapports Nord-Sud, pour l’émergence d’un monde multi-polaire respectueux des Etats-nation... Ce projet met ainsi en avant des principes fondamentaux et de grandes orientations portant sur des enjeux vitaux pour tous nos pays sur le long terme.

 

En effet, le mondialisme porte atteinte frontalement à la souveraineté de nos pays, tant il implique de renoncer à celle-ci d’un point de vue économique, mais aussi politique. La survie de nos nations n'est alors pas possible à terme dans une économie largement financiarisée. Ainsi, la France connait un service de la dette publique écrasant sur l'encours et les intérêts comme tant d'autres pays! L'écart du niveau de développement entre pays joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente demeure la même pour tous. Les citoyens de nos pays sont confrontés à la masse d'une dette «odieuse», c'est-à-dire pour partie illégitime, aussi une réponse vigoureuse et adéquate doit-elle être apportée...

 

Comme chaque monnaie nationale représente la dynamique propre d'un peuple, que ce soit en France ou ailleurs, le retour à une maîtrise pleine et entière d’outils monétaires et financiers par nos propres Etats s'avère indispensable. De plus, au-delà de ses «plans d'ajustement structurel», le FMI ne permet pas que les intérêts ou l'amortissement de la dette puissent être financés en monnaie locale si celle-ci est considérée comme faible. La République démocratique du Congo, premier pays francophone en dehors de la France, comme la République de Madagascar se trouvent dans cette situation.

 

Dans le cadre plus large d'un nouvel ordre économique, tous les partenaires pourraient pourtant compenser leurs propres faiblesses et renforcer leur poids économique et géopolitique respectif grâce à un nouveau système de coopération inter-étatique y compris au moyen de prêts sans paiement d'intérêts. De fait, l'intérêt fondamental des peuples  est bien de rompre avec ce système inique de la dette publique, lié à un abandon partiel de souveraineté sur les questions monétaires. En outre, cette démarche fondée sur une véritable vision géostratégique serait d’autant plus pertinente que des oppositions notables se font jour concernant le système monétaire et financier international qui tangue aujourd’hui avant d’imploser demain... Elle constitue l'objet du dispositif et des grandes orientations présentés ici.

 

L'IRC souligne dans chaque protocole le principe fondamental lié à son approche géostratégique, suivi d'applications concrètes. Il est à noter que notre système de coopération est extensible aux zones du Franc CFA même si par ailleurs ce système monétaire devra en plus muter.

 

Le principe fondamental

Il consiste en une stratégie d'adossement monétaire entre pays francophones, avec résorption de la dette publique française par monétisation sur projets pour un total de 1600Md.

 

Le dispositif monétaire et financier

Dans notre projet, c'est bien le changement radical d'état d'esprit qui fait la différence au départ, les rapports Nord-Sud en étant bouleversés, car sur un plan technique tous les outils monétaires et financiers existent déjà! Il n'y a guère qu'en France que la volonté politique fait encore défaut pour leur mise en branle. Les différentes articulations du dispositif défini dessinent un cadre général très souple qui pourrait être modifié, la résorption de la dette publique française demeurant un objectif sous-jacent.

 

Ainsi dans ce cadre, toute politique coordonnée de monétisation sur projet de la dette publique, pouvant aller jusqu'à une forme d'endettement croisé, amenera à l'usage :

-d'emprunts (ou prêts) à taux 0. D'ailleurs, avant les indépendances, les prêts destinés à un projet précis avaient une durée de 25 ans en moyenne avec un taux d'intérêt nul ou faible (3-5%). Et après le premier choc pétrolier, les pays développés ont fait un usage très important des crédits à l'exportation, pour rééquilibrer une balance des paiements négative...

-d'échanges d'OAT (Obligations assimilables du Trésor) entre partenaires.

-de leur annulation partielle ou totale en cours de projet.

-de leur conversion en monnaie ou même crédits d'investissement suivant les objectifs atteints sur la dette publique française.

-d'ajustements sur certains projets plus ciblés (sur la monétisation de la dette de la SNCF/ ou de EDF) en fonction d'objectifs généraux, comme sur le volume d'oléagineux à fournir ou sur la période initiale de 20 ans (article 2)...

-d'une création monétaire pure reconnue par la France (cf applications Partie 2 article 4) sur rachat de dette publique française ou pour investissement. A terme, le refinancement des banques françaises pourrait aussi être concerné...

-d'OAT préplacées de la France. Il est à relever que l'Etat français doit lever 220Md d'euros sur le marché en 2011, dont 100Md du capital dû arrivent à échéance, un taux d'intérêt plus élevé de 1% nous coûtant plus de 2Md...

-Théoriquement, nombre de pays africains sont d'ailleurs largement sous-endettés en valeur absolue par rapport à la France. Et par le biais d'un endettement croisé équivalent pour chaque partie (pays ou groupe de pays), la dette annulerait la dette...

Notre approche repose en fait sur l'évidence simple que le processus classique de monétisation s'avère inadapté de nos jours, à cause surtout de la masse de notre dette publique, détenue aux deux tiers par des investisseurs étrangers, a fortiori avec un énorme problème d'actifs financiers toxiques à gérer en parallèle. Sa durée de mise en oeuvre serait trop longue dans ce contexte.

A l'invers, le principe de monétisation sur projet défendu par l'IRC témoigne d'une culture farouchement républicaine comme d'une approche résolument géostratégique, pour la préservation de ce qui fonde notre civilisation à savoir notre liberté de pensée et d'action, en tant que Français et Républicains. Puisque la politique monétaire fonde largement la légitimité d'un pouvoir politique, de fait plus personne dans le paysage politique français ne peut affirmer qu'il n'y a pas d'alternative à la politique menée en France et dans le cadre de l'Union européenne ces 35 dernières années...

Ainsi, tandis qu'une partie de classe politique française veut infliger aux Français une véritable cure d'austérité pendant des années au nom de l'intégration européenne et de la crise internationale, le système de l'IRC leur offre à court terme une porte de sortie par le haut, sans exiger d'eux de sacrifice majeur.

 

Le choix de monétiser la dette publique sur projets au profit de partenaires francophones ne relève donc d'abord que d'une prise de conscience par les Français de ce que sont leurs véritables intérêts vitaux, puis de leur simple arbitrage sur un plan politique!

 

 

Applications

Sur un plan monétaire et financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones nous pourrions traiter le problème de la dette publique en bien moins de 10 ans! La France jouerait ainsi une partition infiniment plus riche que dans le seul cadre de l'Union européenne, et recouvrerait les marges de manoeuvre qui lui font aujourd'hui tant défaut. Il est à noter en outre que le continent africain même peu développé est surtout ancré dans l'économie réelle, ce qui constitue un atout majeur en terme d'appui face au processus dévastateur de la titrisation. Cette opportunité s'avère donc bien exceptionnelle pour la France.

 

Par ailleurs dans toute politique de coopération entre nos pays, obtenir un effet de masse est une condition indispensable, concernant notamment le secteur énergétique et l’agriculture dans un premier temps, pour accélérer le passage à la phase de transition démographique sans laquelle même en période de croissance économique il peut difficilement y avoir hausse du revenu par habitant. Les objectifs du Millénaire peuvent donc être atteints et même dépassés, dans la mesure où chaque projet bilatéral comprendrait une part de transfert de technologie mais aussi une clause contractuelle de formation des personnels. On compte ainsi 169000 salariés pour EDF contre moins de 5000 salariés pour la SNEL en RDC, un pays presque cinq fois plus vaste que la France.

 

De fait, aucun autre pays que la France ne pourrait signer à très court terme de tels partenariats.

 

Sur l'énergie

Entre autres investissements, nous posons le principe de la construction par la France du complexe hydroélectrique du Grand Inga (44GW)  

Ce secteur stratégique est déterminant pour le développement.

  Ainsi pour la RDC et la SNEL, il n'y aurait plus lieu d'attendre 2020-2025 pour engager la première phase de construction du Grand Inga. Nous attirons votre attention sur le fait que ce projet qui concerne des centaines de millions de personnes sur le continent africain s'avère particulièrement emblématique de cette autre politique de coopération que défend l'IRC.

 

Par ailleurs, à l'instar de ses prises de position concernant la France, l'IRC ne remet aucunement en question la pleine souveraineté de nos partenaires sur leurs installations hydroélectriques ou réseau de distribution, n'a aucune exigence en matière de privatisation ou libéralisation sur ce secteur stratégique.

 

Sur l'agriculture

Grâce à une politique d'investissements étendue au-delà du seul secteur énergétique, l'auto-suffisance alimentaire de nos partenaires pourrait être atteinte rapidement, une marque de la souveraineté de leur pays.

A l'échelle de la planète, moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base), repris dans les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)... On voit à l'évidence à quoi s'apparenterait une vraie politique républicaine de la France au 21ème siècle.

Ajoutons par ailleurs que la production d'oléagineux peut être aussi un système efficace de perception des impôts pour un Etat central, d'un intérêt vital à l'opposé de ce que laissent supposer les discours sectaires tenus par nombre d' écologistes sur cette question.

 

Sur les infrastructures

Tout accord porterait sur le principe d'une monétisation sur projet en RDC de la dette globale de la SNCF et de RFF, à hauteur d'environ 40Md d'euros, en somme une reprise de l'Article 1 à une autre échelle.

 

Le même mécanisme de monétisation serait repris cette fois-ci sur la dette globale de EDF, environ 34Md d'euros, auquels on ajoute son défaut de provisionnement pour le traitement des déchêts nucléaires, soit 28Md d'euros pour un total de 62Md d'euros.

 

Cette forme de déclinaison pour plus de 100Md peut évidemment être appliquée pour d'autres pans de dette publique, sans qu'aucun sacrifice majeur soit exigé des Français, sans que les avoirs détenus par les Français sur cette dette publique de l'Etat (30%) soient monétisés à leur détriment. A l'IRC nous restons ancrés dans l'économie réelle, car à chaque projet de monétisation doit correspondre la création d'actifs tangibles...

 

Pour conclure, l'approche de l'IRC permet de combiner efficacement résorption de la dette publique, retour à une croissance plus forte par la défense de partenaires privilégiés et non de concurrents, maintien d'un haut niveau d'investissement dans la recherche et l'industrie, absence d'austérité perpétuelle pour les Français, entre autres sous-jacents. Notre système de monétisation est véritablement ancré dans l'économie réelle puisque fondé sur des projets de coopération portant sur des secteurs d'activité stratégiques, l'énergie, l'agriculture...

 

Pour l'IRC, anticiper et penser la nos partenaires africains en puissances émergentes, c'est être d'emblée à la hauteur des enjeux! Par ailleurs, puisque nous défendons la souveraineté monétaire pour chaque pays, nous provoquerons également la mutation du système du Franc-CFA, au bilan très discutable, dans le cadre même du processus de monétisation de la dette publique française étendu à d'autres partenaires francophones, ou en dehors de ce processus...

 

Globalement, l'opportunité d'un tel dispositif francophone est exceptionnelle, d’une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire, la marque de notre capacité à inventer de nouvelles formes de solidarité entre nos pays sur des projets fondamentaux. De fait, dans le respect des intérêts propres à chaque pays, l'idéal de la Francophonie n'est pas une ambition trop lourde!

 

Après avoir juste évoqué quelques tenants et aboutissants, je vous précise que tous les projets de l'IRC ont été pensés dès le départ pour ne laisser aucune échappatoire à l'adversaire... Sur notre projet de monétisation, la brêche sera donc pleinement ouverte dès septembre 2011 si vous réagissez avec célérité, sans laisser au pouvoir en place du champ pour des manoeuvres dilatoires ou pour une politique de fuite en avant (fédéraliste, intégrée) avec l'Union européenne, car cette dernière lui garantit aujourd'hui une impunité non négligeable.

 

Concernant des centaines de millions de personnes, ce projet exceptionnel dans son esprit est bien unique dans le paysage politique français, d'une grande portée psychologique. Par effet de contraste, force alors de constater que nos adversaires n'incarnent rien, n'ont pas de colonne vertébrale, ne servent pas la France, la République et les Français!

 

Ainsi, le seul fait de l'avoir imaginé est déjà dévastateur pour le pouvoir en place et son opposition officielle. Car un constat s'impose alors: un homme d'Etat véritable serait capable de bouleverser la donne en moins de 6 mois, le choix des angles d'attaque pour les réformes ne nécessitant pas d'effort démesuré, n'importe quel système républicain et rationnel produisant des effets bénéfiques rapidement. D'abord une question d'état d'esprit...

 

En 2011 et 2012, les enjeux pour notre pays seront dès lors considérables. Aussi, j'espère que vous renforcerez par votre engagement à nos côtés cette dynamique que nous venons d'initier, car vous en déterminerez l'ampleur!

L'adhésion à l'IRC est à un montant unique, 12 euros de cotisation, pour toute la période 2011 et 2012.

 

 

le 27 août 2011,

 

Samuel Dezanneau, Président de l'IRC

 

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 11:22

 

 

L'IRC défend un projet géostratégique de très grande ampleur, sans commune mesure avec ce qui existe aujourd'hui au sein du monde francophone, pour une véritable évolution dans les rapports Nord-Sud, pour l’émergence d’un monde multi-polaire respectueux des Etats-nation... Ce projet met ainsi en avant des principes fondamentaux et de grandes orientations portant sur des enjeux vitaux pour tous nos pays sur le long terme.

 

En effet, le mondialisme porte atteinte frontalement à la souveraineté de nos pays, tant il implique de renoncer à celle-ci d’un point de vue économique, mais aussi politique. La survie de nos nations n'est alors pas possible à terme dans une économie largement financiarisée. Ainsi, la France connait un service de la dette publique écrasant sur l'encours et les intérêts comme tant d'autres pays! L'écart du niveau de développement entre pays joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente demeure la même pour tous. Les citoyens de nos pays sont confrontés à la masse d'une dette «odieuse», c'est-à-dire pour partie illégitime, aussi une réponse vigoureuse et adéquate doit-elle être apportée...

 

Comme chaque monnaie nationale représente la dynamique propre d'un peuple, que ce soit en France ou ailleurs, le retour à une maîtrise pleine et entière d’outils monétaires et financiers par nos propres Etats s'avère indispensable. De plus, au-delà de ses «plans d'ajustement structurel», le FMI ne permet pas que les intérêts ou l'amortissement de la dette puissent être financés en monnaie locale si celle-ci est considérée comme faible. La République démocratique du Congo, premier pays francophone en dehors de la France, comme la République de Madagascar se trouvent dans cette situation.

 

Dans le cadre plus large d'un nouvel ordre économique, tous les partenaires pourraient pourtant compenser leurs propres faiblesses et renforcer leur poids économique et géopolitique respectif grâce à un nouveau système de coopération inter-étatique y compris au moyen de prêts sans paiement d'intérêts. De fait, l'intérêt fondamental des peuples  est bien de rompre avec ce système inique de la dette publique, lié à un abandon partiel de souveraineté sur les questions monétaires. En outre, cette démarche fondée sur une véritable vision géostratégique serait d’autant plus pertinente que des oppositions notables se font jour concernant le système monétaire et financier international qui tangue aujourd’hui avant d’imploser demain... Elle constitue l'objet du dispositif et des grandes orientations présentés ici.

 

L'IRC souligne dans chaque protocole le principe fondamental lié à son approche géostratégique, suivi d'applications concrètes. Il est à noter que notre système de coopération est extensible aux zones du Franc CFA même si par ailleurs ce système monétaire devra en plus muter.

 

Partie 1-Le principe fondamental

Partie 2-Applications

-Sur l'énergie

-Sur l'agriculture

-Sur les infrastructures

-Sur la sécurité

 

 

Partie 1- Le principe fondamental

 

L'article 1 présente l'axe politique majeur créé par l'IRC, à savoir une stratégie d'adossement monétaire entre pays francophones, avec résorption de la dette publique française par monétisation sur projets pour un total de 1600Md.

 

Le dispositif monétaire et financier

Dans notre projet, c'est bien le changement radical d'état d'esprit qui fait la différence au départ, les rapports Nord-Sud en étant bouleversés, car sur un plan technique tous les outils monétaires et financiers existent déjà! Il n'y a guère qu'en France que la volonté politique fait encore défaut pour leur mise en branle. Les différentes articulations du dispositif défini dessinent un cadre général très souple qui pourrait être modifié, la résorption de la dette publique française demeurant un objectif sous-jacent.

 

Ainsi dans ce cadre, toute politique coordonnée de monétisation sur projet de la dette publique, pouvant aller jusqu'à une forme d'endettement croisé, amenera à l'usage :

-d'emprunts (ou prêts) à taux 0. D'ailleurs, avant les indépendances, les prêts destinés à un projet précis avaient une durée de 25 ans en moyenne avec un taux d'intérêt nul ou faible (3-5%). Et après le premier choc pétrolier, les pays développés ont fait un usage très important des crédits à l'exportation, pour rééquilibrer une balance des paiements négative...

-d'échanges d'OAT (Obligations à terme) entre RF, RDC et autres partenaires.

-de leur annulation partielle ou totale en cours de projet.

-de leur conversion en monnaie ou même crédits d'investissement suivant les objectifs atteints sur la dette publique française.

-d'ajustements sur certains projets plus ciblés (cf Partie 2 sur la monétisation de la dette de la SNCF/ ou de EDF) en fonction d'objectifs généraux, comme sur le volume d'oléagineux à fournir ou sur la période initiale de 20 ans (article 2)...

-d'une création monétaire pure reconnue par la France (cf applications Partie 2 article 4) sur rachat de dette publique française ou pour investissement. A terme, le refinancement des banques françaises pourrait aussi être concerné...

-d'OAT préplacées (de la France auprès de la RDC). Il est à relever que l'Etat français doit lever 220Md d'euros sur le marché en 2011, dont 100Md du capital dû arrivent à échéance, un taux d'intérêt plus élevé de 1% nous coûtant plus de 2Md...

-Théoriquement, nombre de pays africains sont d'ailleurs largement sous-endettés en valeur absolue par rapport à la France. Et par le biais d'un endettement croisé équivalent pour chaque partie (pays ou groupe de pays), la dette annulerait la dette...

 

Notre approche repose en fait sur l'évidence simple que le processus classique de monétisation s'avère inadapté de nos jours, à cause surtout de la masse de notre dette publique, détenue aux deux tiers par des investisseurs étrangers, a fortiori avec un énorme problème d'actifs financiers toxiques à gérer en parallèle. Sa durée de mise en oeuvre serait trop longue dans ce contexte.

 

A l'invers, le principe de monétisation sur projet défendu par l'IRC témoigne d'une culture farouchement républicaine comme d'une approche résolument géostratégique, pour la préservation de ce qui fonde notre civilisation à savoir notre liberté de pensée et d'action, en tant que Français et Républicains. Puisque la politique monétaire fonde largement la légitimité d'un pouvoir politique, de fait plus personne dans le paysage politique français ne peut affirmer qu'il n'y a pas d'alternative à la politique menée en France et dans le cadre de l'Union européenne ces 35 dernières années...

 

Ainsi, tandis qu'une partie de classe politique française veut infliger aux Français une véritable cure d'austérité pendant des années au nom de l'intégration européenne et de la crise internationale, le système de l'IRC leur offre à court terme une porte de sortie par le haut, sans exiger d'eux de sacrifice majeur.

 

Le choix de monétiser la dette publique sur projets au profit de partenaires francophones ne relève donc d'abord que d'une prise de conscience par les Français de ce que sont leurs véritables intérêts vitaux, puis de leur simple arbitrage sur un plan politique!

 

 

 

Partie 2- Applications

 

 

Sur un plan monétaire et financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones nous pourrions traiter le problème de la dette publique en bien moins de 10 ans! La France jouerait ainsi une partition infiniment plus riche que dans le seul cadre de l'Union européenne, et recouvrerait les marges de manoeuvre qui lui font aujourd'hui tant défaut. Il est à noter en outre que le continent africain même peu développé est surtout ancré dans l'économie réelle, ce qui constitue un atout majeur en terme d'appui face au processus dévastateur de la titrisation. Cette opportunité s'avère donc bien exceptionnelle pour la France.

 

Par ailleurs dans toute politique de coopération entre nos pays, obtenir un effet de masse est une condition indispensable, concernant notamment le secteur énergétique et l’agriculture dans un premier temps, pour accélérer le passage à la phase de transition démographique sans laquelle même en période de croissance économique il peut difficilement y avoir hausse du revenu par habitant. Les objectifs du Millénaire peuvent donc être atteints et même dépassés, dans la mesure où chaque projet bilatéral comprendrait une part de transfert de technologie mais aussi une clause contractuelle de formation des personnels. On compte ainsi 169000 salariés pour EDF contre moins de 5000 salariés pour la SNEL en RDC, un pays presque cinq fois plus vaste que la France.

 

De fait, aucun autre pays que la France ne pourrait signer à très court terme de tels partenariats.

 

 

Article 2- Sur l'énergie

Entre autres investissements, cet article pose le principe de la construction par la RF du complexe hydroélectrique du Grand Inga (44GW) contre la fourniture par la RDC de 15 millions de Tep d'huile végétale par an, sur une période de 20 ans pouvant être étendue ou renouvelée, grâce à une série de crédits affectés (ou autres dispositifs...) d'un montant global de 180Md d'euros, 236200Md de Francs congolais, 1080Md de Francs français, sans paiement d'intérêts.

 

Ce secteur stratégique est si déterminant pour le développement (que seuls les Etats ont investi).

 

Ce montant de 180Md est à la hauteur du volume d'huile végétale (à 600 euros la tonne) fourni par la RDC sur cette période de 20 ans, pour une amorce concrète du système de monétisation contrôlée de la dette publique française en RDC, sur un secteur stratégique pour tous les effets de levier qu'il induit... En effet, le coût du complexe hydroélectrique du Grand Inga a été évalué à au moins 50Md de dollars, tandis que le potentiel hydroélectrique de la RDC est estimé au total à 110GW...

 

Ce projet d'envergure, qui relève pourtant d'une sorte de troc au départ, est aussi une manière d'impliquer l'ensemble de la population congolaise, sans obérer les capacités de production alimentaire du pays, sans préemption de l'Etat congolais sur le foncier mais avec la garantie apportée sur cette filière de production et commercialisation d'huile végétale de la présence d'intermédiaires bancaires du seul secteur public.

 

En effet, un projet surtout monétaire serait resté inintelligible pour le plus grand nombre, d'où son renforcement par le biais des 180Md de crédits affectés sur la base d'un simple troc entre nos pays dans le secteur de l'énergie. Ainsi pour la RDC et la SNEL, il n'y aurait plus lieu d'attendre 2020-2025 pour engager la première phase de construction du Grand Inga. Nous attirons votre attention sur le fait que ce projet qui concerne des centaines de millions de personnes sur le continent africain s'avère particulièrement emblématique de cette autre politique de coopération que défend l'IRC.

 

Même si le potentiel est plus restreint à Madagascar, l'ambition demeure tout aussi élevée quant à la fourniture d'électricité ou d'énergie à l'ensemble de la population. Par ailleurs, à l'instar de ses prises de position concernant la France, l'IRC ne remet aucunement en question la pleine souveraineté de nos partenaires sur leurs installations hydroélectriques ou réseau de distribution, n'a aucune exigence en matière de privatisation ou libéralisation sur ce secteur stratégique.

 

 

Article 3- Sur l'agriculture

On précise ici des objectifs primordiaux à atteindre grâce à une politique d'investissements étendue au-delà du seul secteur énergétique.

 

L'auto-suffisance alimentaire de la RDC, une marque de la souveraineté du pays, comme l'accès à l'eau potable pour la totalité de la population congolaise pourraient donc être atteints en moins de 10 ans.

 

Quant au «Protocole de Antananarivo», dans une perspective plus longue il met l'accent en priorité sur la lutte contre la déforestation et l'érosion des sols à cause d'un environnement très dégradé à Madagascar.

 

A l'échelle de la planète, moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base), repris dans les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)... On voit à l'évidence à quoi s'apparenterait une vraie politique républicaine de la France au 21ème siècle.

 

Ajoutons par ailleurs que la production d'oléagineux peut être aussi un système efficace de perception des impôts pour un Etat central, d'un intérêt vital à l'opposé de ce que laissent supposer les discours sectaires tenus par nombre d' écologistes sur cette question.

 

 

Article 4- Sur les infrastructures

L'accord porterait sur le principe d' une monétisation sur projet en RDC de la dette globale de la SNCF et de RFF, à hauteur d'environ 40Md d'euros, en somme une reprise de l'Article 1 à une autre échelle.

 

Le même mécanisme de monétisation serait repris en faveur de Madagascar, portant cette fois-ci sur la dette globale de EDF, environ 34Md d'euros, auquels on ajoute son défaut de provisionnement pour le traitement des déchêts nucléaires, soit 28Md d'euros pour un total de 62Md d'euros.

 

Cette forme de déclinaison de l'article 1 pour plus de 100Md peut évidemment être appliquée pour d'autres pans de dette publique, sans qu'aucun sacrifice majeur soit exigé des Français, sans que les avoirs détenus par les Français sur cette dette publique de l'Etat (30%) soient monétisés à leur détriment. A l'IRC nous restons ancrés dans l'économie réelle, car à chaque projet de monétisation doit correspondre la création d'actifs tangibles...

 

 

Article 5- Sur la sécurité

Nous avons inclus cet axe de réflexion pour des raisons évidentes, la première étant liée à un souci de cohérence par rapport à l'ensemble des projets mentionnés précédemment.

 

Consécutivement au génocide rwandais (1994), la RDC a connu un conflit effroyable à plus de 4 millions de morts, sans que les responsables politiques français se préoccupent de cette situation et oeuvrent efficacement pour la sécurisation définitive du territoire congolais alors que ce pays devrait être notre premier partenaire sur le continent africain.

 

En outre, Madagascar est un pays aussi grand que la France et voisin de certains de nos territoires et espaces maritimes de l'océan indien. Là encore, la France ne mène pas à nos yeux une politique étrangère ou francophone à la hauteur des enjeux, tout le nord de l'océan indien étant déjà une zone de conflits. Rappelons ainsi que l'IRC est la seule formation politique à vouloir la constitution d'un Ministère d'Etat en charge de la politique maritime considérée alors comme mission régalienne.

 

 

 

Pour conclure, l'approche de l'IRC permet de combiner efficacement résorption de la dette publique, retour à une croissance plus forte par la défense de partenaires privilégiés et non de concurrents, maintien d'un haut niveau d'investissement dans la recherche et l'industrie, absence d'austérité perpétuelle pour les Français, entre autres sous-jacents. Notre système de monétisation est véritablement ancré dans l'économie réelle puisque fondé sur des projets de coopération portant sur des secteurs d'activité stratégiques, l'énergie, l'agriculture... Pour l'IRC, anticiper et penser la RDC et Madagascar en puissances émergentes, c'est être d'emblée à la hauteur des enjeux! Par ailleurs, puisque nous défendons la souveraineté monétaire pour chaque pays, nous provoquerons également la mutation du système du Franc-CFA, au bilan très discutable, dans le cadre même du processus de monétisation de la dette publique française étendu à d'autres partenaires francophones, ou en dehors de ce processus...

 

Globalement, l'opportunité d'un tel dispositif francophone est exceptionnelle, d’une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire, la marque de notre capacité à inventer de nouvelles formes de solidarité entre nos pays sur des projets fondamentaux. De fait, dans le respect des intérêts propres à chaque pays, l'idéal de la Francophonie n'est pas une ambition trop lourde, ni pour la République Française, ni pour la République Démocratique du Congo, ni pour la République de Madagascar!

 

Le montant de 640Md à monétiser sur projets en RDC et à Madagascar, 1600Md avec les zones CFA, prévient toutefois cette possibilité car l'UE ne dispose pas d'un tel mécanisme légal à usage aussi massif pour résorber la dette publique française, ce qui entrainerait des effets lourds de conséquences dans l'Union européenne. Précisons toutefois que des concurrents de la France pourront désormais s'inspirer de ce dispositif...

 

Concernant des centaines de millions de personnes, ce projet exceptionnel dans son esprit est bien unique dans le paysage politique français, d'une grande portée psychologique. Par effet de contraste, force alors de constater que nos adversaires n'incarnent rien, n'ont pas de colonne vertébrale, ne servent pas la France, la République et les Français! Ainsi, le seul fait de l'avoir imaginé est déjà dévastateur pour le pouvoir en place et son opposition officielle. Car un constat s'impose alors: un homme d'Etat véritable serait capable de bouleverser la donne en moins de 6 mois, le choix des angles d'attaque pour les réformes ne nécessitant pas d'effort démesuré, n'importe quel système républicain et rationnel produisant des effets bénéfiques rapidement. D'abord une question d'état d'esprit...

 

le 27 août 2011,

 

Samuel Dezanneau, Président de l'IRC

 

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 14:24

 

 

La Guyane avec ses 86500 Km2 représente une surface équivalente à une dizaine de départements métropolitains. Dans le cadre plus général d'une véritable politique maritime, la France a l'opportunité de considérer ce territoire peu densément peuplé (3Hab/Km2) comme un relais de croissance extrêmement important, tout en y promouvant d'abord un développement plus autonome pour une intégration plus forte à la sous-région!

 

Avec de l' ordre de 0.4% de la population française et 0.16% du PIB français pour un sixième du territoire métropolitain, l' économie guyanaise est essentiellement de consommation donc clairement sous-productive, avec un poids du secteur public et de l' aérospatiale à pondérer à l'avenir… Or, une densité de population exceptionnellement basse peut être un atout majeur pour le développement de projets!

 

 

Politique d'aménagement du territoire

Considérant la structure administrative et territoriale actuelle comme inepte, l' IRC propose la création en Guyane de plusieurs départements basés sur les bassins versants (cf-réforme territoriale), autour de quelques fleuves et rivières (Camopi, Tampok, Mana, Sinamary, Approuage) c'est-à-dire incluant cette composante environnementale qu'est la gestion de l'eau. Il s'agit bien là d' une approche républicaine et innovante... Car parties intégrantes d’une politique de développement durable, la matérialisation des frontières, la structuration effective de cet espace territorial demeurent en effet des enjeux fondamentaux, a fortiori quand on évalue le nombre de clandestins entre 40000 à 60000 personnes pour 230000 habitants recensés! Par ailleurs, dans une logique de péréquation républicaine entre territoires, un certain nombre de fonds seraient attribués aux nouveaux Conseils généraux. Les natifs amérindiens auraient peut-être plus de chance de se faire entendre dans ce cadre là, car le maintien de l’arrêté préfectoral de 1970 maintenant en l’état le tiers sud du département ou la signature par la France de la convention 169 de l’ONU reconnaissant aux Amérindiens leurs droits primordiaux ne constitueraient pas une politique véritablement républicaine…

 

Nous nous ouvririons alors la possibilité de décongestionner les territoires des Antilles (densités 367 hab/Km2 en Martinique, 227 hab/Km2 en Guadeloupe), de mener une politique propre à dégager d'autres ressources pour le secteur de la recherche sur ces espaces de biodiversité exceptionnelle.

 

 

Une politique agricole ambitieuse

A cet effet, on pourrait mettre l’accent sur le développement agricole durable, dans le respect viscéral de la richesse biologique de cet espace, et créer jusqu' à 120000 exploitations de 20ha qui représenteraient 2,4 millions d’ha, 24000km2 soit 30% du territoire. Tandis que l'on compte nombre d'exploitations de seulement quelques hectares sur ce territoire ultramarin, une surface d'exploitation de 20Ha est un atout pour mener une politique de dévelopement durable. Parallèlement à une réforme du foncier aux Antilles, l'Etat pourrait rester le propriétaire des terres par mesure de sauvegarde et de contrôle, et faire signer un bail de 30 à 50 ans à chaque exploitant. Ce mouvement contrasterait fortement avec celui des dernières décennies en France! La priorité serait accordée aux ressortissants français, un tiers d'exploitations par aire géographique d' origine (aux Guyanais, aux Antillais, et autres Français). Faut-il faire mention du taux de chômage ahurissant des territoires d'outremer, avoisinant les 30% en Guyane? Ce projet permettrait de créer plus de 300000 emplois!

 

Par exploitation de 20Ha (à titre indicatif)

-10Ha d' oléagineux . (1,2 million Ha au total)

-5Ha pour l'exploitation de la biomasse, du bois.(Total 600000Ha)

-5Ha pour la production de ressources alimentaires. (Total 600000Ha)

 

La filière énergétique, biocarburants à base d’oléagineux ou exploitation de la biomasse, doit permettre l'autonomie de la région (Guyane, Antilles), et de dégager un excédent exportable vers la France métropolitaine. On y adjoindrait bien sûr la filière algocarburants au vu du taux d'ensoleillement plus élevé que sur la côte méditerranéenne (cf BFS-sortie de l'économie pétrolière)...

 

Le cahier des charges serait draconien, adapté pour gérer au mieux les risques d’érosion des sols et de pollution des eaux, ce qui signifie le maintien de larges corridors biologiques, d'un couvert végétal dense, et la pratique de cultures associées au détriment des pratiques de monoculture et d' élevage extensif.

 

 

Une politique environnementale

On trouve en Guyane une filière bois qui doit évidemment être développée, dans la continuité du programme de développement agricole... Par ailleurs, avec une exploitation des mines sous contrôle renforcé de l’Etat, on peut aussi poser le principe qu' une partie des ressources en or de la Guyane intégrerait les réserves de la Banque de France!

 

Le développement d’un pôle de recherche biologique sur les espaces forestiers protégés, disposant de moyens conséquents, est une priorité même si les ressources prélevées pour la recherche supposent bien une création de richesses en amont.... Sans projet ambitieux, l’Etat français adopte aujourd'hui une position figée au Sud du département avec le Parc national, et n’envisage que la création de quelques réserves intégrales au Nord, alors que la biodiversité y est plus importante... Ce pôle de recherche pourrait être étendu à un vaste pôle mondial de recherche sur les espaces de biodiversité de l’Outremer notamment dans un cadre francophone (songeons à l'Afrique centrale), même si à elle seule la France gère déjà cinq «points chauds» terrestres (sur 25) et aussi deux «points chauds» maritimes (sur 10).

 

Si l' IRC défend ce projet, c'est également parce que seule une politique globale de développement peut permettre de circonscrire au maximum le très haut degré de violence atteint sur le territoire guyanais! En effet, conséquence de l'orpaillage sauvage, la base du CNRS dans la réserve naturelle des Nouragues avait été saccagée en 2004. Les scientifiques avaient même dû se replier sur Cayenne suite à l’assassinat de deux gardiens par les orpailleurs en juin 2006. Si la Légion apporte un soutien aux forces de gendarmerie qui seules sont habilitées à appréhender les clandestins et orpailleurs, on ne peut exclure que l' Etat définisse à l'avenir des zones militaires exclusives pour le cas où ces moyens conventionnels de lutte contre la violence se révèleraient insuffisants.

 

De même, on ne saurait se calquer sur la politique suivie par le Brésil au nord de son territoire avec la création de Tumucumaque, un parc national inhabité même par des tribus indigènes, d' accès très difficile. Le Brésil, qui dispose d'un territoire immense, cherche en effet à en protéger seulement 10% au final, là où le projet de développement économique de l'IRC permettra d' en protéger de 50% à plus de 60%!

 

 

Une politique sanitaire décente

Nous sommes confrontés en Guyane à une situation critique quant à l'engagement républicain de l'Etat à assurer une qualité de services publics au plus grand nombre, notamment une couverture médicale décente. Si en France métropolitaine nous sommes toujours confrontés à une longue litanie de dossiers sanitaires tous aussi pourris les uns que les autres, conséquence de l' incurie de nos «élites» et de leur culture néo-impérialiste, d' un haut degré d'irresponsabilité savamment entretenue, les Guyanais ne sont malheureusement pas mieux lotis.

 

Le problème d’empoisonnement au méthylmercure de Guyanais est un scandale sans nom, car celui-ci est d' abord lié à un stricte problème d’application des lois républicaines en matière de sécurité face à l'orpaillage sauvage, et conduit nécessairement à l' implication des plus hautes autorités sur plusieurs législatures... Ancien ministre de l'intérieur, puis en tant que Président de la République, Sarkozy est directement concerné par cet échec et ne bénéficiera pas d'une immunité à vie...

 

Ainsi, l' IRC se fait volontiers le relais au niveau national de la plainte déposée en Guyane, plainte qu’on cherche à étouffer. Après une analyse effectuée au Japon (!), il a été prouvé que le taux de mercure dans le sang chez les enfants amérindiens est à 5 fois la norme de l’OMS! Rappelons que le méthylmercure cause des dommages irréversibles sur le système nerveux des personnes empoisonnées... On compte donc en Guyane plusieurs milliers de victimes, discriminées au sens fort du terme dans l'indifférence quasi-générale. Pourtant, un problème sanitaire de ce type se serait produit en France métropolitaine, nous aurions eu alors au moins 600000 victimes...

 

 

L' IRC est la seule formation politique à proposer la création d'un Ministère d'Etat en charge de la politique maritime auquel serait rattaché un secrétariat d'Etat à l'Outremer ne dépendant plus du ministère de l' Intérieur. Il s' agit là d' un «choix du grand large», une approche culturelle faisant cruellement défaut en France, avec des enjeux tels qu'on ne peut vraiment plus en faire l'impasse... En outre, avec la création de 120000 exploitations agricoles de 20Ha et de plus de 300000 emplois, on posera le principe de la préservation de l’environnement dans une logique effective de développement et de structuration spécifiques du territoire de la Guyane sans laquelle on continuera à assister à tous les débordements, une logique qui renforcerait aussi les dispositifs propres à faciliter une sortie de crise aux Antilles. Ce projet ambitieux de développement pourrait donc avoir des répercussions régionales importantes...

 

 

le 10 janvier 2011,

 

le Conseil national de l' IRC                                        (Tous Droits réservés)

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:14

 

Vers la sortie de l’économie pétrolière

 

1) données sur le secteur automobile

a) le 1er secteur industriel français

b) le budget automobile des ménages

 

2) Données sur le secteur énergétique

a) la consommation de pétrole

b) les politiques énergétiques

 

3) Un vaste plan coordonné

a) présentation

b) l’objectif principal

c) intérêts de cette politique

d) pour une approche globale

 

 

 

Face aux dernières évolutions du cours du baril de pétrole, puis à l'effondrement des ventes de véhicules, la France pourrait choisir de sortir de l’économie pétrolière. On remettrait en cause le modèle de consommation actuel, donc on traiterait de fait le problème bien en amont puisque des technologies le permettent déjà en partie…

 

1) Données sur le secteur automobile

L’industrie automobile française semble promise au même sort que l’industrie textile, la production nationale chute ou est délocalisée, y compris chez les équipementiers, avec une hausse des approvisionnements en provenance des zones low-cost, et pour la première fois une production à l’étranger surpassant la production nationale…

 

a) Le 1er secteur industriel français

-110Md de CA, commerce et réparation.

-39Md de dépenses de consommation, 35Md pour les carburants et lubrifiants, 84Md de dépenses d’utilisation des véhicules en 2006.

-Le parc automobile français  comporte 36.6millions de véhicules dont 30 pour les véhicules particuliers (au 1er janvier 2007), 5.6 millions de véhicules utilitaires légers, 641000 véhicules industriels.

 

b) Le budget automobile des ménages (INSEE) 

-De 1998 à 2006, la part consacré à l’achat et l’usage d’un véhicule représente en moyenne 12.3% du budget global, et un budget moyen pour 10000km de 4780 à 5360 euros (diesel ou essence).

-On note un accroissement continu du parc automobile compensé par une utilisation moindre, une augmentation relative de coût de l’entretien et accessoires (+37%) par rapport à l’achat, liée à l’augmentation du cours des matières premières avec une influence sur les pièces de rechange soit 3.6 points de plus que l’inflation de 2001 à 2006.

-on constate une chute des immatriculations depuis 1997, avec la fin des primes versées par le gouvernement.

-L’achat d’un véhicule représente 68% des motifs de souscrire un crédit à la consommation.

-L’effet tarif est le 1er élément d’appréciation pris en compte par les ménages.

 

En réalité, le poste budgétaire du transport contribue à « asphyxier » les personnes se situant à un bas niveau de salaire, alors que leurs besoins en terme de mobilité sont justement prépondérants !

 

 

2) Données sur le secteur énergétique 

 

a) La consommation de pétrole

-Elle représente 49 millions de Tep, à 80% destinées à un usage routier.

-L’Etat ne tire pas de réel profit de la flambée pétrolière puisque seule la TVA évolue avec cette hausse, pas la Tipp qui est fixe : une baisse de la consommation apporte même de moindres rentrées fiscales, un manque à gagner de 629 millions d’euros en 2006, 359 millions en 2007.

-La consommation de pétrole est responsable de 40% des émissions de CO2…et la dépendance par rapport aux réserves du Moyen-Orient, une zone à haut risque, est réelle.

 

b) Les politiques énergétiques

-on notera une inertie forte au lancement d’autres énergies alternatives, une décennie nécessaire pour les piles à combustibles mais beaucoup plus pour le développement de l’économie de l’hydrogène (distributeurs etc…), et que les énergies renouvelables sont rentables à partir de 75-80 dollars le baril de pétrole…

-on notera également les problèmes liés au renchérissement des services para-pétroliers, coûts d’exploitation, multiplication des campagnes de prospection et mise en exploitation de nouveaux gisements…

-la politique de dérégulation européenne du marché de l’énergie accroit les incertitudes sur la rentabilité du secteur alors qu’une hausse tarifaire de EDF ou GDF est pourtant indispensable à de nouveaux investissements!

-Selon la Loi-programme du 13 juillet 2005, la France doit se donner les moyens d’une indépendance énergétique, une sécurité d’approvisionnement, des prix compétitifs, assurer une préservation de la santé humaine et de l’environnement, garantir la cohésion sociale et territoriale ! Ce texte a été prolongé par le livre vert de la Commission européenne en mars 2006, sans qu’il soit avancé de solution crédible…

-Selon l’Observatoire de l’énergie, la facture énergétique est de 46,2 Md en 2006 (45.2Md en 2007), +18% par rapport à 2005 soit 2.6% du PIB dont 37 Md pour le pétrole seul, avec un coût majoré de 16% par rapport à 2005…

 

Sur les 10 ans à venir , on aurait donc au moins 400 milliards d’euros de perte sèche pour la France, soit une perte annuelle de plus d’une fois et demie le budget de la Recherche !

 

Au-delà d’une fiscalité verte et des mesures environnementales à prendre, on peut trouver un autre angle d’attaque, choisir de jouer du billard à plusieurs bandes …

 

 

3) Un vaste plan coordonné

 

a) présentation

Il s’agirait pour la France , tout en sortant de l’économie pétrolière, de créer une nouvelle civilisation des transports car nous disposons de tous les atouts nécessaires pour la mettre en œuvre. L’intérêt de ce dossier réside aussi dans le faible nombre d’acteurs : l’Etat, les grands constructeurs automobiles français et quelques nouveaux acteurs (Dassault, Bolloré…) qui émergent sur des technologies aujourd’hui trop coûteuses pour le citoyen lambda (plusieurs milliers de dollars pour les dernières batteries au lithium) ou sur des marchés « de niche ». Le rôle de EDF, bien qu’acteur indirect, est aussi à considérer de près …

 

b) l’objectif concret

-Sur un marché mâture de renouvellement avec une tendance vers l’externalisation de la production et un poids important des importations de pétrole, l’objectif consisterait à aller vers une « internalisation industrielle et écologique à effet de levier fort » , à devancer les concurrents sur les prix et sur les technologies innovantes, à renouveler rapidement le parc automobile français par une vaste politique de l’offre (contracyclique !). Si cette ambition est affichée, 100% des véhicules pourraient être équipés en « technologies propres » d’ici 2017 !

-Comme dans une économie de guerre (hyper-rationnelle et pour cause !), on veillerait donc à la mise en œuvre d’un vaste plan coordonné de sortie de l’économie pétrolière combinant ces nouvelles technologies. Tout ceci devrait d’ailleurs déboucher sur une présentation de ce plan à la population française avec un échéancier précis sur les différents objectifs poursuivis, les expérimentations en cours et leurs débouchés concrets.

 

c) Intérêts de cette politique sur un plan énergétique

-renforce directement nos géants EDF (participation au capital de plus de 80% pour l’Etat), Areva, Alstom, et permet de combler notre retard sur le développement des énergies renouvelables par effet d’entrainement : rappelons par exemple que 30000 moulins du dix-neuvième siècle pourraient être aménagés en micro-centrales…

-légitime une hausse tarifaire d’EDF (plus que l’équivalent de la perte de Tipp/Tva) pour l’enchaînement sur de nouveaux investissements, pour une meilleure gestion par les Français de leur propre consommation d’énergie, grâce aussi aux autres technologies à basse consommation énergétique.

-pose le problème de la consommation importante d’intrants (pour les piles à combustible/ batteries) au détriment de l’équilibre de notre balance commerciale, et laisse en suspens la question de l’abaissement nécessaire du poids des véhicules : un véhicule hybride classique contient environ 150kgs de metal de plus qu’un véhicule conventionnel, un véhicule électrique 200 kilos supplémentaires avec des batteries au lithium pour une autonomie de 150 à 200 kilomètres.

–améliore néanmoins en France le bilan sanitaire avec l’augmentation de la qualité de l’air (évaluation à 5000 morts par an du fait de la pollution de l’air). A combiner avec une politique de restriction de la vitesse sur nationales et autoroutes…

-permet facilement par ailleurs le stockage de l’électricité.

 

Par principe, on recherche donc un effet d’entrainement maximal par réallocation d’actifs comme agissent certains fonds d’investissement, et ce à différentes échelles spatiales, temporelles ou sectorielles. On aurait ainsi une externalisation de la production moindre, et donc une internalisation des profits, avec tous les effets d’entrainement que cela suppose : le principe d’une monnaie franche transposé au secteur industriel…On élargirait ainsi de manière plus volontariste la gamme actuelle de nos industriels de l’automobile qui n’ont pas assez anticipé le pic pétrolier …

 

Pour la France, la sortie partielle de l’économie pétrolière sur moins d’une dizaine d’années pourrait correspondre au final à une part importante des 400Md de coût des importations de pétrole sur la base de la consommation actuelle, grâce à l’usage combiné de technologies nouvelles hybrides ou électriques et grâce à une autre fiscalité sur les énergies, de quoi soutenir largement au final le remplacement du parc automobile français…

 

 

d) pour une approche globale 

Au-delà de l'aspect purement technique concernant le secteur automobile, un plan global de sortie de l'économie pétrolière est nécessairement multidimensionnel, intégrant la disparition à venir de ces ressources fossiles !

1-négocier avec les industriels français de l’automobile et bâtir une stratégie plus concertée permettant de limiter au maximum la dispersion des efforts de recherche.

2-accélérer le développement en parallèle des énergies alternatives (algo-carburants), la recherche sur la production d’hydrogène, les produits de substitution au pétrole (comme avec l'entreprise Metabolic-Explorer en biochimie), le bois-énergie etc...

3-revaloriser, pour la filière bois-énergie, nos espaces forestiers comme une base patrimoniale (Obligations Incessibles de Projet Ecologique OIPE) intégrée au Budget de l'Etat.

4- corréler la fiscalité sur les produits pétroliers avec celles sur l’électricité, le gaz, le bois-énergie, pour une approche globale du secteur de l’énergie car le coût en énergie du déplacement d’une voiture électrique est aujourd’hui trois à cinq fois inférieur à celui pour un véhicule essence ou diesel. Il serait également utile de conserver un niveau très élevé de la Tipp (pour 1.50 euro le litre de carburant au maximum) et d’aller vers la suppression des allègements fiscaux liés à la Tipp à terme, sur le kérosène, la possibilité d’utiliser du fioul domestique comme carburant dans l’agriculture et le BTP (mécanisation), ou l’aéronautique, les taxis…pour un coût annuel de plus de 4Md d’euros qui pourraient servir par ailleurs au développement d'une vraie politique maritime.

5-Mesurer notamment toutes les conséquences et effets de levier d’une hausse très importante du prix de l’électricité sur 5-10 ans. En effet pour conforter par subventionnement cette vaste politique de l’offre, grâce à une prime fixe de 3000 euros par véhicule, il faudrait un RN de EDF majoré de 9Md d’euros pour le remplacement de 3 millions de véhicules par an, un chiffre en rapport avec les capacités actuelles de production en France, donc sur un rythme permettant le renouvellement effectif du parc automobile français sur une décennie. Aujourd'hui au vu des enjeux et des primes versées, on note que certains secteurs d'activité relèvent presque d'une forme d' « économie administrée »...

6-Bâtir donc un tableau de bord fiscal récapitulatif pour tous les secteurs énergétiques avec des perspectives claires, intelligible pour le plus grand nombre...

7-Déterminer une cartographie exhaustive sur l'auto-suffisance énergétique et alimentaire de chaque territoire en descendant jusqu'au niveau communal, pour amener à pallier les insuffisances, limiter drastiquement le coût des transports, créer de nouvelles synergies locales.

8- Intégrer d'emblée dans les anticipations un coût beaucoup plus élevé de l'énergie pour engager les projets, pour ne pas se retrouver  sur un faux rythme de gestion au fil de l'eau ou pire...acculés!

 

Logiquement avec cette approche, le coût final de ce projet est à rapprocher de celui de la facture pétrolière sur la même période…Dans un environnement international plutôt tendu, la France dispose donc de nombreux atouts lui permettant de s’affranchir rapidement de sa dépendance forte à l’économie pétrolière. De plus, ce dossier est très emblématique parcequ’il touche de près la population...

 

S.Dezanneau (juin 2008 ) (Tous Droits Réservés)

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:12

Les terres agricoles, un patrimoine à valoriser d'emblée !

 

Cette seconde « page » complète mon propos développé notamment sur la dette et sur la valorisation des espaces maritimes ou des forêts primaires. Voici une approche qui pourrait être mise en avant dans le cadre de la Francophonie, même si elle a un caractère universel...

 

-Considérons que dans le cas de la France, un pays auto-suffisant, pour chaque million d'hectares de Sau (Surface agricole utile) correspond une création de richesse de plus de 3Md d'euros (agriculture et industrie agro-alimentaire), pour une Sau supérieure à un ratio de 0,5ha par habitant (variable!)

-Une fois déduit  ce ratio de « 3 /1 » dans le cas spécifique de la France, pondérons le de manière à envisager le cas d'une agriculture moins développée pour  un ratio minimum de « 1/1 » (évoluant ensuite avec la dynamique de croissance propre à chaque Etat), car sur la durée, ce secteur d'activité indispensable et déterminant apporte des revenus récurrents aux populations et aux Etats.


Il apparaît qu'aujourd'hui ce patrimoine n'est pas valorisé d'emblée à la hauteur des enjeux ! C'est toute la question de cette dissociation entre l'aspect patrimonial mal évalué (actifs/passifs) des Finances publiques et le budget de l'Etat (ressources/dépenses) qui reste alors posée!


Dans le contexte d'une expansion démographique mondiale, la Sau peut n'être plus seulement un simple indicateur, mais une base rationnelle permettant la création par les Etats souverains d' « Obligations Incessibles de Projet Agricole », un actif à prendre en compte dans le budget global de l'Etat après intégration de cette dimension patrimoniale des Finances publiques, et ce même si le potentiel agricole ne débouche pas encore sur une production effective comptabilisée dans le PIB...

 

Dans le cas de la RDC, ce pays apparaitrait comme disposant aujourd'hui d' « OIPA » à hauteur de 102 Md d'euros,* pour une Sau évaluée à 80 millions d'hectares même si ce nombre pourrait être revu à la hausse (110?), et pour 62 millions d'habitants…

(*même si le Franc congolais est en change flottant par rapport au dollar US...)

 

Pour un calcul rapide à affiner sur le terrain avec des chiffres statistiques précis, avec à l'esprit qu' aucune terre agricole ne vaut « rien » d'où le ratio de base égal à 1Md d'euros au minimum par million d'hectare.

OIPA=Sau/Hab*(1/1) ou OIPA=Sau/Hab*(1/1)*655(FCFA) etc...


Autre élément capital,  le système monétaire international actuel est inadéquat, alors que ces actifs tangibles pourraient tout comme l'or intégrer un étalon monétaire !


Il appartient aux Etats quels qu'ils soient de mettre en avant leurs propres indicateurs, hors PIB, pour l'évaluation de leurs potentialités réelles en matière de production agricole, notamment dans un domaine aussi explosif portant sur la question des ressources alimentaires. L'intérêt de cette approche ici mise en avant réside dans sa simplicité d'usage liée à une simple compilation de données, et au changement de perception qui en découle...

Cette démarche amènerait au final à redéfinir le niveau d'endettement de chaque Etat donc sa capacité d'emprunt (et marge de manoeuvre!), et au final son poids sur la scène internationale... Globalement, avec cette échelle de représentation, l'Afrique apparait ainsi à court terme plus propice aux investissements que l'Asie, avec à l'évidence un rôle normatif très important à jouer pour l'ensemble du monde francophone... En ce sens, le cadre de négociation du G20 est clairement inadapté: on ne peut occulter ce point, au détriment des peuples, en laissant libre cours au jeu d'une poignée d'acteurs!

 


S.Dezanneau  (Février 2009)                                          (Tous Droits Réservés)

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:11

L'emprunt régional

Dans la région des Pays de la Loire, Mr Auxiette Président socialiste (?) de son état, considère que les Ligériens par leur capacité à payer leurs impôts donnent à la Région une marge de manoeuvre...pour emprunter à nouveau! La crise économique et financière, révélons-le à cet individu, est d'abord une crise politique ! Elle est d'abord le fait de personnes qui ne font pas grand-cas des citoyens que nous sommes au niveau international, national, comme local...La peste ne nous aura pas épargnés, félicitons donc nos gouvernants d'avoir choisi d'alimenter les rats, au lieu de dresser des barrières sanitaires...

 

Ainsi, le taux de l'emprunt régional étant à 3,73%, nous n'entendons pourtant plus guère de voix républicaine pour clamer haut et fort que, les banques en Europe se refinançant auprès de la BCE à 1% l'an, il est clairement injuste pour les populations que celles-ci n'en bénéficient pas ! La BCE est d'ailleurs sortie des prérogatives qui sont les siennes pour aider au nettoyage de bilan de ces fameux organismes tellement dignes de confiance...Les Ligériens ont toute latitude pour rembarrer ceux qui nous fourvoient dans un système monolithique bâti pour le profit d'une minorité, système qui aujourd'hui ne soutient même plus l'activité locale !

 

En élargissant le cadre, pour la Grèce comme avant son entrée dans la zone euro, le taux d’intérêt à 10 ans exigé par « les marchés »  atteint 6,179%, contre 3,18% pour le Bund allemand (emprunt fédéral): il n' y a là aucune marque de la solidarité la plus élémentaire entre partenaires ayant une monnaie « commune ». Par ailleurs, rajoutons que la France étant contributrice nette au budget européen pour plus de 5Md d'euros par an, il s'agit d'une manipulation flagrante que de parler de « subvention européenne » alors que les fonds sont franchement français!

 

En guise de conclusion, prévenons d'un mot ceux qui se proclament républicains ou gaullistes sans jamais faire mention de la souveraineté monétaire (ou d'outils équivalents) défendue par nombre d'Etats avant 1971-1973, corrélée alors à un strict contrôle des banques, en clair qui revendiquent un héritage qui n'est définitivement pas le leur... que nous lutterons de plus en plus à armes égales pour finir par les écraser...

le 27 janvier 2010
S.Dezanneau                                 (Tous Droits Réservés

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:09

Sur la réforme territoriale

 

 

Il n’existe guère de possibilité de réformer le système en profondeur sans la création de structures nouvelles permettant de clarifier définitivement la répartition des compétences entre les collectivités locales et l’Etat...ceci une fois que l’on a déterminé ce que doivent être les outils d’expression de puissance, le périmètre régalien de l’Etat français.

 

Par ailleurs, quand on aborde la question de la réforme territoriale, on se focalise sur les différents niveaux décisionnels actuels en occultant la création en 1964 des bassins versants, structures autrement plus intéressantes à considérer : plus vastes pour coordonner et rationnaliser les projets, et avec un sous-jacent environnemental remarquable, l'eau !

 

 

1er objectif 

 

-Restreindre le nombre des communes (36000) à celui des cantons (plus de 3000), avec un scrutin de liste cantonale pour l’élection du maire, de ses maires-adjoints représentant chaque subdivision communale avec un nombre plus restreint de conseillers municipaux. Cet objectif, cité en premier, reste néanmoins secondaire...

 

 

2em objectif 

 

-Elargir les structures régionales à des « structures territoriales de coordination » fondées sur les six bassins versants (1964), pierre angulaire de la politique de l’eau en France métropolitaine : on pourrait descendre à cinq avec la fusion des réseaux Artois-Picardie et Rhin-Meuse (et Wallonie le cas échéant!). On passerait ainsi de l’échelle régionale inadaptée aux enjeux actuels à l’échelle « grand-régionale » : les Conseillers généraux y gèreraient donc sur délégation le traitement des dossiers les plus transversaux...

 

A chaque bassin versant correspondent un Comité de bassin et une Agence de l’eau. Or la gestion des ressources en eau, dans la continuité du « Grenelle de l’environnement », permet d'aborder les thématiques concernant:

-la question cruciale de la dépollution des nappes phréatiques et des cours d’eau.

-la qualité de vie, la santé, par extension le tourisme, la culture puis la coordination des pôles universitaires ou de recherche entre eux...

-l’agriculture, allant dans le sens de l'approche du Pacte écologique.

-le développement local de la filière bois-énergie.

-le développement industriel.

-l’urbanisme et la gestion des risques majeurs, les grandes infrastructures.Ainsi le 12 février 2009, Bayonne a eu les pieds dans l'eau sur une conjonction d'inondations et de l'effet des marées...

-les anticipations à l’échelle des bassins versants sur les diverses évolutions climatiques...

-l'intelligence économique.

 

Au-delà

-la politique d’ aménagement du territoire prenant en compte de manière plus élargie des territoires allant de façades maritimes à des espaces souvent montagneux, et la possibilité de générer plus de synergies entre grandes métropoles, au lieu d'entretenir une concurrence stérile que paient les contribuables.

-le soutien des pme-pmi innovantes sur des marchés d'emblée plus vastes, la création de banques uniquement régionales.

 

Observations 

-l’élection des conseillers généraux pourrait se faire au scrutin de liste à la proportionnelle intégrale avec un seuil de représentation fixé à 10% des suffrages exprimés.

-On aurait aussi pu fonctionnariser l'échelon grand-régional, le coût aurait été moindre pour le contribuable!

 

3em objectif 

 

-Supprimer les Ministères ou Secrétariats d’Etat qui ne servent pas aujourd’hui d’outils d’expression de puissance!

-Seraient conservés les Ministères d'Etat suivants :

Intérieur, Défense, Justice, Economie et Finances, Politique Maritime (à créer !), Affaires étrangères et européennes, Education Nationale. J'estime qu'il n' y a pas besoin de Ministère pour développer une culture active de l'Environnement au niveau local...

 

N.Sarkozy s'était d'ailleurs engagé à travailler avec une équipe gouvernementale restreinte, une énième promesse qui aurait méritée d'être tenue dès 2007...

 

 

4em objectif

 

-Créer des « cellules de veille » transversales, de manière substitutive, mieux coordonner les dispositifs existants. La culture des personnels ne serait pas nécessairement administrative mais scientifique, géographique, économique et commerciale etc...

 

 

Approche budgétaire

 

-Il s’agirait d’équilibrer très rapidement les finances publiques de niveau régalien N1 (de fait bien avant 2012), et de dégager un excédent budgétaire afin de pouvoir investir et atteindre certains objectifs stratégiques. En 2007, 49.5Md d’euros ont été attribués aux collectivités territoriales…

 

-Ensuite, on viserait la stabilité des déficits publics puis leur décrue franche sur 5-10 ans au niveau N2 (Départements /grandes Régions) et N3 (Cantons). Pour une plus grande cohérence du propos, je renvoie ici le lecteur aux « pages » écrites sur le traitement de la dette publique sur ce même blog: « la Francophonie contre la crise »!

 

En outre, cette approche permettrait une prise en compte plus importante de la dimension « offensive » de la pratique politique (anticipation, mise en œuvre de projets), en complément de celle relevant d’une dimension plus « défensive » comme les réformes, souvent plus lourdes à mettre en oeuvre du fait de la multiplicité des acteurs, encore que....

 

La plus grande proximité des électeurs par rapport à leurs élus locaux faciliterait nécessairement cette évolution notable vers une réduction drastique des déficits publics: la « Démocratie participative »...ou vindicative(?)...au choix !!!

La volonté de supprimer l'échelon départemental témoigne d'ailleurs de cette défiance de nos «élites nationales» à l'encontre du peuple...pourtant, faut-il préciser ici que les Français ne vivent pas à l'échelle régionale?!? Que les problématiques abordées à cette échelle-là supposent une autre approche culturelle?!?

 

 

En guise de conclusion

 

Où l'on découvre donc que, faute d'avoir engagé la réforme territoriale dès 2007, on va organiser des élections à un échelon régional sans pertinence réelle, dans un climat de tension économique et politique pour les citoyens lambda qui eux, les vrais créateurs et producteurs de richesse, assument au final toutes les dérives (budgétaires) des équipes au pouvoir...

 

Où l'on (re)découvre donc le manque de vision globale et cohérente de nos « gouvernants » à commencer par celle de notre « Ministre de l'Environnement »...

 

Où l'on découvre donc au final que si balladur « le-dit-Doudou » a pris depuis 1995 l'habitude de grimper sur les tables, nul ne semble s'être préoccupé de savoir comment il en redescend!... Si seulement il avait pu être le seul dans ce cas-là...

 

(novembre 2008)

S.Dezanneau                                               (Tous Droits Réservés)

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:06

EDF

EDF, notre patrimoine national !



J' aborde ici cette question que le gouvernement veut occulter à l'approche des Régionales... A l'heure où chacun devra se focaliser à réduire sa consommation énergétique, notamment en se basant sur les ressources énergétiques locales, il importe toutefois de défendre ce qui reste de notre patrimoine collectif bâti par des générations de Français!

Nos gouvernants ont prévu qu' EDF cède une partie non négligeable de sa production d'origine nucléaire, environ 30%, sur injonction de la Commission européenne: un démantèlement sensé simuler la concurrence dans un secteur d'activité stratégique, nécessitant pourtant des investissements lourds (24Md pour assurer la continuité du parc sur 40 ans au lieu de 30)...Pour EDF, le coût réel du nucléaire est environ de 46 euros le megawattheure, là où les autres opérateurs considèrent qu'au-delà de 33 euros, il n'y aurait pas de concurrence...De plus pour sortir de l'économie pétrolière, de manière globale il faudrait aussi investir massivement dans nombre de filières ...A cet effet, comment justifier alors une hausse indispensable des tarifs de l'énergie auprès de l'opinion si l'on organise par ailleurs une vaste braderie, qui plus est probablement au détriment de notre sécurité?

 

Ainsi une nouvelle fois la preuve est faite! La Commission européenne n'est définitivement pas un actif stratégique...

 

Tout homme ou femme d'Etat véritable en aurait tiré les conclusions qui s'imposent...mais la veulerie, sans parler de la cupidité,  est aujourd'hui la caractéristique la mieux partagée dans le paysage politique français alors...

 

Républicains et gaullistes face aux mercantilistes de l'Ump, nous savons pourquoi nous luttons, nous ne lâcherons rien!

 

Le 27 janvier 2010

S.Dezanneau (Tous Droits réservés)

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:04

     La France, la Francophonie contre la crise !

 

 

Introduction

Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan militaire… De fait, la marge de manœuvre de la France demeure considérable ! 

Je propose donc un système de résorption de notre dette publique par adossement entre partenaires francophones, un rééquilibrage au profit de ceux-ci en Afrique (l’équivalent de 1500Md d'euros en actifs !) et pour nous l'arrêt de l'hémorragie puis le retour à un niveau d’endettement proche de zéro (donc la supression des intérêts de la dette: autour de 40Md d’euros chaque année tout de même). Nous pouvons traiter le problème de la dette publique dans ce cadre en moins de 10 ans, sans les problèmes provoqués par une politique traditionnelle de dévaluation massive...



 Un parallèle entre la France et l'Afrique

 

le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 190 Md d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 270Md d'euros équivalent à treize fois les pertes du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 4200 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il suffit en fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation  durant le mandat de N.Sarkozy qui n'avait pourtant pas fait la promesse électorale d'un appauvrissement quasi généralisé! Ainsi, 90% de la population française perçoivent un revenu mensuel inférieur ou égal à environ 3500 euros...
En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1100 Md d’euros d’ intérêts, la dernière émission de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant une mise sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée!
En effet, dans le système financier actuel, le 2èm poste budgétaire de l'Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette, dit « charge de la dette », de même qu' on constate souvent chez nos partenaires africains un service de la dette (dette principale et intérêts) écrasant! L'écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d'autres prouvant que « nos élites »  réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l'immense majorité des Africains ...

 
Le «transfert» de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation intensive des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA : la reconnaissance réelle de ces monnaies suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle n’a fondamentalement envisagé l'idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que l' Etat français ne possède plus aujourd’hui, outils dont savent pourtant user toutes les puissances émergentes…

Il s'agit:
- d'anticiper le poids à venir de l’économie de toute l'Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique, culturel...
-d'employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française négociable à la fin décembre 2009 pesait 1148Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement d'intérêts
-de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce «transfert de la dette française», car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon un principe de base de l’économie financière…
-de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d'ailleurs garantie de manière illimitée par le Trésor public français,
même s'il s'agirait d'abord de veiller à ce que ce soit l'esprit républicain qui anime nos gouvernants...

Au-delà de ce premier objectif de «transfert» de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…

 
la suppression de la dette publique française,
l'équivalent de 1500 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains
Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l'Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique et qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent clairement sous-endetté au vu des montants qui sont les nôtres en valeur absolue.
Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays détiendraient ainsi  à terme l’essentiel de la «dette» de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la stabilisation de la dette française restructurée (emprunts d’Etat à «taux 0») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense aérienne «mutualisée», protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
 
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT  (obligations préplacées par exemple) émises par la
France et des emprunts de nos partenaires  portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements, une création monétaire qui entrainerait systématiquement la suppression d’ OAT françaises  pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale (celle des protocoles financiers?), un principe qui revient à "monétiser" sur projet la dette française dans des pays largement sous-endettés par rapport à nous
En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après ou pendant le transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci???
La dette annulerait la dette!!!
Nos partenaires auraient donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, puisque la France y investirait plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon des modalités à définir...

La dette française serait donc  globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.
La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 400 Md d’euros pour chacune des zones Franc CFA et pour la zone Franc congolais, le volume d'affaires pouvant être beaucoup plus important au final puisque les Etats ne sont pas des acteurs économiques de premier plan dans nombre de secteurs d'activité. A noter que la masse monétaire du Franc CFA ou du Franc congolais est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités monétaires à gérer par exemple par tranche équivalente à 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d'ailleurs ici que moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...
Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser un système monétaire refondé des zones CFA dans un proche avenir après cette phase de transition.
Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif!
 
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue  de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire .
Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement en porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone.  Ainsi, la Francophonie est à considérer au même niveau que l’Europe institutionnelle, la France est à penser dans un bloc non nécessairement « occidental » ou transatlantique...L'intérêt fondamental du peuple français est de rompre avec ce système inique de la dette, de l'abandon de souveraineté sur les questions monétaires ;  il converge avec celui des peuples africains notamment francophones à sortir du sous-développement Pour une plus grande souplesse  d'action, la France doit donc parallèlement revenir au Franc français, ne serait-ce que pour les investissements publiques, et conserver l'Euro comme monnaie commune...

Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…

 

S.Dezanneau                                                          (Tous Droits Réservés- texte actualisé en janvier 2010)

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 14:55

la France  

 

           
             la Francophonie
 
                


             contre la crise !!!
 





   Introduction

A) Une approche globale en Afrique
    1) premiers éléments d'appréciation
    2) un partenariat stratégique avec l'Afrique

B) La dette annulera la dette
    1) une initiative «PPTE» inepte
    2) un parallèle entre la France et l'Afrique
    3) le transfert de la «dette» française
    4) la suppression de la dette publique pour la France et les Français,
        l'équivalent de 1200 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains

C) Applications
    1) sur l'hydroélectricité
    2) sur l'agriculture
    3) sur la recherche biologique
    4) sur la politique maritime

     Conclusion

 





      Introduction
 
Dans ce document de synthèse, avec une approche basée sur des principes stratégiques, je mets en avant des éléments d’appréciation souvent occultés…Je suis en effet persuadé qu’une vision globale stratégique permet de déterminer les leviers d’expression de puissance de la France, les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en oeuvre hors de toute considération dogmatique ou partisane, avec à l’esprit qu’un pays qui n’est pas fort sur son propre territoire ne dispose plus d’aucune capacité de projection hors de ses frontières, et ceci pas seulement sur un plan militaire… De fait, sur plusieurs points très précis que j’expose ici, la marge de manœuvre de la France demeure considérable ! 

Je propose en fait un système de résorption de notre dette publique par adossement entre partenaires francophones, un rééquilibrage au profit de ceux-ci en Afrique (l’équivalent de 1500Md d'euros en actifs !) et pour nous l'arrêt de l'hémorragie puis le retour à un niveau d’endettement proche de zéro (donc la supression des intérêts de la dette: autour de 40Md d’euros chaque année tout de même). Nous pouvons traiter le problème de la dette publique dans ce cadre en moins de 10 ans, sans les problèmes provoqués par une politique traditionnelle de dévaluation massive...

 

A) Une approche globale en Afrique

1) Premiers éléments d’appréciation
Dans l’absolu, la  France en voulant éviter des remous en Afrique risque à l’avenir d’être confrontée à des situations inextricables…De manière plus pragmatique, au-delà d’une vision strictement commerciale Nord-Sud et d’une vision diplomatique trop traditionnelle, je démontre ici concrètement en quoi l’Afrique constitue une carte maîtresse pour la France…
a) le pic mondial d’expansion démographique
Avec le pic mondial d’expansion démographique à l’horizon 2050, nous entrons dans un siècle de transition avec des crises multiples sur les ressources en eau, alimentaires, minières etc… Ce point est plutôt occulté alors qu’il est fondamental à prendre en compte. Il n’existe pas de secteur d’activité à négliger, pas de condescendance à avoir car nos points faibles servent les intérêts de nos concurrents: nous perdons en effet du terrain malgré les taux de croissance économique qu’on trouve sur le continent …
b) L’effet multiplicateur pour l’investisseur averti est le plus élevé au départ car lié au différentiel initial de niveau de développement, ce qui suppose de fait une coordination d’ensemble des investissements portant sur les (infra)structures des pays africains puis sur  les filières de biens intermédiaires. Cet effet se renforcera avec l’arrivée de nouveaux capitaux d’investissement (50Md d’aide à l’Afrique  prévus en 2010) voire au retour de capitaux jusqu’alors détournés. Cette prise en compte permettrait également de mieux répartir les risques économiques et financiers des entreprises françaises dans un contexte international tendu...
2) un partenariat stratégique avec l’Afrique
La culture de rente actuelle nous est aujourd’hui préjudiciable au niveau national comme dans nos échanges avec les PVD car cette culture est fonciérement archaïque, elle ne nous permet pas d’être suffisamment lucides et réactifs.
a) un objectif double
Il s’agirait de créer un vaste pôle de développement et d’attractivité notamment au centre du continent africain, donc de favoriser au niveau international l’émergence de pays où les populations sont en grande partie francophones, et en fin de compte pour la France de jouer pleinement sa partition en tant que puissance mondiale.
b) pourquoi ce choix de l’Afrique?
-La France est solidement ancrée comme puissance agricole et dotée de la plus longue expérience en matière d’hydroélectricité. Or l’Afrique dispose de ressources en eau importantes, propices au développement de l’agriculture comme au développement de la filière hydroélectrique ; la filière « recherche biologique » est également à considérer.

-L’Afrique centrale possède aussi un atout capital, une belle marge de manoeuvre en terme de densité de population, de 5.1 hab/km2 pour le Gabon jusqu’à 36.5 hab/Km2 au maximum pour le Cameroun. Les effets de levier des investissements sur le niveau de vie des populations y seront donc les plus forts !

-Les 77 pays ACP recevront de la CEE 21.966 milliards d’euros sur la période 2008-2013… Les IED en Afrique ont doublé de 2004 à 2006 pour atteindre 36Md avec le problème des faibles retombées en terme d’emplois, et conflits sociaux liés au partage de la rente car ces investissements portent essentiellement sur les matières premières.
La France dispose des moyens pour changer cette situation là : il y a plus de 1000 sociétés qui ont investi en Chine et qui à terme pourraient tout aussi bien être présentes en Afrique francophone notamment, avec à l’esprit que le continent pèsera probablement 2 milliards d’habitants à l’horizon 2050 et que le cadre de la Francophonie constitue aussi une garantie contre le pillage de nos technologies !

Il y a une convergence d'intérêts réelle au sein du monde francophone, seuls l'aveuglement et la veulerie de certaines élites nuisent aux intérêts fondamentaux des peuples tant sur un plan économique et culturel, que financier…

 
      B) La dette annulera la dette !

1) une initiative «PPTE» inepte
A titre d'exemple significatif, suite au prêt contracté par la République Démocratique du Congo auprès de la Chine, Bercy avait envisagé des sanctions contre la RDC, encore à mi-route de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) amenant à une annulation de 26Md de dollar de dette…l’Etat congolais ne pouvant normalement pas contracter d’autres prêts aux conditions du marché. Début septembre 2007 , une centaine d’experts géologues chinois sont venus prospecter puisque les modalités de remboursement seront déterminées en fonction des actifs, une sorte de troc...Les agences de coopération bilatérale occidentales sont complètement dépassées, prises à contre-pied, de même que le FMI et la banque mondiale…

2) Un parallèle entre la France et l'Afrique
le Gouvernement français (UMP) creuse les déficits de plus de 190 Md d’euros sur les années 2008 et 2009, et ne s’inquiète pas du paiement des seuls intérêts de la dette pour un montant équivalent à une fois et demie le budget de la recherche ou à l’impôt sur le revenu, plus de 40Md… soit en deux ans un montant total de plus de 270Md d'euros équivalent à treize fois les pertes du Crédit lyonnais, une perte pour chaque Français de plus de 4200 euros, perte qui s’aggravera en l’absence d’équilibre budgétaire avant 2012. Pour se faire une appréciation juste, il suffit en fait de considérer les grands équilibres financiers de la nation  durant le mandat de N.Sarkozy qui n'avait pourtant pas fait la promesse électorale d'un appauvrissement quasi généralisé! Ainsi, 90% de la population française perçoivent un revenu mensuel inférieur ou égal à environ 3500 euros... 
En outre, depuis que la France a concédé la gestion de sa dette publique à la sphère bancaire privée (1973), les contribuables ont payé plus de 1000 Md d’euros d’ intérêts, la dernière émission de monnaie par la BDF datant de 1974. L’ensemble du patrimoine collectivement détenu par les Français est donc à terme menacé puisqu’il faudra bien solder cette dette, la France risquant une mise sous tutelle...d’où la stratégie globale que j’ai élaborée!
En effet, dans le système financier actuel, le 2èm poste budgétaire de l'Etat français est consacré au remboursement des seuls intérêts de la dette,dit « charge de la dette », de même qu' on constate souvent chez nos partenaires africains  un service de la dette (dette principale et intérêts) écrasant! L'écart entre niveaux de développement de nos pays respectifs joue certes le rôle de paravent, mais la logique sous-jacente et la tendance de fond demeurent les mêmes pour tous. On a là un élément parmi d'autres prouvant que « nos élites »  réservent de fait aux Français le même sort que celui qui a été réservé à l'immense majorité des Africains ...

3)
Le «transfert» de la dette française
C’est pourtant une opportunité capitale que celle permettant le développement économique chez nos partenaires francophones et le comblement de nos déficits publiques, par l’exploitation intensive des monnaies (et parités monétaires) hors Europe, notamment les Franc congolais et Franc CFA : la reconnaissance réelle de ces monnaies suppose une autre vision globale car jusqu’à aujourd’hui aucune puissance industrielle n’a fondamentalement envisagé l'idée même du développement de l’Afrique, et personne ne veut mesurer tout l’intérêt d’outils financiers que l' Etat français ne possède plus pleinement aujourd’hui, outils dont savent pourtant user toutes les puissances émergentes…
Il s'agit:
- d'anticiper le poids à venir de l’économie de toute l'Afrique, en fait percevoir derrière son développement tous les effets de levier sur un plan également monétaire, diplomatique, culturel...
-d'employer le Franc congolais et le Franc CFA comme monnaies de substitution …Au total, l’encours de la dette française négociable à la fin décembre 2009 pesait 1148 Md d’euros (Agence France Trésor), et par rapport à la dette détenue actuellement par les résidents français, on économiserait une quinzaine de milliards d’euros par an sur le seul service de la dette avec un dispositif inter-étatique sans paiement d'intérêts
-de reconsidérer le niveau actuel d’endettement du continent africain après ce «transfert de la dette française», car celle-ci constituerait un actif de première importance pour leurs pays selon un principe de base de l’économie financière…
-de prendre des garanties, redéfinir une parité fixe entre monnaies. L’ampleur programmée des investissements en Afrique comme la garantie et l’expérience apportées par l’Etat français contribueraient d’ailleurs à assurer la crédibilité des engagements de tous nos partenaires par rapport à leur monnaie. La convertibilité du Franc CFA est d'ailleurs garantie de manière illimitée par le Trésor public français, même s'il s'agirait d'abord de veiller à ce que ce soit l'esprit républicain qui anime nos gouvernants...

Au-delà de ce premier objectif de «transfert» de la dette française sur le continent africain, on réaliserait un objectif encore plus ambitieux pour la France et nos partenaires…

4) la suppression de la dette publique française,
l'équivalent de 1500 Md d'euros d'actifs pour nos partenaires africains

Dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l'Afrique francophone où l’on coordonnerait nos politiques monétaires, il s’agirait en fait de privilégier un équilibre beaucoup plus dynamique et qualitatif. On mettrait donc en place une autre politique de coopération (co-développement) sur ce continent clairement sous-endetté au vu des montants qui sont les nôtres en valeur absolue...
Sur un plan financier, grâce à ce mécanisme d’adossement entre la France et ses partenaires francophones , ces pays détiendraient ainsi  à terme l’essentiel de la «dette» de l’Etat français. L’économie réalisée par rapport au remboursement du seul service de la dette actuel contribuerait à la stabilisation de la dette française restructurée (emprunts d’Etat à «taux 0») ainsi qu’ aux investissements productifs (réseaux électriques, entreprises agricoles, centres de recherche, Défense aérienne «mutualisée», protection des ZEE etc...) dans une zone économique à la croissance déjà beaucoup plus forte qu’en Europe. Nous entrerions ainsi dans un cercle vertueux…
 
A une échelle plus vaste, on envisagerait alors un jeu complexe visant à terme soit l’annulation concertée des OAT  (obligations préplacées par exemple) émises par la France et des emprunts de nos partenaires  portant sur des investissements beaucoup plus massifs, soit pour le paiement des investissements auprès de nos entreprises, une création monétaire qui entrainerait systématiquement la suppression d’ OAT françaises  pour un montant équivalent, selon une convention multilatérale (celle des protocoles financiers?), un principe qui revient à "monétiser" sur projet la dette française dans des pays largement sous-endettés par rapport à nous
En effet dans l’absolu, à quel niveau se situerait l’endettement de la France si, après ou pendant le transfert de la dette française dans le cadre de ce partenariat stratégique, les pays francophones "s’endettaient" alors progressivement dans tous les secteurs d’activité à hauteur de 1000-2000Md d’euros auprès de celle-ci???
La dette annulerait la dette!!!
Par exemple, la RDC aurait donc la certitude de sortir rapidement du sous-développement, son niveau d’endettement actuel étant de l’ordre de 26Md de dollars, puisque la France y investirait plusieurs dizaines de milliards chaque année pour une période et selon des modalités à définir...On imagine sans mal la croissance alors explosive de ce pays dont le budget de l’Etat a été porté à seulement 3.4Md de dollars US en 2008…

La dette française serait donc  globalement exprimée en Francs CFA et congolais de manière systématique , y compris concernant les collectivités locales, les PME-PMI innovantes (fonds dynamique d’investissement francophone) voire les grands groupes.
La coopération porterait sur un montant équivalent à au moins 500 Md d’euros pour chacune des zones Franc CFA et pour la zone Franc congolais, le volume d'affaires pouvant être beaucoup plus important au final puisque les Etats ne sont pas des acteurs économiques de premier plan dans nombre de secteurs d'activité . A noter que la masse monétaire du Franc CFA ou du Franc congolais est de toute façon beaucoup plus restreinte et contrôlée que pour le dollar ou l’euro, avec des parités monétaires à gérer par exemple par tranche équivalente à 120 Md d’euros sur 10 ans… Rappelons d'ailleurs ici que moins de 80Md d'euros par an pendant 10 ans suffiraient pour éradiquer la misère, pour permettre l’accès aux services de base (alimentation, eau potable, éducation primaire, soins de base)...
Même si les politiques monétaires doivent au départ être coordonnées, on doit clairement viser un système monétaire refondé des zones CFA dans un proche avenir, après cette phase de transition.
Il s’agirait d’une rupture majeure dans les positionnements de la France en Afrique, tous les partenaires francophones compensant ainsi leurs propres faiblesses et renforçant leur poids économique et géopolitique respectif!
 
En outre, la France aurait ainsi la certitude absolue  de pouvoir intensifier au mieux les réformes structurelles sur son propre territoire… Il s’agit là d’une opportunité exceptionnelle pour notre pays, d’ une portée incommensurable sur un plan géopolitique pour l’émergence d’un monde multi-polaire .
Cependant à ce jour, au-delà du respect de certains critères de convergence de l’Union européenne, la politique européenne (exclusive et monolithique) de la France apparaît ainsi clairement en porte-à-faux puisque nous privant de nos atouts maritime et francophone. Ainsi, la Francophonie est à considérer au même niveau que l’Europe institutionnelle, la France est à penser dans un bloc non nécessairement « occidental » ou transatlantique...L'intérêt fondamental du peuple français est de rompre avec ce système inique de la dette, de l'abandon de souveraineté sur les questions monétairesil converge avec celui des peuples africains notamment francophones à sortir du sous-développement. Pour une plus grande souplesse d'action, la France doit donc parallèlement revenir au Franc français, ne serait-ce que pour les investissements publiques et conserver l'Euro comme monnaie commune...
Plus globalement, cette démarche serait en outre d’autant plus pertinente que des oppositions notables (Amérique du Sud, pays du Golfe, Chine…) se font jour concernant le système financier international qui tangue aujourd’hui avant peut-être d’imploser demain…


C) Applications  
Il va de soi que la marge de manœuvre dégagée dans le cadre de la Francophonie grâce à cette politique monétaire avec nos partenaires africains permettra de relancer la croissance dès 2009, grâce à l’édification de projets d’envergure qu'il s'agit évidemment d'aborder ici de manière très succinte.
Un des problèmes du sous-développement consiste bien en la dispersion des fonds tant sur de nombreux pays que sur les projets. Dans une logique de « campagne » et afin d’obtenir le maximum d’effets, il faut une concentration de moyens sur un pays (ou zone), sur quelques projets coordonnés concernant notamment le secteur énergétique et l’agriculture dans un premier temps…
1) Sur l’hydroélectricité
Il s’agit évidemment d’une condition «sine qua non» du développement économique, avec les infrastructures.L’hydroélectricité a un potentiel au niveau mondial de 15000TW contre 2300TW équipés à l’heure actuelle...

a) l’Afrique centrale est un « verrou énergétique »
Le potentiel hydroélectrique est de 100000MW rien que pour la RDC. L’hydroélectricité est de fait un atout majeur pour intégrer la population à notre projet de coopération stratégique, en plus des investissements dans la filière agricole, et ce de manière très symbolique ! C’est ainsi la certitude de s’ancrer dans une vision de moyen-long terme.
Il serait indispensable de développer des micro-usines de production hydroélectrique en même temps que les projets d’envergure, pour des retombées à court terme pour la population. En matière d’hydroélectricité, la Chine a développé sur son territoire un réseau de petites centrales de 1984 à 1992 (43Tw) permettant de toucher 90 millions d’habitants…L’exemple est suffisamment significatif sur la durée plutôt courte de la mise en place du dispositif, sur l’ampleur des populations concernées pour que je le mentionne ! Nous avons moins de 75 millions d’habitants sur les trois pays RDC, Congo-brazza et République centrafricaine, moins de 15 hors la RDC ...
b) EDF pourrait y jouer un rôle primordial
Ce marché est évalué à 200Md de dollars minimum à investir d’ici 2030 pour avoir un taux d’électrification de 56% en Afrique (environ 350Md pour un taux de 100%) sans parler des autres retombées industrielles, développement d’une filière agro-alimentaire etc…
Comme cela a été envisagé, les interconnexions régionales du réseau d’Afrique centrale pourraient amener à fournir de l’électricité dans les pays limitrophes voire bien au-delà. A terme et dans la continuité, un pôle très important de production d’hydrogène liquide pourrait être bâti dans le bassin du Congo, sur le site du «grand Inga». Par ailleurs, d’autres sites hydroélectriques importants pourraient être bâtis en Guinée (Fouta Djalon), au Cameroun (Sanaga), à Madagascar et au Mozambique…
             2) Sur l’agriculture  
En septembre 2000, 192 chefs d'Etat et de gouvernement ont fixé les objectifs du Millénium, contre la sous-alimentation, la faim, les épidémies, la misère de 2.2Md d'habitants... Pourtant le FMI a refusé par exemple le refinancement de la dette pour nombre de pays pour obtenir des concessions  sur les entraves à la libre circulation des marchandises et à la concurrence, impose régulièrement des plans d'ajustement structurel, les cultures d'exportation pouvant alors  permettre la rentrée de devises pour un pays débiteur car, point capital et très révélateur, ni les intérêts ni l'amortissement de la dette extérieure ne sauraient jusqu'alors être financés en monnaie locale... 
Le dumping agricole «occidental» a ainsi contribué à détruire nombre de cultures vivrières, et comme le disait Pascal Lamy:«l'OMC n'est pas une agence de développement»... La question du rôle très important concédé à certaines structures supranationales reste donc posée...de l'OMC au FMI en passant par la Banque mondiale ou  certaines transnationales privées... Fondamentalement le secteur primaire est donc à considérer autrement puisque nous sommes une puissance agricole avec des industries agro-alimentaire et de la chimie performantes (la moitié de la population mondiale est composée de paysans).
 A titre d'exemple, l’Afrique centrale au vu de ses ressources mal exploitées et de faibles densités de population constitue de ce point de vue un enjeu considérable! Elle dispose en effet de plus d’une centaine de millions d’hectares soit trois fois la surface agricole utile (Sau) française donc un formidable relais de croissance pour nos entreprises. Rappelons qu’en 2006 en France, l’agriculture et la filière agroalimentaire pèsent  plus de 100Md d’euros par an. Les effets de levier peuvent donc être considérables à moyen terme, ceci hors parts de marché concernant le secteur de l’industrie chimique pourtant le deuxième pôle industriel français…
On pourrait viser l’implication d’entreprises pme-pmi au côté des multinationales qui amènerait à un renforcement du tissu économique en France comme dans les pays francophones. La France apporterait aussi un soutien logistique si nécessaire. A noter par exemple que le CIRAD, organisme qui soutient l’agriculture tropicale, voit sa viabilité  aujourd’hui malmenée par le Ministère de la Recherche…
De fait, nous  avons vraiment intérêt à considérer la RDC comme un très grand pays en devenir, le pendant africain du Brésil… De manière plus globale, il m’apparaît évident que le «visage» de l’Afrique au 21em siècle se dessinera notamment en Afrique centrale francophone au vu de ses potentialités énormes.
 
3) sur la Recherche biologique

Il s’agirait d’acquérir une position au premier rang mondial sur la recherche biologique en milieu forestier tropical dans le cadre de la francophonie. Si le secteur de la pharmacie est devenu le premier secteur d’investissement en recherche au plan mondial, aucune entreprise française, sur un plan capitalistique, ne fait partie des dix premières entreprises mondiales. La pharmacopée apparaît en effet comme un premier pôle de développement évident aux vu des besoins sanitaires, mais ces recherches en biologie moléculaire peuvent déboucher sur d’autres applications industrielles…
Avec les autres pays francophones d’Afrique centrale, sans même parler des autres territoires d’Outremer, nous pourrions constituer un vaste pôle mondial. Par ailleurs à elle seule, la France gère déjà cinq «points chauds» terrestres (sur 25) et aussi deux «points chauds» maritimes (sur 10). Ainsi on trouve 220 millions d’hectares de forêt tropicale dans le bassin du Congo, mais la RDC pourrait perdre 40% de sa forêt d’ici 2050 (63% de la forêt d’afrique centrale). Rappelons également qu’à contrario en Asie, la disparition pure et simple des forêts primaires est largement engagée, nous laissant dans le cadre de la Francophonie avec un avantage comparatif indéniable.
En outre en biochimie, on imagine sans mal le potentiel de ces pays à exploiter une biomasse abondante pour produire des substituts au pétrole, des carburants de dernière génération ou même des compléments alimentaires. Pour la France, les enjeux sont là encore à considérer de manière globale.
On pourrait donc bâtir rapidement un vaste complexe de pôles d’excellence sur le continent africain.
 
4) sur la politique maritime
a) Une ambition
On tient ici compte de l’importance de notre ZEE de 11 millions de km2 au 2em rang mondial, de l’exemple notable du monde anglo-saxon  pour lequel la politique maritime joue un rôle prépondérant.  En effet, la France ne peut guère se contenter d’un Secrétariat Général de la Mer disposant de moyens restreints dans le cadre de la politique maritime intégrée de l’Union européenne, alors qu’elle pourrait légitimement aspirer à devenir la première puissance maritime européenne, avec ses propres capacités de projection, d’où cette proposition de création d’un Ministère régalien dédié!
-un Ministère d’Etat en charge de la Politique Maritime , avec un collège de représentants, au moins un pour chaque espace maritime.
-un Secrétariat d’Etat à l’Outremer (collectivités territoriales ultra-marines), ne dépendant donc plus du Ministère de l'Intérieur...
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Pêche et des Affaires Maritimes  (étude, préservation, exploitation des ressources en milieu marin, et commerce maritime).
-un Secrétariat d’Etat en charge de la Coopération et de la Francophonie .
b) Quelques objectifs
Certes on n’occultera pas la nécessité à élaborer en amont une doctrine globale pour notre politique maritime…

Même si les enjeux sont multiples, à court terme celui des algocarburants justifierait à lui seul que la France monte en puissance par rapport à la mise en valeur de ses territoires ultra-marins et espaces maritimes, pour occuper une des premières places au niveau mondial en tant que productrice(projet Shamash etc…). Leur rendement apparaît en effet bien plus prometteur que les agro-carburants. On peut aussi considérer l’intérêt de coopérations sur ces énergies nouvelles et autres domaines de recherche dans le cadre de la Francophonie.
Redéfinir le RIF registre international français ou créer un RIFrancophone plus ambitieux car débouchant sur une gestion concertée et la création de synergies donc proposer un projet global à nos partenaires francophones.Il s'agit bien de bâtir une flotte commerciale dont l’importance correspondrait à notre rang-ZEE au sein de l’espace maritime mondial, donc viser une place dans les 5-10 premiers au minimum, et d'affermir le poids économique de tout le secteur maritime: un CA de 45Md euros pour 440000 emplois directs.
Dans ce cadre francophone plus vaste, on pourrait déterminer la «retranscription monétaire» des actifs non-monétaires incessibles dans le budget de l’Etat et innover par le biais de la création d’«obligations incessibles de projet écologique» pour l’évaluation de nos forêts primaires et de nos espaces maritimes, à comptabiliser comme actifs dans le budget de l'Etat. Il s’agirait somme toute de mettre en avant une spécificité réelle du monde francophone nécessitant des investissements plus lourds que pour nos autres partenaires!

Par ailleurs au titre d'une politique d'investissement contracyclique et de gestion rationnelle des ressources halieutiques, on peut considérer l’intérêt de projets comme la constitution de réserves intégrales, l’immersion de récifs artificiels  (plus de 20 ans de retard sur le Japon!), le système islandais de quotas de pêche .
 
En guise de conclusion…
Ainsi la France peut jouer nombre de cartes inédites sur la scène internationale…Nous avons aussi nos intérêts et potentialités propres à défendre, un influx nerveux propre à notre pays à préserver et à cultiver: l’alignement systématique sur d’autres pays (européens) tendrait à nous affaiblir car dans un cadre stratégique, il est nécessaire d’ avoir un ou plusieurs coups d’avance, de savoir jongler très rapidement à différents niveaux d’échelles spatiale, temporelle, et sectorielle, selon l’importance hiérarchique des différents acteurs économiques.
La France est tout de même forte de certains atouts (force de dissuasion, vaste ZEE, Outremer, Francophonie) qui sont bien ceux d’une grande puissance, dès lors qu’on les exploite véritablement comme on l’a vu auparavant: la Francophonie est bien à considérer au même niveau que la construction européenne!!! La France prend en effet un risque inouï à lier son destin à ses seuls partenaires européens au sein d'un système institutionnel monolithique, sans parler de  l’affaiblissement démographique prononcé que connaitra l'Europe continentale dans les années à venir...
Ainsi, j’ai souhaité simplement faire preuve d’inventivité en amont pour contribuer à bâtir une nouvelle culture de puissance pour la France et d’un esprit volontariste et audacieux en aval pour aller bien au-delà des dispositifs techniques, souvent conventionnels, adoptés pour résoudre les problèmes auxquels nous faisons face…
Une vision stratégique permet d’envisager l’utilisation combinée de moyens orthodoxes ou hétérodoxes avec l’efficacité pour règle d’or. Elle peut d’ailleurs s’étendre au traitement d’autres types de problèmes que je n’aborde pas ici… Elle amène aussi nécessairement à hausser le degré d’exigence que nous avons par rapport à nous-mêmes, comme par rapport à nombre d' élus de la République qui n'assument pas les devoirs de leur charge.
 Samuel Dezanneau, le 3 janvier 2009                          

(Tous Droits Réservés-texte actualisé en janvier 2010)
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